Calendrier

Mars 2007
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

W3C

  • Flux RSS des articles

Recherche

Lundi 19 mars 2007
Je le sais bien, que vous n'attendez que cela de ce blog. Depuis que je suis arrivée ici, vous n'espérez rien d'autre, sans toutefois oser le formuler vraiment. Mais heureusement, je vais au devant des désirs de mes lecteurs, et j'ai deviné ce que vous attendiez de moi.

Le secret des pâtes, évidemment.

En fait, avant de vous révéler cela, je vais commencer par ce qui est plutôt un simple "truc". Enfin, vous, vous connaissiez peut-être cela, mais moi, j'ai découvert cela en arrivant en Italie (il y a déjà trois ans, dites donc, c'est dingue, ça...Bref, passons)
Bon, écoutez donc les vieux conseils de tata Sel. Oui, tata, on est de la même famille, non? La grande famille des blogueurs et lecteurs-de-blogs-sans-blogs, c'est beau, c'est fort, c'est...j'en pleure d'émotion.

Bon, c'est bien, ça fait de l'eau salée pour les pâtes. Salées à la larme de sel, si c'est pas du raffinement, ça...
Admirez aussi la finesse de la transition qui me permet de retourner à mes pâtes et à mon truc. Chose. Bref.
En fait, c'est tout simple,donc j'enfonce certainement des portes ouvertes. L'avantage, c'est que ce n'est pas fatigant, à défaut d'être très utile.
Oui oui, je sais, j'arrête le blabla, et je vous le sort, le truc en question.
Non, c'est juste que quand vous avez égoutté vos pâtes et que vous vous apprêtez à mettre la sauce de votre choix, la sauce en question, vous la versez sur les pâtes que vous aurez mis dans une poëlle, ou remis dans la casserole (sans eau (faut suivre)). le tout sur un petit feu de derrière les fagots. hop, vous mélangez, et comme ça, la sauce devient partie intégrante de la pâte. ce n'est plus des pâtes à chaispasquoi, c'est des pâteschaispasquoi.
Pas sûre d'être claire (je sais, non, ce n'est aps mon prénom, pas la peine de me dire que cette expression onne stupide), mais ce n'est pas grave, puisque vous savez tout ça, non?

Et j'en arrive à mon secret. Il est très simple. On ne voit bien qu'avec le coe...Euh...Ah non, c'est pas ç'ui là. J'en connais tellement de secrets, vous comprenez, je me mélange et...
Oui, bon, d'accord, je me tais.
Ce secret là m'a été révélé non par un renard, mais, plus banalement, par une dame. Celle qui nous fait le café au travail, même que pour discuter, c'est quand même plus agréable qu'une machine (et évidemment, le café est meilleur). En plus, on apprend plein de choses, donc.

Un jour que nous parlions bouffe (comme à chaque fois, sauf quand on parle du temps (en plus, c'est pas vrai, je suis méchante)), la dame en question s'approcha alors de nous, avec des airs de conspiratrice (ça va, j'en rajoute pas trop, là?), et nous révéla l'ultime secret :

Il segreto è la cottura.

Oui, je vous le met en italien, ça fait encore plus mystérieux. Si c'est dans des mots qu'on comprends mal, c'est que c'est un vrai secret, non? je l'aurais bien traduit en latin, mais j'ai fait l'erreur, dans ma jeunesse, de revendre le idctionnaire de thème latin que j'avais acheté deux ans auparavant; je ne pouvais pas deviner, alors, que je lirais un jour Harry Potter, et que la lubie pourrait me prendre d'écrire des formules magiques en latin. pensez un peu. C'est le seul livre de mes études que j'ai revendu, à part mes manuels de lycée. Et il m'aurait servi. Si c'est pas triste, ça.
Bon, tant pis, je vous dit, c'était au temps de ma folle jeunesse, à l'époque où je pensais me débarrasser du latin en vendant un dictionnaire. pauvre folle que j'étais.

En attendant, vous avez eu le temps d'aller chez votre ami le gogol et de vérifier le sens de cottura. Vous avez donc découvert que cela signifiait "cuisson".
Voilà. Le secret des pâtes, c'est la cuisson.

E
t la madame d'ajouter même : bien sûr, après, les ingrédients qu'on met dans la sauce, tout ça, ça compte. Mais cela donne de bonnes pâtes. Alors qu'une cuisson parfaite, ça donne LES meilleures pâtes.
Pour le riz aussi, le cuisson compte, mais c'est encore plus compliqué, parce qu'il faut prendre en compte aussi la quantité d'eau.
Mais n'empêche, tout le monde dit que c'est facile, de faire des pâtes, mais non. Enfin si, faire des pâtes, c'est facile. mais pas faire LES meilleures pâtes.

