Le silence, quoi qu'on en dise, a une signification. Une signification qui varie en fonction des gens et des situations, mais une signification quand même.
Attention, je parle ici du silence qu s'installe au milieu d'une conversation, en groupe ou en tête-à-tête. pas du silence de la solitude, qui est encore un autre problème.
certains aiment, quand ce silence s'installe. d'autres non. (non non, je ne suis pas Normande, promis)
c'est vrai que ça peut devenir franchement pesant, quand les personnes en présence cherchent désespérement un sujet de conversation, sans rien trouver à dire ou demander. le pire (enfin, le pire qui m'est arrivé), c'est quand on est avec des personnes avec qui, en théorie, on s'entend bien, alors qu'en fait, on est complètement indifférent. On se dit alors que bon, quand même, il faudrait sauver les meubles..;mais ce n'est pas toujours facile (surtout quand on est handicapée des sujets de conversations comme je le suis)
Mais en dehors de ces cas, nos relations au silence peuvent être assez diverses (tant mieux, bien sûr). certains les trouveront sans doute gênants, ou pesants. serait-ce par une sorte de peur, de peur du vide (non, là, à mon avis, je fais de l'amalgame avec mes propres peurs), par exemple? ou alors, peur de l'incompréhension, puisqu'on a l'impression de ne pas communiquer à ce moment là? je veux dire, bien sûr, il n'y a pas que les mots pour communiquer, mais quand même...C'est vrai que certains malentendus naissent de ces silences...Mais y'en a pas mal aussi qui viennent des paroles, donc bon.
non, sans rire, je me demande vraiment. Ou alors, peur (ou plutot, impression) de perdre son temps?
Je fais plutot partie des gens qui aiment les silences. ou plutot, disons que ceux-ci ne me gênent pas, et s'il s'installe, c'est rarement moi qui le brise (mais c'est logique, moi, c'est de la parole, dont j'ai peur, je crois). le silence est gênant avec des gens qu'on ne connait pas, ou plutot, avec qui on est de toute façon mal à l'aise (comme je le disais, la recherche désespérée de sujet de conversation n'est pas forcement des plus agréables). mais sinon, je trouve cela assez reposant, parfois.
Bon, forcement, une conversation faite en silence risque de tourner court (non, le langage des signes, ça ne marche pas, c'est comme parler, pas la peine de me faire la remarque). mais disons qu'il n'y a pas besoin de parler (ou d'écouter parler) absolument tout le temps.
Je dis cela, c'est aussi une quetsion d'habitude, et d'acceptation : comme je le disais, je suis presque incapable de maintenir une conversation...le silence devient vite inévitable. il vaut mieux, donc, l'avoir déjà apprivoisé, pour que ce ne soit pas désagréable.
On dit que le silence est d'or. mais après tout, l'or, de nos jours, c'est surtout un truc joli et qui brille, qui a de la valeur, oui, mais surtout celle d'ornement. Le silence (enfin, celui dont jhe parle dans cette note, parce que les types de silences sont multiples, bien sûr) n'est pas un ornement de prix. c'est juste un peu de repos dans un monde où tout doit aller vite, haut, bien, fort.
(mais je répète, je fais l'apologie des instants de silences. Evidemment. pas d'un long silence continu entre des personnes, qui doit quand même finir par devenir très pesant.)
bande-son : benabar
humeur : en vacances demain soir! une semaine sans internet. Une semaine de silence, plus ou moins. je crois que ça va me faire du bien (mais seulement parce que c'est juste une semaine!).
ça comence bien, je ne trouve pas de citations pour illustrer ce que je voulais dire (d'accord, je n'ai pas beaucoup cherché non plus). pourtant, c'est bien, e commencer par une citation. Tant pis bref.
On va mettre un truc moins directement lié, du genre "vivez si vous m'en croyez, n'attendez pas demain, cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie" (avec les épines qui vont avec, sinon, c'est pas drôle)
Donc, le lieu commun du jour, ça va être sur le côté éphémère des plaisirs (plus que des douleurs, ce qui est proprement injuste), et sur ce que ça implque (ou non).
Non, c'est vrai, quoi, vous êtes tous au courant : on mange une tarte au chocolat. c'est très bon. On sait pertinement ce qu'on risque (poids, crise de foie), mais on la mange quand même. et puis on la finit, on n'a plus le plaisir de la tarte et on a effectivement la crise de foie. Fin de l'anecdote de comparaison.
Et même en dehors de la crise de foie : cette tarte au chocolat, c'est une sorte d'instant de grâce au milieu de la bouillie ordinaire : en la mangeant, on le sait : ce n'est pas avant longtemps, très longtemps, qu'on n'en mangera pas une pareille (tenez, ça me fait penser à un passage d'Asimov : à un moment, les personnages goûtent une sorte de gourmandise, on va dire : des sphères au goût magnifique, chaque fois différent, et qu'on ne peut reproduire d'une fois sur l'autre. c'est super, mais hyper frustrant : quand on en goûte une encore meilleure que les autres, on sait qu'on ne la retrouvera jamais. ça dure quelques secondes, et puis...). Et après, forcément, c'est un peu dur d'y revenir, à la bouillie, puisqu'on sait que la tarte existe, qu'elle est meilleure, mais plus pour toi.
Voilà, plaisirs ponctuels donc, la plupart du temps, qui entraînent des douleurs type (par exemple, quand on parle de miam) crise de foie, frustration, autres.
Là, comme d'hab', j'ai pas l'air fin : je ne sais plus où je voulais en venir.
le côté éphémère de la plupart des plaisirs est ce qui a servi d'argumentation aux jansénistes (ça, c'est pour faire bien, mais bien sûr, y'a pas qu'eux) les plus austères. a l'inverse, le même argument a servi aux fameux carpe diemiste.
Et là, vous me voyez peut-être déjà) venir avec mes gros sabots : eh oui, sens de la vie, tout ça. ouais ouais, je sais, désolée. Je crois que je ne m'en débarasserais pas aussi facilement que cela, de tout cela.
Sens à la vie, donc. Et notre couple plaisir/douleurs (celles qui en découlent, pour ce qui nous concerne là)
Si j'ai bien compris, l'idée qui court actuellement est plutot de dire que la vie (et les vies individuelles en particulier) n'ont pas de "sens", pas de raison, qu'elles sont là, tant mieux, et que si ce n'était pas le cas, tant pis. faisons donc notre possible pour que la notre dans un premier temps, celle des autres ensuite, soit le moins désagréable possible.
Cela pousse donc plutot, effectivement, à rechercher dans la mesure du possible les plaisirs, en faisant gaffe quand même à la crise de foie. Vivre comme si on allait mourir demain... mais dans l'idéal, pas complètement quand même (puisqu'on essaie quand même un minimum de réfléchir aux conséquences de nos actes).
Si seulement il y avait une direction à suivre, dans tout cela, ce serait plus simple. encore que, parce qu'on trouverait le moyen de râler parce qu'on arrive pas à y aller, dans le sens qu'il faudrait.
Bref.
tout ça pour dire quoi, en résumé, à part ce qu'on sait tous?
Finalement, s'il y a une conclusion, ce serait qu'il faut savoir garder mesure en toute chose, mais pas trop quand même parce qu'il faut toujours un grain de folie? (j'ai failli mettre "un peu de sel", mais...) Mais comment déterminer le pas trop quand même? A la mesure de la souffrance possiblement engendrée? Pour ma part, je le sais de plus en plus, quand une possible tarte au chocolat se présente, je me refuse de penser à la crise de foie, et encore moins au fait que ce sera dur de revenir à la salade quotidienne...Mais je pleurniche quand même quand la crise ou la salade revient.
En fait, voilà, tout ça pour ça. une vulgaire pleurnicherie.
Alors, on est censés faire quoi? (de toute façon, je pourrais finir chacune de mes notes comme cela)
(oui, je sais, on n'est censés rien du tout, à part se démerder tout seul pour faire, ou non, quelque chose, ou non, de sa vie.)
bande-son: une chanson bizarre à propos de cellulite
humeur : j'ai enfin dormi, cette nuit. Comme ça, au lieu de dormir au boulot, je peux écrire une note:p (mais si mais si, il m'arrive de bosser, quand même...de temps en temps...) (nan, sans rire, vious allez pas me croire, mais ça fait du bien, de dormir, des fois. si si)
exclamation du moment : ben mince, ils mettent quoi, dans les bonbons qui fondent pas dans la main? nan, parce qu'effectivement, par cette chaleur, ils ne fondent pas! Pour une fois, ce n'est aps de la publicité mensongère.
Amusant parce qu'on ne peut s'empêcher de comparer, évidemment.
Sans m'en rendre compte, je me suis habituée aux couleurs romaines. Aux maisons peintes. A la lumière particulière, si belle en fin de soirée (enfin, pas en été).
Et puis, moi qui crachais tant sur les églises baroques, toutes en marbres colorés, finalement, je le sregretterai presque...parce qu'ici, tout est gris. Bon, d'accord, je n'ai peut-être pas choisi la meilleure église pour une première visite (St Sulpice), mais quand même...(je n'aime décidemment pas les sensibilités artistiques du 18e-19e siècles, ça se cofirme, surtout après avoir vu les beautés de caravages et autres Giotto...)
Mais bon, à St Sulpice, il y a quand même un Delacroix que j'aime bien, le combat de Jacob et de l'Ange. (Bon, je ne vous le met qu'en lien, je ne peux pas insérer d'images depuis ce poste). J'aime bien ce passage de la Bible. Surtout si on l'interprête comme un combat contre la vie, ou pour la vie, au choix. Comme un combat perdu d'avance, ou on ne fait que se débattre, et où, pourtant, on gagne tellement plus...
On peut aussi voir cela comme un combat contre soi même, où on se débat toute la nuit (et au matin, le loup l'a mangée. Euh, non, pardon, je confond), toute la vie, plus ou moins inutilement...A quoi bon se battre contre soi-même? j'ai pourtant l'impression de le faire si souvent...
Bon, à Saint-Sulpice, ils ont aussi été obligés de rajouter un tas de baratin du style "le Da Vinci dit que patati...nous, on dit que patata..." ça m'a amusée, même si je n'ai pas (pas encore) lu le bouquin.
Donc voilà, je pense que bientôt, il faudra que je me réfugie au Louvre ou à Notre dame, pour voir des choses plus proches de ma sensibilité (mais ça fait déjà un mois que je dis cela...)
bande-son : marche funèbre, de saint saens : j'ai aussi visité les catacombes...C'est marrant, ça m'a plus fait impression cette fois que il y a quatre ans, quand je les avais visitées pour la première fois...Là aussi, on retrouve les goûts un peu glauques des 18e et 19e siècles, d'ailleurs.
humeur : prise de tête, encore et toujours...Que de tournage en rond pour aps grand chose...
"la vie est trop courte pour être petite" (devise de B. Disraeli (non, je ne sais pas qui c'est (non, je n'ai pas cherché non plus)))
"On ne peut donner que deux choses à ses enfants : des racines et des ailes" (proverbe juif)
"le plus difficile n'est pas de faire son devvoir, c'est de savoir où il se place" (Jean de la Varende (enfin, il parait))
"Ajoutez deux lettres à Paris : c'est le paradis" (Jules Renard) (euh, j'ignorais, moi, qu'il existait deux villes qui portaient ce nom...Ou alors, on a oublié de me prévenir que le paradis, c'était la fournaise (et l'enfer c'est quoi, la petite source fraîche?))
"On n'a jamais vu tant de magasins d'habillement à Paris, et jamais les filles n'ont été si peu vêtues" (Jean Mistler) (ouais, mais bon, vous avez vu le temps qu'il fait, aussi?)
humeur of the instant : contente que la pièce où je travaille (dans la journée) soit relativement fraîche...ça me plaira moins cet hiver, mais en attendant, c'est bien.
bande-son : Mononoké, oui, je sais, ça fait un peu répétitif, mais bon...
il faut dire aussi que je suis tombée un peu par hasard (mais juste un peu) sur un texte traitant de bêtises du genre "la famille et les enfants".
Bref, tout ça pour se poser une question ,une de plus, qui en entraîne d'autres, d'autres en plus.
Le texte que je lisais, en gros, se demandait sur le pourquoi du comment que les gens faisaient des enfants. Dans nos société occidentales, je veux dire.
Si j'ai bien compris, la France a sur le sujet une position un peu particulière, puisque des bébés, on en fait. Les femmes qui leur donnent le jour sont juste plus âgées qu'avant.
mais pourquoi ces enfants?
Par instinct?
Pour perpétuer l'espèce (mais de manière plus consciente que le simple instinct)?
Pour son "plaisir"?
pour "construire" en couple ? : l'enfant semble en effet habituellement la suite logique de la vie de couple
Pour ne pas mourir? pour avoir l'impression de laisser une "oeuvre" derrière soi?
Parce que c'est un schéma fortement conseillé par la société, tout simplement? (je ne vais pas dire imposé, puisque ce n'est plus le cas, mais quand même...Enfin, cela dépend aussi des "classes sociales" (j'insiste sur les guillemets, hein)
Plein de choses parmis celles-ci?
Autres?
Et à l'inverse, pourquoi ne pas en avoir, que l'on soit célibataire ou un couple (en couple, plutôt, mes excuses)?
Difficultés économiques, bien sûr, mais cela n'est évidemment pas la seule raison. pas pour tout le monde, je veux dire (si les difficultés économiques étaient contraceptives, ça se saurait:p)
Dégoût pour les grochouignards chouineurs? et puis, pas de temps à leur accorder, de toute façon?
Décision que la Terre est déjà trop peuplée, et puis regardez l'humanité, pas envie d'en rajouter? Que la vie c'est une merde, alors pauvre gamin, on va pas lui faire ce cadeau trop empoisonné? Qu'on en a bouffé, et qu'on veut pas que nos enfants fassent de même?
pour ne pas faire "comme les autres"?
Simplement par goût de la solitude? Pour des raisons de célibat, désiré ou non, consacré ou non (là, je parle des soeurs/moines/prêtres/etc)?
Un peu de tout ça?
Autre?
je parle d'un sujet que je connais vraiment bien mal...D'ailleurs, c'est peut-être pour cela, toutes ces questions...
Parce que forcément, on en arrive au "et moi, dans tout ça"? "Quel sens je veux donner à ma vie?" et autres conneries du genre.
Je ne suis pas certaine que vivre uniquement au présent soit une solution...De même qu'il ne faut pas vivre uniquement au passé ou au futur. Mais inévitablement, on passe par des prises de tête, dont on se demande toujours si elles sont bien utiles...
humeur : cf plus haut
bande-son : Mononoke hime



