Calendrier

Juin 2006
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30    
<< < > >>

W3C

  • Flux RSS des articles

Recherche

Mercredi 21 juin 2006
Anecdote.
Nous sommes dans un magasin, un magasin q'on trouve beaucoup en France. Et Tame, pour ne pas le citer. Sauf que nous nous trouvons à Rome, bien sûr.

Et quand on est à l'étranger, on a tendance à remarquer les voix en français. C'est ainsi que je captais une voix à la fois irritée et (surtout) désespérée dire :
-Mais chérie, on va quand même pas aller à Et Tame! à Rome!

Pauvre monsieur qui court après ta dame, je crains qu'il ne soit déjà trop tard...Tu es déjà dans le magasin maudit, celui où ta dame (apparement) a l'habitude de traîner des heures. cela au lieu de t'embêter trois heures à attendre au Colisée, ou te prendre une insolation sur le forum (je rigole pas, j'ai failli m'en choper une, ce jour là. ). Alors, de quoi te plains-tu?

tenez, et à propos d'insolation, j'ai un scoop. les princes charmants existent. Si si, la preuve, j'en ai rencontré un.
Bon, d'accord, il avait laissé son cheval blanc à la porte de la Ville, et l'avait troqué contre une bouteille d'eau. ce qui tombait plutot bien, vu que j'étais justement en train de m'insolationner, pauvre petite chose par terre (sans rire, je devais vraiment faire peur, pour que quelqu'un s'arrête...Voulait même appeler un médecin, au début. Grand fou, va)
Grand prince (charmant, donc), il me donne de l'eau et va jusqu'à me mener à un bar, pour que je puisse manger un truc sucré. Et de s'encquérir une dernière fois de ma santé, avant de disparaître sans laisser de trace ni d'adresse. Dommage, il n'avait pas de cape. J'aime bien les effets de cape, moi.

Donc voilà, la prochaine fois, je m'affale de nouveau contre un pot de fleurs, je me teint les lèvres en blanc, et j'attends. peut-être un jour il y aura un vrai prince charmant, je veux dire, qui ne soit pas pressé et qui ait un carnet d'adresses?

humeur : encore deux qui m'ont trouvée maigrie. Bananes, j'ai pas maigri, c'est juste l'été, et l'été, vous devinerez jamais, je ne mets pas de pull, ce qui fait une épaisseur de moins. Dingue, non? (et je vous aime bien, toutes les deux, mais là, je vous emmerde quand même, na:p)

bande-son : le bruit de la caméra..oui, j'ai joué à l'actrice aujourd'hui! (en plus, c'est pas vrai, elle faisait pas de bruit, la caméra, c'était du numérique. mais il fallait bien que je le dise, quand même, non? (comment ça, "non"?)
par sel publié dans : fleurdesel
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Mardi 20 juin 2006
Je pense que vous commencez à être au courant (moi, répéter toujours les mêmes choses? mais non, mais non, c'est juste une impression), mais dans quelques (six, enfin, presque cinq, même) jours, je m'en irai sur les routes quitter le soleil de Rome pour trouver les lumières de Paris.
Du coup, faut se dépêcher de faire plein de choses. Genre visiter les musées et acheter des cds que tu trouveras que difficilement en France (alors qu'ici, il suffit de piocher dans les rayons, et sans frais de port, ce serait dommage, quand même).

Bon, cette inutile introduction, c'est juste pour dire que voilà, ce sera chanson et sa traduction. Extraite de l'album La Cura, de Battiato (Franco de son prénom)

Arrivée à ce point, il faut que je précise un point. J'aime les chansons tristes. ben oui, c'est comme ça. pas toujours pratique pour le moral (heureusement, mes goûts se sont bien élargis depuis le temps où je n'aimais que ça). Tout ça pour dire que, fatalement, ma chanson (presque) préférée de l'album, celle dont je vous propose une (faible) traduction, ben elle est triste. Ce qui ne veut pas dire qu'elle reflète mon humeur (ou si peu) . je l'aime bien, c'est tout.
D'ailleurs, le titre c'est "canzone dell'amore perduto", tout un programme, donc...(oui oui, ça veut bien dire "chanson de l'amour perdu)"
Elle a été écrite par De André, et est chantée, donc, par Battiato. Je ne vous refait pas le couplet sur "'tain, quelle voix", ça devient monotone. mais l'idée est là. (allez voir sur radioblog.com (ou envoyez -moi un mail))...Bon, après, c'est une question de goûts, bien entendu.

Dernière précision : si vous pouvez, lisez plutot l'italien, patati, traduc' pas terrible (mais vraiment pas), patata, je suis pas sûre du tout de la dernière strophe. (à part les derniers mots, ceux-là, je suis sûre que même vous, vous aviez deviné:p)

Bon, ben il ne reste plus qu'à mettre la chanson en question, hein.

Ricordi sbocciavan le viole
con le nostre parole
"Non ci lasceremo mai, mai e poi mai",

vorrei dirti ora le stesse cose
ma come fan presto, amore, ad appassire le rose
così per noi

l'amore che strappa i capelli è perduto ormai,
non resta che qualche svogliata carezza
e un po' di tenerezza.