En bonne cuisinière qu'elle est (oui, elle l'est, je suis témoin-goûteuse), elle ne nous révéla pas quel est le temps en question.pas certaine qu'elle le sache elle-même, vous comprenez, c'est au feeling, tout ça.
Mais une chose est certaine, c'est pas longtemps (ma théorie à moi, c'est que c'est juste quand les pâtes ont fini de changer de couleur. juste à cet instant. D'ailleurs, elle l'a dit, la dame, c'est au quart de milliseconde près. Avant, c'est pas l'heure, après, c'est plus l'heure)

Voilà, j'ai accompli ma mission. je peux mour dormir en paix.

bande-son : Harry Potter
Humeur : ben j'allais vous mettre des citations de Pratchett...Mais euh, je pense que ça fera assez long pour cette fois, non? Ce sera pour une autre note. Ou pas.
par sel publié dans : fleurdesel
ajouter un commentaire commentaires (12)    recommander
Samedi 17 mars 2007
Bon, alors là, il faut vraiment que je vous raconte.

Non, parce que j'ai beau savoir Rome petite, minuscule, même, il y a des limites.
Allons-y donc pour l'anecdote du jour.

Aujourd'hui samedi 17 mars était une de ces journées que j'aime. Il faisait beau. J'avais mis pour la première fois de l'année jupe et sandales. J'avais chapeau de soleil et lunettes noires.  Pour fêter cela (premières sandales de l'année, ça se fête), j'avais mis mes plus beaux vêtements, ou plutôt, mes préférés. Bref, rien ou presque, ne pouvait ébranler ma bonne humeur. Même pas d'apprendre que la moitié de l'appartement se servait dans mon placard. Et moi qui m'étonnait d'avoir à acheter si souvent du pain...bref.

Bref bis, ellipse temporelle sur le début de la journée.

Je me trouvais vers je sais pas, 16h, au Panthéon. Très occupée à prendre des photos. J'étais même montée sur un petit parapet pour mieux en prendre. En en descendant, je pris la décision de m'asseoir 5 minutes. Je mène une vie de folie, que voulez-vous.

Un mec, qui était assis pas loin, s'approche et me demande l'heure. Je la lui donne, tellement je suis généreuse même que ça fait peur. Son visage, sa façon de parler, me disent vaguement quelque chose. je ne suis pas physionomiste, je me dis que je devais me tromper. En fait, c'était surtout un visage que mon esprit avait tout fait pour oublier. Mais pour le moment, je ne le savais pas.

Le mec commence à s'exclamer que je suis française (ouais, je sais que ça s'entend, c'est bon), que lui, il est italien, me demande ce que je fais, tout ça.

Peu à peu, ce visage, cette façon de parler...Ce faux air intéressé par ce que je raconte ("oh, archiviste, mais que c'est interessaaaant" (c'est ça, ducon)...Mon instinct a fini par le reconnaître. Avant ma conscience, je crois bien.
Je me suis levée sans encore être certaine de celui que j'avais devant moi. Il fallait fuir au plus vite. Je ne me suis même pas posé de question.  Quelque chose au fond de ma mémoire me disait que...

Et j'avais raison.
Je faisais plusieurs pas en arrière, j'allais filer. Il me demande avant que je disparaisse : "Je m'appelle Daniele, et toi ?" (oui, cette fois, foin de l'anonymat. )
Daniele.
Je ne m'étais pas trompée.

Je venais pour la 2e fois de ma vie de perdre 100 euros.
Ou plus, qui sait, peut-être avait-il augmenté la somme possible?

Je lui ai lancé mon prénom et j'ai filé. pas eu le temps de me dire que par curiosité, j'aurai pu essayer de rester. Voir jusqu'où il pourrait aller cette fois. Voir s'il avait changé.

Non, je dois dire que j'ai juste fuit. Sans demander mon reste.
Ce mec est un malade, imaginez un peu : je le retrouve plus d'un an après, pas au même endroit ni à la même heure, avec e-xac-te-ment la même technique d'approche.

D'ailleurs, je me suis arrêtée plus loin pour prendre des photos. Devinez qui me dépasse et me fait un clin d'oeil ? Eh oui. Il m'avait suivie, en plus...

