"Le pire fardeau, c'est d'exister sans vivre."V. Hugo
Dimanche 25 janvier 2009 7 25 /01 /2009 18:36
Il y a deux ans, dans les choses que "je voulais faire avant de mourir", j'écrivais ceci, que grosso modo, je voulais tenter de voir ce que ça faisait de s'asseoir sur un nuage rose et d'oublier pour quelques heures, quelques jours ou plus, les lourdeurs de la réalité et du sol.

Je peux donc dire que "ça, c'est fait", et ma foi, ce n'est pas désagréable, loin de là. Tant pis pour les inévitables périodes moins drôles qui suivront. Pour l'instant, je ne veux pas y penser, et comme c'est rare, pour la pessimiste que je suis, de ne pas penser à tous les potentiels "revers de médaille", j'en profite à plein.

Et donc, 'agadez, ils sont beaux, les nuages roses où je suis assise, non ?


Ah ben, vous avez voulu des photos de coucher de soleil, vous avez des photos de coucher de soleil ! je vous avais dit que vous risquiez de vous en manger pas mal...(il faut dire que c'est surtout ce que j'ai vu du Mexique, étant donné qu'on ne s'est presque pas déplacés dans le pays (vous en déduisez donc que cette photo a été prise à Mazatlàn, Mexique. Vous avez dû le remarquer, en fait, c'est la fameuse "meilleure photo" dont je parlais dans la note précédente)

Et en bande-son, Karambolages, parce que c'est dimanche soir et que dimanche soir, c'est Karambolages (donc)

NB : les requêtes google me demandent comment on dit "tu es très belle" en italien. L'italien étant la langue facile que l'on sait, ça se dit "sei molto bella" (et si on veut varier en disant "très mignonne", ce sera "molto carina"). Voilà, j'espère avoir répondu à votre demande.


Par sel - Publié dans : Autres destinations
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Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /2009 17:45
L'amour de soi me fait peur. Je veux dire, l'expression.
Pourquoi est-ce que je dis ça maintenant, moi ? Parce que j'ai lu une ou deux notes sur ce sujet, qui m'ont remis cette reflexion en mémoire (chez Coumarine, en particulier), sujet qui m'a toujours intéressée.

L'amour de soi. Dit comme ça, je ne m'en sens pas vraiment capable.  Je trouve même cela presque..Indécent. Aimer les autres, oui, bien sûr. Se faire aimer des autres, oui, évidemment.
S'aimer soi.Déjà, il faudrait savoir ce qu'aimer veut dire, et c'est bien pour cela que c'est compliqué. En français, aimer veut un peu tout dire et n'importe quoi. C'est le même terme pour plein de réalités différentes, ou même pour des réalités changeantes.
Mais pour moi, avec l'amour, il y a forcemment le côté "aprécier, trouver agréable, d'être avec cette personne".
Or, avec moi-même, j'y suis tout le temps. Pire, je n'ai pas le choix.
Je ne dis pas non plus que je suis 24h sur 24 consciente de moi-même, hein. Ce serait invivable. Rectification : c'était invivable, car je parle en connaissance de cause. Non, mais enfin, faut que je me supporte. Tout le temps. Pas moyen de sortir en claquant la porte pour aller voir ailleurs si on y est. Parce que oui, on y est, ici ou ailleurs.
Enfin, oui, il y a des moyens tout de même de "contrer" cela. Une bonne promenade villa Pamphili, par exemple. Hélas, on n'a pas toujours la villa Pamphili à portée de pieds.

Enfin bon, tout ça pour dire que je préfère plutôt le terme "estime de soi". ça, c'est important. En gardant le sacro-saint équilibre, hein, pas question de soudain s'estimer "au-dessus" des autres. Non, mais smplement accepter que comme les autres, on a des capacités, des qualités.
Et puis, dans l'estime, il y a les deux côtés. C'est savoir aussi estimer ses défauts, les endroits où le bâts blesse. Et si on peut, les modifier (il vaut mieux s'y prendre jeune, parce que là, les miens, de défauts, je les sens s'enraciner de manière irrépressible, et ça fait mal, des fois).
Ce n'est pas non plus facile, mais déjà, c'est plus à ma portée. Même que, des fois, je suis contente de ce que j'ai fait, dit, ou, tout simplement, d'un détail physique.
Maintenant, le plus dur, c'est de l'avouer, de me l'avouer, et de ne pas en culpabiliser.
Et puis, il avait tellement raison, le vieux moralisateur, d'écrire que "le refus des louanges est le désir d'être loué deux fois". Ce n'est pas toujours vrai, loin de là. Mais il y a souvent de cela quand même, au milieu du reste, de la vraie modestie, et de la culpabilité dont je parlais plus haut. Et du réalisme, aussi, quand on estime de la manière la plus objective qui soit (dans la mesure du possible quand il s'agit de soi même) que "c'est nul".