E quando ti troverai in mano
quei fiori appassiti al sole
di un aprile ormai lontano,
li rimpiangerai

ma sarà la prima che incontri per strada
che tu coprirai d'oro per un bacio mai dato,
per un amore nuovo.

 

Ballade de l'amour perdu

 

Tu te souviens,

Les violettes fleurissaient

Avec nos paroles

"Nous ne nous quitterons jamais, jamais, jamais"

 

J'aimerai te dire aujourd'hui les mêmes choses

Mais, mon amour, que les roses fanent vite

Il en est ainsi pour nous

 

L'amour qui arrache les cheveux est perdu à présent

Il ne reste que quelque caresse distraite

Et un peu de tendresse

 

Et quand tu auras en main

Ces fleurs fanées au soleil

D'un avril désormais lointain

Tu les regretteras

 

Mais ce sera la première que tu trouveras sur la route

Que tu couvriras d'or pour un baiser jamais donné

Pour un amour nouveau



humeur : très mitigée
bande-son : vorrei vederti ballare : du même album, mais plus gai. ("je voudrais te voir danser")


par sel publié dans : fleurdesel
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Lundi 19 juin 2006
Voilà le fameux Narcisse du Caravage. Je dis fameux non pas parce que vous êtes censés le connaître (enfin, si, aussi, parce le Caravage est un peintre magnifique, enfin, ses peintures, je veux-dire (je suis vieille, mais pas au point de l'avoir croisé, sachant qu'il vivait au XVIIe siècle)). juste parce que je l'avais évoqué il n'y a pas longtemps, le jour où j'ai visité le musée où il se repose.


Bon, d'abord, je l'aime bien, et en soi, ça suffit pour le mettre ici.
mais en pmlus, forcement, il me pousse à la réflexion. J'ai déjà évoqué le sujet en passant, mais j'avais envie d'en faire le thème d'une note. Je parle du narcissisme.

Voyez-le, ce jeune homme qui se regarde. Selon les différentes légendes, il serait  tombé au fond de l'eau, ou encore aurait pris racine.
Notez qu'on se sait pas vraiment s'il s'admire ou non. Simplement, il est fasciné par lui-même.
Voilà ce qu'est, pour moi, le narcissisme. Se regarder. Ne rien voir d'autre.

Pour cela, cela m'embête un peu qu'on traite en bloc les blogueurs de narcissiques. D'un autre côté, c'est sûr qu'on parle. De nous, de nos goûts, de nos pensées, de nos riens, de nos touts. Quoi qu'on fasse, nos choix (de sujets, de notes, de tons) en révèlent sur nous. Alors forcément, nos blogs tournent autours de nos personnes.
On a tous nos raisons pour l'écrire, ou pour ne pas en écrire, après tout (je sais bien, amis lecteurs, que vous n'êtes pas forcément tous blogueurs). Conscientes ou non, les raisons, d'ailleurs.
Alors c'est vrai, en soi, le narcissisme n'est pas un mal. Il est même important de savoir se regarder. Et si le blog peut nous aider, tant mieux.
Mais des fois, je m'inquiète quand même (en ce qui me concerne, je veux dire). C'est comme tout, il faut savoir garder l'équilibre, ce fameux sacro-saint équilibre que je suis si loin d'atteindre...

Enfin bon, en tous cas, j'aime bien ce tableau (on le saura (au fait, son attribution à le Caravage n'est même pas certaine))

humeur : faudrait que mon cerveau (oui, je me suis acheté un cerveau aux puces, l'autre jour) comprenne une chose : pas la peine de m'envoyer des cauchemars pour des trucs que je sais déjà. Par exemple, me faire rêver que je suis au volant d'une voiture, dans une pente à tournant, et que je ne trouve pas le frein (qui dans le rêve était fait comme une pédale d'embrayage, et je me paumais dans les pédales du coup (et j'avais beau chercher, pas de frein à main non plus)). Donc voilà, cerveau, je voulais te le dire : je le sais que je suis morte de trouille par la vitesse, par le fait de ne plus pouvoir arrêter, par "on avance, faut qu'on avance", par "c'est comme une machine, à fond de train, une locomotive qui foncerait sans fin", et que j'ai aussi peur, tout banalement, de la conduite en tant que telle. Donc, vois-tu, pas besoin de m'embêter (et je suis polie) avec cela la nuit, en plus du jour. D'avance, merci.

bande-son : canzone del amore perduto, De André et Battiato.

par sel publié dans : fleurdesel
ajouter un commentaire commentaires (8)    recommander
Samedi 17 juin 2006
Il y a déjà un certain temps (c'était le 23 mai, pour être précise (2006, pour être encore plus précise(après JC, pour...Oui, bon, je sais, ça va bien, là))), La Repubblica avait publié un article écrit par Roberto Benigni. Et je dois dire qu'il m'avait bien plu. Encore un homme brillant, celui-là, qui sait bien écrire. Bref. Du coup, je vais vous en mettre des passages. Et puis, ça va me faire travailler la traduction, ça ne peut pas faire de mal. Par contre, du coup, je m'excuse de la qualité sans doute pas terrible de la traduction. Je ne vous mets pas le texte original, ce serait un peu long, mais il est peut-être disponible sur le net...On y trouve tout, paraît-il.