Les filles, si vous allez à Rome et qu'un Daniele vous approche...je n'ai qu'un conseil...Fuyez.
Oh, je sais, Daniele est un prénom fréquent. mais même.
Vous allez me dire, à cette heure-ci et vu le monde, je ne risquais pas grand chose. En fait, je ne risquais rien du tout, je pense. Mais j'espère qu'aucune fille n'a eu ou n'aura la mauvaise idée d'accepter enfin son café.
par sel publié dans : fleurdesel
ajouter un commentaire commentaires (18)    recommander
Vendredi 16 mars 2007
Il y a une chose qui me fascine. Enfin non, il y a beaucoup de choses qui me fascinent, mais celle dont je voulais parler, c'est la lumière.
J'aime jouer avec la lumière, sa couleur ou son intensité.L'appareil photo me le permet plus que jamais, et ça, c'est chouette.

C'est vrai au premier degré, d'ailleurs, mais aussi de manière imagée. Ce blog aurait tout aussi bien pu s'appeler "entre les ombres et la lumière". Toujours un "entre", parce, je ne sais pas si c'est une question de caractère, de destin, ou autre, mais je me trouve toujours "entre". mon incapacité chronique à décider et à choisir (oui, parce que choisir, c'est renoncer), n'y est certainement pas pour rien.
Mais bon, pour plusieurs raison, je préfère quand même mon "entre bleu clair et bleu foncé", alors, je le garde.

Mais je disais donc : ah oui, la lumière. Et l'ombre.
l
je ne sais pas si c'est votre cas, mais moi, j'ai commencé à lire avant de vivre. Non, j'explique avant que vous rigoliez. je ne suis pas née un bouquin à la main. pauvre mère, j'imagine la chose assez douloureuse.
Non, ce que je veux dire, c'est que j'ai lu enfant. j'ai lu beaucoup. J'ai lu énormément. J'ai lu et parfois, je rencontrais des expressions, ou des mots, que je comprenais mal. Ou plutôt, qui n'évoquaients rien en moi. parce que moi, ce que j'avais vécu, à part les vacances (pluri) annuelles, c'était surtout entre les quatre murs de ma chambre (c'est faux, mais là, ça m'arrange de le dire. Comme ça, vous allez me croire pauvre petite enfant martyre et enfermée et vous allez me plaindre très fort (ah non? Tiens, j'aurai cru, pourtant, il y avait de quoi))
Bon, enfin bref, il y avait des expressions qui ne me disaient rien. Evidemment, là,; comme j'en parle, aucun exemple ne me revient à l'esprit, mais bon, il y en avait.

Aucun exemple à part celui dont je veux parler, bien entendu.
Parfois, on lit, ou on entend "de la lumière comme s'il en pleuvait", ou, "une pluie de lumière".
J'avoue, je n'ai pas le génie des comparaisons (pas comme Pratchett, qui est un dieu en la matière). je n'ai pas l'esprit imagé. Alors oui, je comprenais, bien sûr, le sens, mais je ne visualisais pas bien.

Et bien voilà. La photo m'a enfin permis de voir à l'oeuvre cette expression.


































(au passage, essai d'image en grand)
Cette photo a été prise Villa Pamphili, en ce même dimanche 4 mars que cette autre

Je sais pas, je trouve vraiment que sur cette image, on voit les rayons, comme de la pluie. mais de la pluie joyeuse et colorée, pas comme la vraie (non, je n'aime pas la pluie, c'est comme ça)

D'ailleurs, cette lumière, elle laisse des gouttes, c'est vous dire si c'est comme de l'eau












































Voilà, c'était l'intermède pseudo poétique et bucolique de Sel. vous pouvez reprendre une activité normale, bon week end.

humeur : je m'habitue décidemment trop au café...Au "vrai", je veux dire (après la vraie carbo, voici le vrai café...je suis désolée, c'est pas ma faute, euh...). Le café en poudre (hielophilichaispasquoi et j'ai pas envie de chercher), je n'aime plus. J'en ai fait l'amère expérience ce matin. Je dois vieillir, décidemment, je chope des gouts de luxe.

bande-son : Celentano
par sel publié dans : fleurdesel
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Mercredi 14 mars 2007
Bon, on rigole, on rigole, on voit des images, tout ça, c'est gentil, c'est ludique et tout, mais quand même. Cela fait longtemps que je n'ai pas parlé manger. Et ça, c'est mal, parce que manger, c'est bien (si si, relisez, c'est logique, en fait)

Hier, j'ai montré le temps qu'il faisait. Aujourd'hui, on va continuer dans le passionnant, et je vais raconter ce que j'ai mangé.

Aujourd'hui, j'ai mangé des pâtes (évidemment) alla Carbonara.