Ce n'est pas la meilleure photo que j'ai de ce soir-là, mais j'aime beaucoup les vagues, devant. Je suis contente car je trouve qu'on en retrouve bien le mouvement.
Ma pensée ressemble un peu à ces vagues, qui sans cesse revient en arrière, se heurte à celle qui l'a précédée puis à la suivante etc...Tout ça pour plus ou moins faire du sur-place, au final !

(et la bande-son, ce sera Greame Allewright)

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Lundi 12 janvier 2009 1 12 /01 /2009 19:23
Aller sous les tropiques pour la fin-le début de l'année, ça a des côtés plaisants.
Comme courir danser sur la plage le 31 décembre à minuit, par exemple. Paser en jogging au milieu des gens en beaux habits de soirée, et ne pas s'en soucier, parce que c'est les vacances, qu'il est minuit du 31 décembre, et que là, il y a le feu d'artifice et la plage. Au contraire, même, ça avait un côté jouissif, pour moi qui ai toujours peur de ne pas être "dans le ton", d'être "trop" ou "pas assez".

Et puis aller sous les tropiques pour la fin-le début de l'année, il y a des choses auxquelles on ne pense pas avant de partir.
Comme faire ce genre de photos


Un père noël sous les cocotiers, qui n'a sans doute pas souvent (jamais) vu la neige.
Lors de notre arrivée, ça avait été encore plus frappant, car il faisait nuit, donc le père noël était allumé, et pourtant, il faisait une chaleur qui nous semblait alors accablante, sous nos manteaux et nos écharpe (en fait, cette haleur n'avait rien d'insuportable, une fois habillé de manière plus adaptée. Le jour du mariage, dans nos robette, nous avons même eu...un peu froid.)

A noter : devant le papa noël, je ne suis pas certaine qu'il s'agisse d'un renne. Cela pourrait bien être un cerf, qui est le symbole de la ville où nous étions (Mazatlàn).
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Mercredi 7 janvier 2009 3 07 /01 /2009 22:29
Pffiou, j'ai du mal avec la reprise. Bon, comme à chaque fois, en fait. Mais quand même, c'est la première fois que je reste quasi un mois sans écrire en ces pages. D'accord, j'étais partie quasiment les deux semaines, et sans internet, mais tout de même.

Ah pardon, ce n'est pas comme cela que je susi censée commencer.

Alors, bonne années à tous et à toutes !
Voilà, c'est mieux. Enfin, il paraît.
Ne croyez pas par là que ces voeux ne soient pas sincères, hein. J'espère vraiment que vous aurez tous une bonne santé et plein de bonheur en 2009. Et même en 2010, soyons fous.
En 2000quoi? Vous êtes en train de me dire que l'année prochaine ce sera...2010 ? Ce chiffre de science fiction, un peu comme l'an 2000 en son temps ? Que qu'est-ce ? L'an 2000, ça fera 10 ans ? Mais c'est impossible, non, je refuse.
Bon, de toute façon, pour le moment, ça nous est égal, on est en 2009. Il sera bien temps le 31 décembre prochain de songer à 2010 et au temps qui passe. Pour le moment, le siècle ets encore jeune puisqu'il a moins de 10 ans.
Pis si tu m'crois pas, eh, t'vas voir ta gueule à la récré.

Donc, mais à part cela, comme je le disais, j'ai du mal à écrire en ces pages. Oh, ce ne sont pas les photos à montrer qui manquent. Mais finalement, boarf. Je pourrai vous faire un reportage photo sur mes vacances (non, je sais que ça n'intéresse personne, mais zut, j'étais au Mexique, quoi), mais à part "on s'st pris le décalage horaire dans la gueule, on a mangé, on a dormi, on a farniente et pis on s'est quand même un peu promenés (et on a assisté à un mariage-but originel de ce voyage).
Je suis partie fatiguée et sans envie de travailler, je reviens plus en forme, mais toujours sans envie de travailler.