"Le Talmud commence en indiquant au lecteur, carrément, dès la page deux, que même quand il aura fini de le lire, il n'aura pas encore commencé.
Et Machiavel dit : il y a des gens qui savent tout, mais c'est tout ce qu'ils savent.
Et du coup, pourquoi lire? (...)
Que Dieu te bénisse, cher lecteur! Mais qui es-tu? Où es-tu? Montre-toi! peut-être que tu es là, comme ça, à lire, tranquillement, sans te rendre compte à quel point tu es unique.
Désormais, les écrivains sont bien plus nombreux que les lecteurs, et bientôt, ce seront les écrivains qui demanderont un autographe au lecteur, disait Shane, il y a si longtemps.
Mais aujourd'hui, de lecteurs, il n'en reste plus qu'un : toi. Dieu te garde.
Borges disait : moi, je ne suis pas fier des livres que j'ai écrit, mais des livres que j'ai lu. Autres temps. Plus personne ne lit. (...)
Peut-être parce que nous sommes faits à l'image de Notre Créateur. Il est d'ailleurs tout à fait vrai que même le Père Eternel n'a jamais lu un livre, mais en a écrit un. dans lequel il nous indique la voie infaillible pour vivre en paix. Et quand on voit comment va le monde, on comprend, encore une fois, que personne ne l'a lu. (...)
Peut-être que c'est pour cela, que plus personne ne lit. Parce que tout a déjà été dit. Et même le fait que tout a déjà été dit a déjà été dit. Il n'y a rien de nouveau sous le soleil, disait Qohélet. Alors peut-être qu'il faudra aller voir ce qu'il y a au-dessus du soleil pour trouver quelque chose de nouveau. Mais la nouveauté, a dit Prévert, est la chose la plus vieille au monde.(...) Ah, on n'en finit plus! J'en viendrais à jurer et hurler "merde"si je ne devais pas payer des droits d'auteur à Cambronne.
(...)
Le lecteur me pardonnera et sera finalement libre de lire cette histoire merveilleuse où, comme l'a avoué le divin Eco à propos du Nom de la Rose, pas un mot n'est de moi. Et c'est ainsi, cher lecteur, que je conclus. Que Dieu te donne la santé, et qu'il ne m'oublie pas. Vale.

PS : La dernière phrase est de Cervantès (Don Quichotte, I, prologue), cité par Stendalh dans Le rouge et le noir"

Bon, ça reste long, même si j'ai pas mal coupé.
Je trouve cela encore plus intéressant, rapporté au monde du blog. Bien sûr, nous ne nous considérons pas (pas tous?) comme des écrivains. Mais nous écrivons quand même. Nous lisons aussi, oui...Et encore...dans quelle mesure lisons-nous vraiment?

humeur : il y a des façons simples de dire "tu vas nous manquer" qui sont si belles...Ce ne sont pas forcement les personnes de la part de qui on aurait aimé entendre de telles paroles...Et pourtant, cela nous touche plus que prévu...

bande-son : Te lo leggo negli occhi, Battiato. J'ai profité de mes derniers jours pour acheter de la musique italienne...Après, ça risque d'être plus compliqué! (et la chanson, si vous pouvez et y pensez, aller donc l'écouter sur radioblog.com, elle est vraiment belle...Enfin, selon mes gouts, bien sûr.)
par sel publié dans : fleurdesel
ajouter un commentaire commentaires (10)    recommander
Vendredi 16 juin 2006
Le compte à rebours est largement commencé. je quitte la Ville dans une semaine exactement. (sous le soleil tout aussi exactement, c'est presque certain). Mais ce n'est qu'un au-revoir, mes frèèères. Et puis, je sais que je la laisse entre de bonnes mains. Rien de moins qu'un grand maître jedi pour la protéger contre le côté pas très clair de la force. J'ai nommé Obi Wan Kenobi.
Remarquez, il a un petit air mauvais qui en ferait plutôt un Anakin en train de virer au louche. ne manquent que les yeux rouge et l'épée  de la même couleur. Jugez plutôt :



























Bon, maintenant, le jeu, c'est de retrouver où se trouve cette statue...(pour ceux qui connaissent Rome, c'est facile)

humeur del momento : comme je le disais, le compte-à-rebours, tout ça...Sinon, vous allez rire, mais question présentation et tout ça, c'est pire ici que 20six...(j'ai trouvé l'édition des notes, quand même)...Mais bon, je suppose que c'est trop tard pour changer encore...A moins que je ne joue à cache-cache bog?Vous comptez jusqu'à 100 et...
musique del momento : Star War, ça s'impose, là.
par sel publié dans : fleurdesel
ajouter un commentaire commentaires (14)    recommander
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus