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Lundi 28 août 2006
Vivez, si vous m'en croyez, n'attendez pas demain
cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie

Des incitations à "vivre", ce n'est pas cela qui manque. Il faut profiter de sa jeunesse. Il faut carper le diem. Parce que "si tu t'imagines, fillette fillette, que ça va durer toujours la saison des amours, ce que tu te gourres (fillette, fillette), ce que tu te gourres"! Alors grouille-toi, fillette fillette, parce que quand tu seras bien vieille, le soir à ta chandelle, eh ben, tu regretteras que Ronsard, autrefois, il te trouvait belle, mais que maintenant, il est parti (bel euphémisme pour le" je serai sous terre fantôme sans os" du poème original), et que tu te retrouves au foyer vieille acroupie.

Bref, Ronsard et les autres, ils nous conseillent fortement de vivre. Donc.
Sauf que vivre, en soi, ça ne semble pas bien difficile. Je veux dire, jeune ou vieux, a priori, on fait ça relativement bien. puisque sinon, on serait mort (vous allez me dire, il y a plus de morts que de vivants en ce bas monde, mais quand même).
Respirer, ça va, c'est une chose que je maîtrise relativement bien. des fois, j'arrive même à faire autre chose en même temps, c'est dire. Bon, après un effort, c'est parfois un peu plus problématique, mais quand même.

On peut donc imaginer que ce n'est pas vraiment cela que conseillent la Pléiade et ses comparses.
mais alors, vivre, c'est quoi? (ben oui, moi, je suis une bonne fille, je veux suivre les conseils de mes amis les poètes)

On pourrait dire que vivre, c'est souffrir. Ben oui, on le dit bien : au moins, si tu souffres, c'est que tu es vivant. A ce propos, j'aime assez la chanson de Goldman, où il dit "on apprend tout de ses souffrances, moi j'ai su deux choses après toi (...), je suis plus vivant que je crois". Enfin bon, bref, refermons la parenthèse). Je disais donc qu'on pourrait dire que c'st souffrir. Yes, but, cela m'étonnerait qu'ils conseillent cela. parce que souffrir, c'est désagréable. Ah oui, vous étiez au courant, vous aussi? Et je ne pense pas que la Ronsard et ses amis aiment trop souffrir volontairement juste pour dire que. au contraire, même.

Au contraire? Vous avez dit au contraire?
le contraire de la souffrance, c'est quoi? Ah oui, le plaisir. On reste dans le physique, donc.
C'est vrai que le plaisir aussi, fait se sentir vivant. Oh, des fois, une simple tablette de chocolat suffit.
le plaisir est éphémère? oui, mais son souvenir est éternel...et ma foi, s'il est moins "vif" que le plaisir lui-même, il est parfois plus doux, aussi...ce qui n'est pas négligeable, en ce monde de brutes.

Ou alors, c'est carrement du bonheur, dont ils parlent? mais déjà, il faudrait savoir ce que c'est, le bonheur... Parce que bon, l'humain est ainsi fait qu'il n'est jamais satisfait, etc etc. Alors être heureux...
Le bonheur, ce ne serait pas simplement une suite de plaisirs, alors? pas forcement trop rapprochés, histoire de ne pas tomber dans le "toujours plus", mais simplement égrénés, ainsi, au fil des jours et du temps?
Enfin bon, je laisse la question posée, parce que sur le sujet du bonheur, il en faudrait une note entière.

Bref. Si j'ai bien compris (mais je suis loin d'avoir égrené toutes les possibilités), ce qu'ils recommandent, c'est le plaisir. Même que Ronsard, il a habilement utilisé le mot "rose" pour rappeler les épines. C'est le côté gueule de bois, c'est le côté "il faut se méfier de ses désirs" dont nous parlions (quand je disais qu'il fallait suivre...)

Tout ça pour dire que : voilà, je veux vivre, parce que je suis une brave fille qui suit le conseils de ses ainés (bon, de préférence s'ils s'appellent Ronsard et Queneau, c'est sûr). Diemons donc la carpe, et comme ça, quand je serais bien vieille, ben euh...euh..je serais peut-être accroupie seule à mon foyer, mais je me la jouerais Epicure, et je me souviendrais tellement bien des bons souvenirs que ce sera pas grave (je sais, j'ai de l'espoir...ça ne se passera certainement pas aussi bien, et ce sera certainement plus grave que cela. mais bon, zut.)

De toute façon, la cage que je m'étais construite est toujours là, bien sécurisante, et je pourrais toujours m'y enfermer à pleurnicher à la moindre épine...

(note pour moi-même : faire un brouillon, ça pourrait servir, des fois, parce que là, la note, elle a pris un aspect complètement différent que ce qui était prévu...)

bande-son : euh, le bonheur ça s'trouve pas en lingot, mais en petite monnaie, Benabar, ça me semble tout indiqué.
humeur : le bonheur ça s'trouve pas en lingot mais en ptite monnaie, me semble tout aussi indiqué
(je sais, j'ai tendance à me répéter d'une note à l'autre, on fait ce qu'on peut hein...je tourne en rond et en carré, entre bleu clair et bleu foncé. scoop.)

Samedi 26 août 2006
Bon, j'ai enfin repris un cycle de visites. Cet après-midi, ce fut le musée Guimet, ou musée des arts orientaux, qui est très intéressant, mais comme je n'y connais pas grand chose, je ne sais pas si je vais en retenir grand chose.
Par contre, j'ai commencé l'autre jour par un lieu que je maîtrise plus : Le Louvre. De toute façon, je me devais de commencer par lui, ne serait-ce que pour saluer le vieux Caravage, et faire le lien avec mon séjour Romain.
La Caravage parisien, c'est quand même la diseuse de bonne aventure. Voyez plutot :
Il s'est retrouvé là parce qu'il a été donné par Pamphili (qui avait une sacrée collection, conservée à Rome dans le palais du même nom) à Louis XIV.(Pamphili, nom béni...)

Ce qui est souvent intéressant chez Merisi (le vrai nom de Caravage, c'est Michelangelo Merisi), outre la lumière, ce sont les regards. Il sait parfaitement planter des regards les uns dans les autres, ou les faire s'éviter, au contraire. je trouve que ces deux-ci sont assez denses. Même si on ne doit aps lire la même chose dans les deux, évidement. Le regardd naïf et confiant du jeune riche, qui ne voit qu'une fille à mater, la considérant certainement comme inférieure(et donc, il peut se permetre, vous comprenez...(enfin, là, c'est moi qui interprête)). il ne se rend pas compte que la bohémienne est en train d elui voler sa bague. elle le regarde, elle, sans doute pour vérifier qu'il ne se doute de rien, justement...Ou pour détourner son attention (j'imagine qu'elle lui parle, en même, lui dit la bonne aventure, justement).
J'aime bien aussi les couleurs, qui ne sont pas vraiment vives, mais moins sombres quand même que sur certaines oeuvres du Maître. Il parait que le rayon de lumière est posé sur le jeune homme, pour distinguer le "bien" de l'innocence par rapport au "mal" et à la duplicité de la jeune femme. Mais je me demande dans quelle mesure Caravage a fait cela comme un compromis par rapport à ce qu'il pouvait faire étant donné le statut de l'artiste à l'époque, et ce qu'il voulait vraiment (je dis ça étant donné la réputation assez sulfurique du personnage). Mais bon, ça, il y a peu de chances pour qu'on le sache un jour, ce qui est très bien.
On pourrait certainement dire plein d'autres choses, mais pour ma part, cela me suffit. Vive Caravage.

Bon, et à propos de visite : si vous avez toujours envie de faire quelque chose ensemble, je propose (non, j'impose, mais on peut en discuter) la date du samedi 9 septembre. Pour le programme, par contre, je vous laisse. moi, j'aurai bien aimé faire genre une visite d'expo ou de musée (il faudrait voir laquelle avec les éventuels interessés), et puis, soit un repas, soit ben je sais pas, juste un apéro? Bien entendu, il y aurait moyen de faire juste une des deux choses.
Bref, tout ça pour dire : si certains sont encore partants, ce serait sympa de m'envoyer un mail pour qu'on décide de tout cela ensemble. Ou qu'on décide de ne rien faire, mais ensemble aussi. Si la date ne vous convient vraiment pas mais que vous vous suicidez si ça se fait sans vous, prévenez moi aussi : je m'en voudrais d'avoir votre mort sur la conscience, quand même.