Pourtant, cette année est nettement plus prometteuse que la précédente. J'en attends beaucoup. Peut-être trop, d'ailleurs. Le temps de l'attente va enfin se terminer, et moi, j'irai nettement moins longtemps à Rome.

Et comme j'ai l'impression de vraiment toujours dire les mêmes choses (mais les choses plus compliquées, j'ai la flemme, c'est terrible, je deviens de pire en pire de ce pointd e vue là (et sur plein d'autres, ceci dit), on va tenter une photo.
Et pour commencer, une photo de coucher de soleil (vous risquez de vous en bouffer pas mal ces prochains temps, par ailleurs). C'était le soir même du mariage, qui eu lieu (pour le civile) sur la plage elle-même.


plage de Mazatlàan, Mexique (Sinaloa), la perle du Pacifique, vers 17h30 (heure locale, parce qu'à Paris, il était 1h37 du matin), le 29 décembre 2008
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Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /2008 21:25
Comme c'est probablement le cas pour beaucoup de monde, ma conception de noël a changé. Et même, elle s'est inversée.

"Autrefois" (genre, j'ai 200 ans), j'aimais bien la période d'avant Noël. C'était une période assez lumineuse. Je préparais effectivement la venue de Noël, c'était le "temps de l'Avent", mot qui pour moi, n'était pas seulement lié au calendrier du même nom, loin de là. D'ailleurs, de calendriers, nous en avions, mais jamais avec des chocolats. Nous, nous, nous découvriions chaque jours une image, un mot, une phrase. Bref. C'était la venue du noël chrétien que nous préparions. Il y avait les bougies (une de plus chaque dimanche), il y avait la crèche (maman décorait peu la maison, car nous y passiions rarement les fêtes elles-mêmes), et puis les lectures de la messe, on en parlait au caté, tout ça. Oui, ça peut paraître étonnant, mais j'aimais bien. J'y allais, non seulement de plein gré, mais avec plaisir (pour ce que je me souvient, mais la mémoire...).
Et à l'époque, j'étais beaucoup (beaucoup) moins "dépendante" du temps qu'il faisait. Sans doute parce que entre l'école et la maison, je passais la maison à l'intérieur. La nuit à 17h ne me gênait pas non plus.
La course aux cadeaux n'existait pas encore. Oh, j'ai toujours su que c'était mes parents qui les achetaient, je n'ai jamais cru au Père Noël, parce qu'on n'a jamais essayé de me le faire croire (ne vous y trompez pas, je ne le regrette absolument pas (pas consciemment, en tous cas)). Mais bon, quand on a dix ans, les cadeaux, on les reçoit, on ne les donne pas, ou alors, un petit truc "fait maison" (je ne me souviens pas de quand j'ai commencé à offrir des cadeaux à mes parents à Noël, tiens.). Et ça, même si je ne le savais pas encore, c'était cool.

Par contre, la fête elle-même, je ne l'aimais guère. D'abord, parce que qu'on y voyait des gens que je connaissais mal (que je voyais une fois par an, quoi), et dont ma cousine la plus jeune avait dix ans de plus que moi (heureusement, il y avait me sfrères et soeurs plus proches de moi...Mais bon, je les voyais tous els jours, pas besoin de noël pour ça). Et puis moi qui n'ai jamais aimé les grands groupes (mais je me soigne), ben là, on était trop nombreux pour que je me sente vraiment bien. Et en plus, il fallait mettre une robe chaude, parfois en laine, et des collants, horreur des horreurs. Oui, je détestais et déteste encore les collants, c'est comme ça.
Bon, faut pas exagérer quand même, hein. J'aimais le matin du 25 et la découverte des cadeaux sous le sapin. J'aimais les bonnes choses à manger. J'aimais même la messe de minuit, et puis même si elle est à 21h, ça fait tard, quand on a dix ans, c'est inhabituel (mais inhabituel-agréable , par oppposition à l'inhabituel-désagréble, fréquent pour moi qui suis rassurée par les habitudes).

Maintenant, c'est clairement l'inverse. Est-ce que, en perdant ma religion (ma foi, du moins, puisque après tout, ce n'est pas si bête de ne pas confondre les deux termes), j'ai perdu le sens de l'attente, de la patience, aidée en cela par le monde qui m'entoure ?
Peut-être, mais pas que.
Depuis quelques années, je suis beaucoup plus touchée qu'avant par le temps qu'il fait, le froid, le gris et la nuit. Et puis, la fameuse course aux cadeaux, donc, sur laquelle je ne vais pas épiloguer, car on est nombreux à mal la vivre.
Bien plus qu'avant, c'est une période où je suis fatiguée, puisque souvent, mes vacances datent de l'été précédent (alors qu'autrefois, il y avait celles de la Toussaint). Par contre, l'avantage, c'est que maintennat, les vacances de noël comme les autres sont de vraies vacances, pas d'examens à préparer ou de devoir à faire.

Mais la fête elle-même, surtout depuis que j'ai dû la vivre au milieu de parfaits inconnus, une année, en Italie, j'ai appris à l'apprécier. C'est enfin devenu cette fête toute douce donc parlent les gens. Soit on est en famille élargie, et dans ce cas, je suis contente de voir les cousines que je rencontre maintenant moins d'une fois par an, soit on est en famille "stricte", mais aujourd'hui où nous vivons loin les uns des autres, c'est agréables...Nous nous sommes construits des rituels, et -signes que nous sommes plus grands- l'échange des cadeaux se fait désormais le 24 au soir, au retour de la messe. Oui, j'ai vraiment, peu à peu, appris à apprécier cette fête. Et puis bon, évidemment, désormais, je suis bien plus à même d'apprécier les repas plus ou moins longs et les mêts présentéés.
Cette année, cette fête sera encore différente de ce que je connais d'habitude. Mais je suis sûre qu'elle sera bien.

humeur : mais en attendant; donc, comme je le disais, il fait froid et nuit, pis c'est la course aux cadeaux qui commence.
bande-son : une émission sur la laïcité, tiens, c'est marrant (si je puis dire)
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Mardi 2 décembre 2008 2 02 /12 /2008 18:05
Ce qui devait arriver est arrivé : depuis au moins une semaine, il fait nuit le matin en partant, il fait nuit le soir en rentrant. Entre temps, il fait gris (pas aujourd'hui, je vous l'accorde, mais dans ce cas, il fait si froooid...)
L'avantage devrait être d'au moins profiter des couchers de soleil et des lumières serale, mais non, même pas, puisque comme je le disais, il fait gris, et puis je partage mon temps entre le bureau et le métro. Pas question de flâner dans les rues par ce temps. Oui, même pour prendre des photos.

Enfin, faut pas exagérer, le froid et la nuit qui tombe tôt ne m'empêchent  pas complètement de prendre des photos, il faut juste être en condition. Ce jour de février, par exemple, ne devait pas être chaud. Et pourtant...En tous cas, j'aime bien l'ambiance qui se dégage de cette photo. Quelque chose de feutré, comme un cocon (c'est l'avantage de la photo, on n'a ni le vent ni le froid). J'y vois même presque comme une sorte d'au-delà, ou du moins, un chemin vers...



(bon, en vrai, c'est juste le lac de Neuchâtel, 24 février 2008 (17h29))

Pour en revenir à des questions plus prosaïques, comme je le disais, il fait nuit tout le temps, ou presque. D'où ma question existentielle de chaque matin : est-ce que cela vaut le coup d'ouvrir les volets ?
Oui, je mène une de ces vies...
(sachant que
-je n'aime pas les ouvrir parce que c'est froid, ça prend du temps le matin, et faut les refermer le soir
-mais je n'aime pas les laisser fermés parce que ben, j'aime pas l'idée de la chambre dans le noir toute la journée)

Comme le dirait Ashley : plaignez-moi, les gens.
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Dimanche 30 novembre 2008 7 30 /11 /2008 18:33

Les personnes venant ici régulièrement  ont dû s'en rendre compte : la présentation a changé.  Le bleu qui régnait en ces pages depuis bien trois ans a reculé.  J'aime toujours le bleu, mais j'avais envie de changer. Pis je me dit que cette couleur va peut-être un peu mieux mettre en valeur les photos. Surtout que mes préférées sont justement celles sur fond de ciel bleu, alors bon...

Oui, c'est sûr que du coup, le titre du blog ne semble plus trop approprié, mais enfin, je me vois mal l'appeler "entre kaki clair et kaki foncé". Pour la peine, pour garder l'idée du bleu assez visible, j'ai remis un ancien avatar, que j'aime toujours beaucoup. Avec la petite Mei. Mei à qui je ressemble à mes heures ( celui qui a dit "oui, surtout pour son côté pleurnicheur" sera privé de dessert. Na, bien fait). Mei qui dans cette image avance si décidée, et qui donne du courage. Qui donne envie de chanter à tue-tête "tonari no Totoro Toto-ro". (bref, merci Ze Captain, qui me l'avait concocté à l'époque). Et comme en ce moment, j’ai vraiment du mal à trouver la volonté d'être heureuse, tout simplement, ben voilà.



A propos de bleu, il était beau, celui du week-end dernier (22 nov.), sur l'Opéra, non ? Froid, mais beau. Et avec ce doré tout doré, c'était du plus bel effet (encore plus en vrai, évidemment)


Humeur : Ceci dit, le week-end fut très bon. Ci voleva, j'en avais bien besoin. Il est fini, et c'est toujours un peu difficile, un peu étrange, l'ambiance d'un appartement vide quand il a été rempli pendant la journée. Allez, plus que cinq jours à tirer avant le prochain.

Bande-son : Dido.

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Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /2008 00:00
Je vais dire un truc de dingue mais à Rome, la nuit il fait...nuit. Quand je vous disais que c'était dingue...(le pire, c'est que ça l'est. Après tout, Paris ne s'appelle pas la "Ville Lumières" pour rien...Sans parler de New-York, où je n'ai jamais mis els pieds, mais c'est aps grave)

Et donc, évidemment, on peut essayer de deviner les magnifiques plafonds derrières les fenêtres.



ça fait envie, hein ? Je pense que c'était allumé exprès. En plus, c'est planqué dans un coin bien sombre, pas éclairé du tout, et donc, les fenêtres ressortent bien (et on se prend les pieds dans les flaques, puisque regarder en l'air, dans le noir en plus, il ne faut).
Bref, il s'agit ici de la fontana Paola (si si, une fontaine,en dépit des apparences), sur le Gianicolo. Photo prise d'après l'apareil photos à 17h12. J'ai déjà dit que je haissais l'automne et l'hiver ? (photo du 10/11, donc après le changement d'heure, mais je ne vois pas ce que j'aurai fait dans ce coin à 18h12, donc ça doit bien être 17h12. Bref).

Un peu plus loin, sur la passegiata gianicolense, je fis cette autre photo.

Je prends très peu de photos de nuit, donc je suis relativement contente de celle-ci, qui n'est qu'un peu floue. Je l'ai prise pour les jeux d'ombres, bien entendu. Mais on peut en profiter pour admirer -au choix- l'atmosphère glauque de Rome la nuit (je n'en démords pas, j'aime pas ces lampadaires jaunes), ou la jolie vu de Rome By night (enfin, jolie, c'est vite dit, mais pas ma faute, c'était pas le but de la photo, et toc)
(et avant que vous ne me demandiez : non, ce qu'il y avait d'écris sur le mur n'était pas palpitant. Je ne m'en souviens plus, la preuve.

bande-son : Con te partiro'
humeur : boarf boarf. Il y a la saison, bien sûr. Pas que, mais il y a ça. PLus qu'à attendre le printemps, quoi.

Par sel - Publié dans : Rome et Italie
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Jeudi 6 novembre 2008 4 06 /11 /2008 20:42

Vers Brig, à travers les vitres du train, 01 novembre à 7h30


Finalement, cette photo, je l'aime bien. Je suis contente de ne pas l'avoir jetée à la corbeille comme cela a été mon premier mouvement en la découvrant. Elle est floue, elle est sale et tachée, mais je l'aime bien.
 Un paysage froid et gris. Beau, mais froid et gris. Un sommet lumineux, au loin. Flou et à la limite de l'accessible (et en tous cas pas dans l'immédiat). Et par là dessus, gênant pour l'admirer, les taches grasses et laides de la vitre.
Voilà un peu l'effet que me fait ma vie, parfois : j'aimerai admirer ce sommet, mais il y a toujours des saletés qui viennent se mettre dans mes yeux et m'en empêcher. Enfin, souvent, on va dire. Enfin, en ce moment précis, du moins, où à cause des trains, justement, le week-end prévu s'est réduit comme peau de chagrin.
(par contre, non, je ne veux pas y aller, à ce sommet : c'est trop loin, probablement très inconfortable. Sans doute magnifique, oui...mais trop inaccessible pour moi. Non, je serai bien ici, si j'arrivais à nettoyer un peu la vitre:p)

bande-son : I'm yours
humeur : eh bien ma foi,  cela fait un an...C'est décidemment vrai que le temps fini toujours par passer, même si parfois très lentement. En tous cas, vivement la fin d'une dépendance aussi étroite aux trains et à leurs horaires.

(allez, je suis trop sympa. Promis, celle-ci n'a qu'à peine été retouchée, parce qu'elle était un peu floue. C'est quand même plus beau, là. Et c'est pour montrer que quand même, des fois, je suis capable d'admirer les jolies choses de ma vie sans toutes ces conneries dans mon champ de vision, hein ! )

Par sel - Publié dans : Autres destinations
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Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /2008 23:09

Zen, Sel, reste zen...Overblog vient de te perdre une note, mais c'est de ta faute, comme bien tu sais. Tu es censée tout rédiger sous traitement de texte avant de la poster. Bien fait pour toi et na.

Bref, je vais essayer de retrouver grosso modo ce que je disais.
Déjà, je vous mettais une traduction de chanson italienne, parce que ça faisait une petite éternité que je l'avais pas fait. J'ai un peu perdu l'habitude d'en écouter, ces derniers temps, alors qu'il y en a des biens. Celle-ci est chantée par Neffa et s'appelle Passione. On peut l'écouter ici (ne vous occupez pas des images, je trouve en tous cas que le clip n'ajoute strictement rien )

Et couplet habituel : j'ai fait ce que j'ai pu, et je n'ai essayé que de rendre le sens. D'ailleurs, vous le verrez, je n'ai traduit que le refrain en les premières strophes, parce que le reste est moins clair ou en tous cas me "parle" moins, alors zut et tac)

Dammi passione
anche se il mondo non ci vuole bene,
anche se siamo stretti da catene
e carne da crocifissione


Presto noi sogneremo
distesi al sole di mille primavere
senza il ricordo di questa prigione,
di un tempo lontano ormai.


Abbracciami e non lasciarmi qui
lontano da te
abbracciami e fammi illudere
che importa se questo è il momento in cui tutto comincia e finisce
giuriamo per sempre però
siamo in un soffio di vento che già se ne va


C’erano le parole
c’erano stelle che ho smesso di contare
perso nei giorni senza una ragione,
nei viaggi senza ritornare.


Ora tu non spiegare
tanto lo sento
dove vuoi il dolore

quando la notte griderà il mio nome
nessuno ricorderà


Abbracciami e non lasciarmi qui
lontano da te
abbracciami e fammi illudere
che importa se questo è il momento in cui tutto comincia e finisce
giuriamo per sempre però
siamo in un soffio di vento che già se ne va..
Siamo in un soffio di vento che già se ne va

 

[traduction début]

Donne moi la passion

Même si le monde ne nous aime pas beaucoup

Même si nous sommes enserrés de chaînes

Et chair à crucifier


Bientôt, nous rêverons

Etendus au soleil de mille printemps

Sans le souvenir de cette prison

D’un temps désormais lointain


Prends-moi dans tes bras, ne me laisse pas là

Loin de toi

Prends-moi dans tes bras et fais moi croire

Que c’est important si cet instant est celui ou tout commence et finit

On jure pour toujours, pourtant

Nous sommes dans un souffle de vent qui déjà s’enfuit.
[traduction fin]

Ce que j'aime dans cette chanson, et en particulier dans le refrain (troisième paragraphe ici), c'est une idée qu'exprime mieux que moi, je trouve Ardalia (dans cette note) :
"cette étreinte là, qui donne ce sentiment fallacieux et irremplaçable que l’on est protégé du monde, que l’on est aimé tout entier, comme un grand papoose déguisé en adulte, ce geste qui rend tout chocolat quand le vide est immense. Fallacieux et alors ?"

Voilà. J'aime le petit "paradoxe" entre l'étreinte rassurante et dans un sens presque nécessaire, qui permet de faire semblant, l'espace de quelques minutes, de redevenir, voire parfois, simplement de devenir, un enfant, et son coté éphémère et aussi illusoire, car elle est loin de protéger de tout. "Sentiment fallacieux et indispensable".
Mais au moins, elle peut vraiment protéger contre certaines angoisses, et c'est déjà ça.
Comme le dit la chanson au début, dans ce monde pas toujours glop, qui nous enchaine et nous enferme à un certain nombre de choses, bah, cela peut faire, meme l'espace d'un instant (voire plusieurs, soyons fous), du bien. Nous faire croire, voire nous faire penser que si, il y a du bel et bon en ce bas-monde.

Mais surtout, un abbraccio, c'est avant tout agréable. Juste et simplement agréable.
Et tant pis pour le reste.

Par sel - Publié dans : Rome et Italie
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