S'il y a une recette controversée en ce bas monde, c'est bien celle de la pasta alla carbonara. Elle méritait donc bien une note pour elle  toute seule.

Une parfaite synthèse de ces controverses a encore été trouvée dans la colocation dont je suis un modeste (toujours modeste, la Sel. mais si) membre.
Nous sommes six, dans cet appartement, quatre italiens, un franco-italien (plus franco qu'italien, d'ailleurs (vous allez voir)), et moi, française.

Nous nous trouvâmes l'autre jour, l'ami franco plus qu'italien et moi, à manger en même temps. Un accord sur le menu fut vite trouvé : vous l'avez deviné, pasta alla carbonara, donc (si vous n'aviez pas deviné, retournez lire l'introduction de la note, et vous me copierez cinquante fois "je dois être attentif à ce que je lis").
Mais c'est là que cela se corse.
A. (le coloc en question, donc) voulait mettre de la crème. beaucoup (trop) de crème. Et juste un oeuf. Cru, rajouté à la fin.
(je passe sur les lardons et le parmesan, c'est évident, hein, ça, tout le monde en met).
Recette version française, donc. Il n'imaginait même pas qu'on puisse faire autrement.

Moi, à ma manière (que je prétends être la manière italienne (si tant est que ce mot est une signification quand il s'agit de cuisine)), il ne faut pas de crème, plus d'oeufs, donc (pour manger quelque chose), et ces oeufs, je les fait cuire à la poëlle avant. Je verse les spaghettis (toujours des spaghettis, pour la carbo) sur les oefs, je mélange à feu doux et hop, au miam.

Ce soir, donc, une parfaite synthèse de nos deux méthodes fut offerte à nos yeux ébahis par un autre coloc, R., romain de son état.

R. ne mit pas de crème. J'avais raison (non mais. Même si je dois reconnaître que les pâtes de l'autre jour, avec toute cette crème, n'étaient pas si mauvaises que cela, à défaut d'être à la carbo (d'ailleurs, alors que je disais cela, que c'était bien bon, lui de me dire "ah ben, pour uen fois que tu ne trouves rien à redire"....Comme quoi, ma réputation de chieuse (enfin, suis une fille, quoi) n'est pas vraiment surfaite...).

Mais R. versa les oeufs crus sur les pâtes (égouttées, bien entendu) et mélangea le tout sur un feu doux pendant quelques instants.

Et donc, sous nos yeux émerveillés venait de naître une "vraie" carbonara (il me semble que la recette, à l'origine, est romaine, non? Dans le coin, en tous cas. Donc si un romain la fait, c'est la "vraie" recette. na). Après tant de d'années (bon, mois), de recherches, de tâtonnements, de discussions diverses et variées, je l'avais enfin trouvée, la fameuse carbo.

Et vous savez le pire?
Ben c'était bon.
(en même temps, étant donné les ingrédients, on voit mal comment ça aurait pu être mauvais, hein)
( bon, mais pas parfait toutefois, puisque nous n'avions pas de poivre. ce n'est pas mi qui vais m'en plaindre, mais bon, il manquait le poivre, je dois à la vérité de l'ajouter.)

Aujourd'hui donc, autre grand jour de ma vie.


bande-son : viviamo strani giorni, Battiato



par sel publié dans : fleurdesel
ajouter un commentaire commentaires (14)    recommander
Mardi 13 mars 2007
Au vu des photos que j'ai posté jusqu'à présent, certains esprits médisants voudraient insinuer qu'il ne fait pas beau en Italie.

Je m'insurge contre ces mauvais esprits et ces jaloux, et je prouve mes propos d'une simple image :




La coupole du Vatican vue depuis le Ponte Garibaldi, 12 mars. Vers 14h.


(au passage, si certains savent comment je pourrais mettre les photos en plus grand...je les trouve toutes petites, là, c'est dommage, non?)










Si ce ciel il est pas bleu, je ne sais pas ce qu'il vous faut. Et non, promis, je n'ai pas retouché la photo.
D'ailleurs, on a aussi la chaleur qui va avec : a y'est, dans les parcs, on ne recherche plus les bancs au soleil, mais bien ceux à l'ombre... Et ce n'est aps pour me déplaire !

bande-son : il Millionario. Puisqu'on a les mêmes émissions débiles en Italie qu'en France, pourquoi se priver, hein... (il Millionario, c'est "qui veut gagner des millions", hein, pas "le millionaire")
par sel publié dans : fleurdesel
ajouter un commentaire commentaires (10)    recommander
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus