"Le pire fardeau, c'est d'exister sans vivre."V. Hugo
Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /2009 11:00
Il y a une chose qui est censée nous suivre toute notre vie : c'est notre nom. C'est important, le nom, on se définit en partie par lui. Il y a même des civilisations où celui-ci a vraiment un sens, une influence, où ce n'est aps du tout un hasard si on s'apelle x ou y.

Je veux dire, il y a des occasions pour en changer : pour se cacher, en particulier. Ou, sur internet, on choisit un pseudo pour garder notre "anonymat" (comme si nous étions des stars !). Pseudo que, d'ailleurs, on finit parfois par ressentir un "vrai nom", mais c'est un autre problème.
Il y a aussi des changement de noms pour changer de vie. C'est moins fréquent, mais autrefois, au moment du baptème, on changeait de prénom. Et ceux qui entraient dans la vie religieuse choisissaient eux aussi un autre nom, pour symboliser leur nouvelle vie.

Mais dans tous ces cas, il s'agit d'un choix. Choix de prendre un autre nom et choix du nom en question. On le choisit pour sa signification, son symbolisme ou simplement ses sonorités, mais enfin, on le choisit.

Et puis il y a une autre partie de la population qui change de nom. Il s'agit, vous me voyez arriver avec mes gros sabots, des femmes mariées.

Bien sûr, elles n'ont plus d'obligation. Elles peuvent garder leur nom de jeune fille (c'est bien ça ?) ou encore accoler les deux noms.
Et donc, la dernière possibilité, qui est encore, il me semble, la plus souvent envisagée, est celle qui consiste à prendre le nom de son mari. Changer complètement de nom, donc, pour un autre que l'on n'a pas choisi (parce que bon, désolée, mais quand j'ai rencontré celui qui n'était pas encore mon fiancé, j'ai pas commencé par lui demander comment il s'appellait pour savoir si la sonorité me plairait un jour à porter (en général, c'est au contraire une chose à laquelle on évite de penser, ne serait-ce que pour éviter le mauvais oeil)

Bien sûr, un nom n'est qu'un nom. Mais tout de même. C'est ainsi qu'on nous appelle et souvent, on finit par s'identifier à lui. Il a une histoire. Parfois, on a été vanné dessus quand on était petits, et du coup, on a appris à le défendre. Il n'est pas forcemment joli, ni facile à écrire ou prononcer, mais enfin, c'est le notre, il fait un peu partie de nous.
D'un autre côté, prendre le nom de son mari, ou au moins, accoler les deux noms, c'est aussi une façon de dire, là encore, qu'on commence une nouvelle vie. Quitte à ce que ça fasse bizarre au début de s'entendre appeler -suprême horreur- du nom de sa belle-mère. Belle-mère dont, d'ailleurs, ce n'est pas non plus le nom de naissance, soit dit en passant.
Et puis cela me rappelle trop une certaine conception de l'amour qui n'est pas trop la mienne. Selon laquelle, s'aimer, ce serait en quelque sorte se fondre en l'autre. L'amour parfait serait celui où le couple n'est vraiment plus qu'une seule entité, et non plus, comme son nom l'indique, une entité (oui, quand même) formée de deux éléments distincts. Il faudrait devenir un. Eh bien moi, je ne suis pas d'accord avec cela. Si l'autre devient moi, devient vraiment moi, comment pourrai-je l'aimer ? N'a-t-on pas besoin du côté altérité, pour aimer ? Si l'autre devient moi...Cela veut dire qu'au final, le but est de s'amier soi-même. Ce qui n'est pas forcemment faux, mais n'était pas le but de départ de cette conception, puisqu'au contraire, si j'ai bien compris, on est censés s'oublier soi même. Vous allez me dire "mais justement, c'est ça qui est beau, c'est en s'oubliant soi-même qu'au final, on se retrouve soi-même, et on s'aime soi-même". Moui, peut-être. N'empêche. Quand on sait mes problèmes avec le respect de soi et tout le tralala, ce n'est pas une idée qui me sourit tant que cela. Oui, bien sûr, dans l'autre, il y a quand même le côté miroir de soi : on aime l'autre aussi parce qu'il nous ressemble, et nous rassure sur certains de nos défauts. Mais (pour moi en tous cas), pour qu'il me rassure sur mes défauts, il faut bien qu'il reste Autre, puisque je suis infoutue de le faire moi-même. Vous allez me dire "mais justement, tu dois grandir, ma fille, accepter tes défauts de toi-même et ainsi, tu seras prête pour le Vrai Amour". Mouais, ben tel que c'est parti, je ne serai jamais prête pour le Vrai Amour. Et quasiment personne, d'ailleurs, puisqu'ensuite, on vous expliquera que seul Dieu est capable de cet amour-là, et que nous, on doit se contenter des bribes d'Esprit qu'il nous envoie. Et donc, si je veux vivre, je dois le faire avant. Et aimer comme je le peux. Et donc, cela ne va pas m'empêcher de me marier si j'estime que Vrai Amour ou pas, cet amour là -sans majuscule- mérite que j'y consacre une grande partie de ma vie, voire toute.

Bon, j'ai un peu dévié, mais on en arrive à nos histoires de changement de nom. Là encore, vous me voyez venir. Ainsi donc, il faut que la femme (ben oui) se fonde en l'autre en prenant son nom et en "perdant" le sien (pas devant l'état civil, toutefois : chaque fois que je dois faire une procuration par exemple, je dois mettre le nom de jeune fille de ma mère). Qu'officiellement du moins, elle perde ce qu'elle a apporté, qu'il soit "oublié" au profit du nom du mari.

Je sais, c'est un peu tristounet, comme façon de voir les choses. On peut voir aussi toute la beauté du geste du fait de changer de nom, comme je le disais plus haut : débuter une vie nouvelle, sous des auspices nouveaux, et puis se donner entièrement, jusqu'au nom que l'on porte depuis l'enfance. Nom qui est lui-même un nom que notre mère a dû prendre "au détriment" de celui qu'elle-même portait petite.


Je sais, il est possible d'accoler les deux noms, mais on sait bien qu'au final, seul l'un des deux est utilisé. Et puis, les noms composés, c'est pas pratique, je suis certaine que moi-même, j'en aurai vite marre.

Pour autant, cela me choque moins, pour le moment du moins, de penser que nos enfants porteraient ce nom qui n'est pas, pas encore, le mien. Sans doute parce que je ne m'imagine pas, mais alors pas du tout, mère. Donc ça reste trop théorique. De même qu'il y a deux ans, on m'aurait dit que changer de nom en me mariant m'aurait posé problème, je n'y aurai pas vraiment cru. D'ailleurs, je dis "problème", c'est un bien grand mot, hein ! Disons plutôt que cela me pose question.

Mais que comme au fond de moi, je suis très conventionelle, je sais très bien comment ça finira. Et ce qui me fera le plus bizarre, finalement, ce ne sera pas tant de changer de nom que de me faire appeler "madame". Et je sais très bien que je serai contente, voire fière de porter ce nom qui deviendra le mien, qu'e je vais très bien me l'approprier, dont je sais très bien que je serai potentiellement vannée dessus (et, plus difficile à accepter, mes enfants aussi (mais puisque je sais qu'ils l'auraient aussi été avec le nom que je porte actuellement, et probablement avec n'importe quel nom de la terre...). Bref, toutes ces questions seront oubliées, car au final, est-ce que cela a tant d'importance que cela ?

Bref, c'est pas le tout, mais j'ai une valise à préparer. ça faisait longtemps que j'avais pas rédigé une note aussi longue, moi. Faut que je me remette (et m'excuse avant pour les inévitables répétitions et tics de langages)

Bande-son : le roi et l'oiseau, qui raconte un amour qui finit bien et un mariage forcé (qui finit mal). Le tout sur une (très) jolie musique, bien qu'un peu tristoune, elle aussi.

Par sel - Publié dans : Réflexions intensives (ou pas)
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Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /2009 09:29
Et comme je l'avais prédit, après l'Ascension, la Pentecôte ! Je suis trop forte à deviner, des fois, c'est incroyable.

Or donc, à la Pentecôte, les apôtres reçurent des langues de feu, langues qui leur permirent de parler toutes les langues de la terre.
Les langues de feu d'hier vinrent plus lécher les magrets que nous, mais c'est pas grave, ils étaient plein de saint esprit, sans doute, en tous cas, ils étaient plein de bon goût, et ça, c'est chouette. Des bons goûts venus de toute la terre : piments d'Espelette, vinaigre de Modème, miel des abeilles et poivres de la Terra Incognita.

Ce petit oiseau n'est ni magret (enfin, je sais pas, si ça se trouve, il est chassé et mangé ?), ni colombe de l'esprit saint, mais il était tout mignon, sur cette plage mexicaine, en ce premier janvier. Si certains savent ce que c'est comme oiseau ? Je lui trouve un petit air d'ibis, mais pour moi, les ibis, se sont des échassiers à pattes encore plus longues que celles de cette petite bestiole, non ? Humeur : Quel beau temps, ça fait du bien !
Bande-son : Azurro, reprise par Paolo Comte, ça rend pas mal du tout.

Par sel - Publié dans : Autres destinations
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Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /2009 09:17
Or donc, hier, nous fêtions l'Ascension. Enfin, ce que nous fêtions surtout, c'était d'avoir un jour férié, mais enfin.

Ascension, donc.

Et d'ascension, nous en avions fait une belle, en août dernier. Une ascension classique, sauf pour les habitants de Paris qui sont probablement les seuls à ne jamais être montés sur la Tour Eiffel, sauf peut-être lorsqu'ils étaient petits et qu'ils n'habitaient pas encore la Ville Lumière.
Nous avions donc remédié à cette lacunes que nous avions, n'échappant alors pas à la règle.


Ce que j'avais aimé en particulier ce jour-là, c'était l'enchevêtrement impressionant de touts ces barres de métal. Pour aboutir à une tour qui, ma foi, était assez jolie pour qu'on finisse par la garder. Jolie et qui tenait debout, ce qui n'est pas la moindre des choses. Sur cette photos, on dirait que ça part dans tous les sens (et c'est ce que j'aime), mais en fait, on voit et on sait bien que tout cela est bien aligné comme il faut.
Et loin loin sur le sol, il y a de l'eau. En cas de chute, il faudrait bien choisir son point de ben chute.
Puisque nous, pauvres mortels, lorsque nous montons vers le ciel, il faut bien que nous redescendions un jour. N'est pas Dieu et Fils de Dieu qui veut, que voulez-vous.

Pour ce qui est de la fête d'hier : ça y est, le temps pascal (et ses fêtes !) est bientôt terminé. Plus que la Pentecôte, qui a le mauvais goût de tomber (tous les ans, en plus, c'est du sadisme !) un dimanche (sauf quand il y a le lundi, ce qui change plus ou moins tous les ans), et c'en sera fini. Mais bon, cette année, il faut le reconnaître, nous avons eu de la chance, et le mois de mai a été court, voire très court. Heureusement, le temps était gris, pour qu'on ne croie pas trop à notre bonheur quand même. Faut pas déconner, non plus.

Humeur : comme un jour travaillée où je ne travaille pas, autrement dit, bonne.
bande-son : euh..Le lave-linge ?
Par sel - Publié dans : Paris
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Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /2009 15:37
Puisqu'on en est à parler de couleur de la Coupole, continuons sur la lancée. Après tout, j'ai eu l'occasion de l'observer à à peu près toute heure de la journée et sous pas mal d'angles.

Cette fois-ci, la lumière qui lui arrive est plus classique. Bien que toujours jolie, car les couchers de soleil, y'a que ça de vrai, quand même. Elle est plus douce, en tous cas, c'est certain.
N'empêche, par rapport à la photo précédente, j'en trouve la texture, la matière, presque différente.

Bon, mais finalement, ce qui me marque le plus sur cette photo, ce n'est pas tant cela. Juste après, ou juste avant, je ne sais plus, j'ai pris exactement la même prise de vue, mais dans le sens de la hauteur. Et celle-ci rend beaucoup moins bien. Et pourquoi ? Parce que la fameuse coupole n'est pas encadrée. D'une part. Et d'autre part, il n'y a pas ce contraste que je trouve un peu saisissant entre les immeubles d'allure un peu populaire (en fait, ce n'est pas le cas, mais c'est un autre problème. pis à côté de St Pierre, n'importe quel immeuble d'habitation semblerait populaire, de toute façon) d'une part, et la Coupole elle-même d'autre part. Les immeubles en bonne partie dans l'ombre, la coupole dans la douce lumière du couchant.

(cette photo a été prise un mois avant la précédente, de soirée (alors que l'autre était matinale) à quelques rues de là, sur le chemin des courses (histoire de vous faire bisquer d'avoir habité quasi dans un des immeubles en question (oui, je sais, c'est mal. mais zut)))

Par sel - Publié dans : Rome et Italie
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Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /2009 17:51
Depuis que j'ai un appareil photo, ma grande lubie, comme vous le savez peut-être, ce sont les ciels bleus. Plus il est bleu, mieux c'est. Et avec dessus des arbres, des effets d'ombres, ou alors, un beau mur de pierre, c'est un peu le pompom.

Mais je me découvre un nouveau goût (photographique). Celui des ciels d'orages. Quelles couleurs sont alors possible ! L'autre jour, j'ai laissé passer un verdâtre assez spécial, un peu lourd de menace (pluie, orage, voire pollution, je ne sais pas (enfin si, je sais qu'il y a eu un orage après, en effet), finalement beau dans son étrangeté. Mais il pleuvait, j'avais mon sac de courses, alors que je me suis lâchement débinée et je n'ai pris les photos qu'une fois chez moi -autrement dit, trop tard.

Cela me rappelle un matin où j'avais une autre série de photos de ciel d'orage. Sauf que là, à l'inverse, c'était la fin de la colère divine, comme vous allez voir.
Ce que j'aime en particulier, c'est la clarté de certains murs sur l'obscurité inhabituelle du ciel.

Reagrdez la coupole. Sa couleur. Je trouve que soudain, elle semble exceptionelle. On dirait qu'elle luit elle-même de sa propre lumière, vous ne trouvez pas ? D'une manière générale, je trouve beau quand le soleil donne depuis "sous" les nuages.

Et je ne mentionne pas l'arc-en-ciel, tellement c'est une évidence.

Bon, j'avoue, je me gardais cette image pour un jour où on aurait pu trouver une symbolique à tout cela, mais tant pis, je ne résiste pas. D'autant que bon, ce jour serait-il venu un jour ?

Bande-son : La lettre, Renan Luce
Humeur : des hauts et des bas, il faut le reconnaître. Mais bon, grosso modo, ça va.
Par sel - Publié dans : Rome et Italie
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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /2009 09:53
Eh oui, désolée, je n'ai pas pu m'empêcher. Parce que quand j'ai vu la photo, j'ai eu du mal à me souvenir où je l'avais prise...D'où ma question : à votre avis, c'est où ?
(mais bon, vu la question, vous vous doutez bien que la réponse n'est pas "au fin fond de la Normandie", et du coup, la réponse coulera plutôt de source...Mais comme quoi, tout est vraiment question de point de vue !)

Bref, photo


Prise en mars dernier, sur les coups de 17h30.


Par sel - Publié dans : Paris
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Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /2009 21:50
?Autant je comprends et trouve normal de féliciter quelqu'un qui vient de réussir un examen, voire un couple qui vient d'avoir un bébé, autant cela me semble plus étrange de féliciter des personnes qui annoncent qu'elles vont se marier.

Je veux dire, on les félicite de quoi ? De croire qu'elles seront capables de vivre en couple (dans ce monde de brute) ? De croire qu'elles en seront capables toute leur vie, pour le meilleur ou pour le pire ? D'être assez naïfs pour  se croire capable d'être heureux ensemble, ou du moins, moins malheureux que seuls ?

Non, "toutes mes félicitations", ce n'est pas quelque chose qui me touche. Enfin, pas plus que ça, je veux dire. cela ne signifie pas non plus que je n'aime pas qu'on me dise ça, hein, ça fait quand même toujours plaisir.
Par contre, ceux qui disent "ah, ça me met la joie au coeur, parce que tu sembles bien plus heureuse depuis que je te vois avec lui", ou"ah, je suis heureuse, parce que en ce moment, je vois plus de couples se défaire que se marier"...ceux là disent quelque chose qui me va au coeur.

D'ailleurs, si on regarde bien, quand on annonce ce genre de "bonne nouvelle" (ça y est, je me prend pour le Messie), il y a toujours plusieurs types de réactions. il y a ceux qui sont heureux, tout simplement, de nous voir heureux. C'est le cas en ce qui me concerne surtout de la famille, et de quelques amis aussi quand même.
il y a ceux à qui cela ne fait ni chaud ni froid, et je trouve ça très bien comme cela.

Et puis il y a ceux qui sont "contents pour nous". Qu'est-ce que je n'aime pas cette expression ! Je la trouve froide et impersonnelle, presque. Soit tu es content que je sois content, soit tu ne l'es pas, mais tu ne l'es pas "pour moi". Je n'ai pas besoin que tu sois content à ma place, merci, je me débrouille toute seule. Je serai encore plus heureuse si mon bonheur pouvait rayonner sur toi, mais ce "pour toi", je sais pas, j'ai du mal à expliquer, mais je ne l'aime pas beaucoup. Même si je sais qu'il est dit dans les meilleures intentions du monde (même si plus ou moins hypocrites, d'ailleurs, mais c'est un autre débat), alors, je ferme tout cela, je souris et je dis merci. Parce que bon, dans l'histoire, c'est moi qui annonce une bonne nouvelle, alors je vais pas faire la gueule, en plus.

Alors oui, je reconnais, c'est pas forcemment évident que quelqu'un vous annonce une chouette nouvelle, parce que vous, vous vous retrouvez quasi forcemment à vous dire "oui mais et moi? Oui mais c'est pas juste, oui mais..." etc. Je peux comprendre cette réaction. Mais je dois reconnaître que ça m'attriste quand même. Je veux dire, quand j'annonce ça, ça a pour but ben de faire partager ce que je vis et que en plus, pour uen fois, c'est pas une lamentation sur mon moi-même et ma vie. De faire partager un moment heureux. Alors si ça se transforme en motif de tristesse pour les gens, ben..ça m'attriste aussi. Je me dis que j'aurai mieux fait de me taire, de garder cela en moi, au risque d'entendre un jour "mais pourquoi tu me l'avais pas dit plus tôt, tout le monde était au courant sauf moi". ça m'atriste, et je dois dire que ça me blesse, presque, lorsque c'est de la part de personnes amies (ou pseudo...?). Selon moi, l'amitié, c'est quand même entre autres vouloir le bien de la personne, vouloir que cette personne soit bien. Et point. Mais bon.

Je dis ça, mais heureusement, c'est loin d'être la majorité, hein.

Donc voilà. Vous avez remarqué un certain coming out dans cette note ? (même si d'ailleurs, ce n'est plus vraiment un scoop pour plusieurs lecteurs ce ces pages)  *ange*


Et pour finir, une photo sans grand rapport, mais que je trouve jolie. Elle a été prise en même temps que celles-ci. Pour une fois, une photo de matin...
Par sel - Publié dans : Réflexions intensives (ou pas)
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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /2009 09:37
Il y a une chose que je trouve étonnante, les quelques rares fois où il m'est donné de l'observer  : la ressemblance qu'il y a entre le lever et le coucher de soleil. (que voulez-vous, je ne suis pas du matin, moi, et d'ailleurs, c'est un des rares (seuls ?) avantages que je trouve à l'hiver : pouvoir admirer les levers de soleil à une heure raisonable. le problème, c'est que du coup, ça veut dire qu'on se lève dans la nuit, et ça, j'aime moins. Bref).

Je disais : oui, voilà, la ressemblance entre le lever et le coucher de soleil.Entre le début et la fin de la journée. Dans un sens, la lumière est rouge puis rose puis dorée, puis jaune-blanche, dans l'autre, elle est jaune-blanche, puis dorée, puis rose, puis rouge.
Bon, la différence, c'est quand même que c'est pas du même coté de la mer, ou de la route, ou de la maison.
Mais tout de même. Ce n'est pas forcemment très original de comparer la vie à une journée. Mais en même temps, n'est-ce pas vrai ? Vrai que c'est très comparable tout de même ?
A une différence près. Dans la journée, les moments les plus beaux esthétiquement parlant sont ces levers et couchers de soleil (à mon avis, même si j'ai tendance à trouver cela de plus en plus surfait, la douce lumière serale, à force:p). Alors que dans la vie d'un humain, je n'en suis pas aussi persuadée. L'autre différence, c'est que maintenant, on sait où est le soleil avant et après son lever puis son coucher. Mais l'humain, où est-il ?

Bon, tout ça pour vous montrer cette photo, prise du côté d'Edgar Quinet, au 15 janvier dernier, vers 9h.



Y'a quand même un air de famille avec celle-ci, prise une semaine et qqs heures plus tard, aux Tuileries (pas du même côté, donc, enfin, je suppose), vers 18h30 ?



Bon, d'accord, ces élucubrations n'ont pas grand intérêt. Quand même, j'espère qu'au soir de ma vie, je ne repaserai pas par l'étape petit paquet dont il faut s'occuper car il ne peut pas (plus) se nourrir ni se laver ni se déplacer. Ouais, je sais, comme nous tous. Ouais, je sais, j'en suis loin, encore.Ouais, je sais, je suis pas très gaie ce matin.
ça me passera.
Par sel - Publié dans : Ici ou là, ça reste moi
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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /2009 16:20
C'est vrai quoi, je ne vois pas pourquoi je n'y aurai pas droit moi aussi.
De causer des requêtes gogoles pour arriver en ces pages [pendant longtemps, ma mère a prononcé le nom de ce moteur de recherche bien connu "gogole", donc, et cela me faisait bizarre à chaque fois. maintenant, soit elle le fait plus, soit je le suis habituée (soit on parle de choses plus importantes (?) que de moteurs de recherches:p), toujours est-il que ça me fait moins bizarre. Bref]

Bon, en vrai, il n'y a pas grand chose de drôle à raconter. Je suis un blog sérieux (oui, je suis mon blog, je m'identifie à lui, ce blog, c'est moi, si je n'y écris pas, je n'existe pas et...Euh...nan, en fait, c'est juste que je m'exprime n'importe comment, faut m'excuser, il est 16h15 et j'ai même pas encore pris de goûter, alors comment voulez-vous), et donc, pour atteindre ces pages, les mots les plus fréquemment utilsés restent Queneau et Ronsard. Je ne reviendrai pas là dessus, j'en avais déjà parlé. Mais à l'époque, je n'imaginais pas attirer du monde avec ça. Enfin, monde probablement déçus en lisant les notes associées, mais passons.
Il y a même des gens qui veulent carrement savoir ce que je pense du poème de Ronsard livre i sonnet xxxii. Moi je dis, il y a des gens qui manquent de pudeur, quand même.

Ensuite, encore plus étrange, on me parle d'ongles de pieds vernis. Ou, moins étonnant, de pieds froids. Nan, je veux dire, les blogs dits "de fille" fleurissent dans toute la blogosphère où vous saurez tout sur le vernis. Les couleurs, les textures les marques et tout. Alors qu'ici, j'en ai parlé qu'une fois, et encore, c'était juste pour poser une question. Alors, les girls, je suis désolée, mais je ne peux pas vous aider.


Mais peut-être qu'une fois, juste une fois, ce blog pourra être utile. Ami italien qui cherche "oui et si en grammatique" (oui, c'était là), apprend qu'en français, on dit "grammaire".  Parce que même si on t'a répété que le français, c'était facile, ben c'est pas vrai. il suffit pas de rajouter des "-que" à la fin des mots pour faire des mots français. Na. Maisdonc voilà, j'ai fait ma BA du jour, je suis trop contente. Bon, pour l'explication de la règle de grammaire du oui et du si, je vais pas m'étendre parce que bon, j'ai des archives sur le feu, et le papier, ça crâme vite, quand même.Dis-toi que les Français sont compliqués, et que juste un mot pour dire "oui", ça faisait pas assez. Donc, quand ton "oui" s'oppose à un non, tu dois dire "si". Si si. tiens, regarde, si je viens de dire si, c'est parce que j'ai supposé que tu venais de me dire non.C'est simple comme tout, tu vois. Et si c'est pas clair, va donc vérifier dans ta grammatique.
(je rigole, mais en fait, c'est pas si évident, j'avais une copine italienne qui m'avait posé la même question. Elle m'avait aussi demandé ce que voulais dire le mot "marrant" et c'est d'ailleurs à cette occasion que je me suis rendue compte que je le disais tout le temps (et que je suis nulle en explication et définition)(mais depuis, je me suis soignée)(pour l'utilisation de "marrant", pas pour les explications)(ça faisait longtemps, toutes ces parenthèses, je crois que ça me manquait))

bande son : Benabar, même que qu'on y a été à un de ses concerts, et que c'était rien chouette
humeur : censément en train de travailler. Mais à part ça, ma foi, plutôt bonne, l'humeur, plutôt bonne.
Par sel - Publié dans : Ici ou là, ça reste moi
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /2009 18:09
C'est dingue quand même qu'ils continuent à y croire. Je veux dire, tous les ans, c'est pareil. Vers la fin de l'année, "ils" décident d'essayer de gagner une heure sur le temps. Et hop, on peut dormir une heure de plus, on est tout contents. Enfin, pas trop, parce que du coup, la nuit elle tombe encore plus vite le soir, enfin, la fin d'après-midi, mais bon (d'autant que l'année dernière, je ne l'avais pas vraiment gagnée, cette heure, si vous vous souvenez bien)
Et tous les ans aussi, le temps, il regagne son heure tranquillement. Et une heure de moins dans l'emploi du temps, même si c'est celui de la nuit (surtout ! Car chaque minute de sommeil compte. Surtout le matin au réveil)., ben c'est pas cool. Bon, heureusement, comme cette fois-ci, c'est pour la bonne cause des soirées d'été, on accepte (si si, on a toujours le choix, même celui de vivre une heure en décalé avec nos congénères, absolument).

Bref, une fois de plus, le temps a regagné son heure.

Mais au musée d'Orsay, ils sont super forts, et l'horloge était déjà mise à l'heure, hier.


Enfin, ça, c'est pour la grande, parce que selon mon appareil photo (que je n'avais pas mis à l'heure, lui), celle-ci, avait deux heures d'avance. Elle a été mise à l'heure deux fois, c'est ça ?


(oui, je sais, ça ne se voit pas au premier coup d'oeil, mais il y a eu deux heures (inversées, la première a été prise après la deuxième) entre ces deux photos...La culture, ça ne se gagne pas en dix minutes ! (meuh non, j'étais pas là bas pour la culture, j'y étais pour le plaisir d'admirer les impressions, les points et autres.)

Bon, moi, je m'y perds avec ces histoires de temps. ça fait un peu Benjamin Button, tout ça. Mais en fait non, d'ailleurs.

Humeur : une heure de sommeil à rattraper, donc !

Par sel - Publié dans : Paris
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