humeur du moment : peurs peurs peurs. Toujours les mêmes, toujours différentes. Questionnements qui reviennent, et même chose. Le sens de la vie, le pourquoi du comment, le est-ce que un jour, le...
angoisse de l'abandon avant tout, de la solitude, du vide, peur du temps...il y a de quoi faire...Et je ne peux pas me dire qu'il ne faut pas y penser parce qu'au contraire, il faut y penser, il faut juste être capable de ne pas être paralysée par cela.

bande-son : Mon macabre (je ne sais pas de qui)

Mardi 22 août 2006
Cher Dieu,

J'espère que tu vas bien. moi ça, va.

Aujourd'hui, j'ai bien travaillé. Bon, d'accord, j'ai essayé. je ne sais pas pourquoi tu m'as foutu cette incapacité à me concentrer longtemps (comment ça, je ne fais que chercher une excuse?), mais ce n'est vraiment pas pratique.
En même temps, si tu avais conçu l'être humain pour être pratique, ça se saurait. C'est vrai qu'il y a quelques bonnes trouvailles, mais quand même. Peut mieux faire. D'ailleurs, j'espère que tu t'es amélioré depuis.J'imagine quand même que tu n'en es pas resté là ;tu as dû aller bosser sur une autre planète. Peut-être même que c'est pour cela qu'on ne te voit plus trop dans ces contrées.

Enfin bon, bref, j'arrête, sinon, tu vas dire que je me plains toujours. Ce qui ne serait pas faux, d'ailleurs. Mais aussi, avec toi, j'en profite, tu es d'une patience infinie, non? Ah? Non? Ah? C'est pour ça, toutes les merdes qu'on a sur le dos? mais je croyais que ce n'était pas toi, que c'était les humains qui, patati and patata, étaient très vilains. Quoi, "justement"? Tu les as fait vilains pour te venger? Non? ben quoi, alors? Ah! Tu les as fait libres (et inégaux) et intelligents, dans cet unique but? Note que ça a bien marché...Ouais, comme tu as quand même un bon fond, tu leur a quand même donné aussi l'humour. En même temps, c'était le seul moyen pour qu'ils survivent un minimum, hein...C'était vital, avec tout ce que leur as mis sur le dos.

Alors non, ne t'inquiète pas, je ne viens pas pour te demander une ou des faveurs. On a sa dignité. déjà, demander, c'est pas facile, mais alors, à un être qu'on estime inexistant (à part dans le discours), faut pas pousser, non plus. Oui, d'accord, je pourrais parier quand même. Mais non, en fait. pis j'aime pas les paris. Et je ne suis pas certaine que j'y gagnerai tant que cela, de toute façon.

Non, pas une faveur.

Bon, je pourrais aussi te faire une petite louange, au passage. Te remercier parce que malgré tout, les mois que je viens de passer n'ont pas franchement été désagréables, c'est le moins que l'on puisse dire. il paraît même que j'ai bonne mine, c'est dire.
mais le problème, c'est que je ne suis pas persuadée que ce soit grâce à toi. Oh, bien sûr, si tu existes (on sait jamais hein), tu as joué sur un truc : tu as créé la vie, il y a fort longtemps, et ces mois en sont le fruit. mais bon, excuse-moi, mais j'appelle ça se glorifier pour un truc effectué il y a des millénaires. Je reconnais que c'est une belle oeuvre. Etrange, passionante, palpitant, mystérieuse, tout pour plaire, quoi. Mais est-ce vraiment une raison? regarde donc tes camarades, sur le Disque-Monde...Ils sont quand même dans l'ensemble moins ambitieux que toi. Au moins, ils ne s'estiment pas uniques. Remarque, je sais pas, peut-être que toi non plus, tu ne t'estimes pas unique. seuls tes fidèles, le pensent. Mais permets-moi de te dire que niveau communication, uil est pas au top, ton système. Même avec un blog, on fait mieux passer ce qu'on veut exprimer, ce qui n'est pas peu dire.

C'est vrai, je pourrais aussi te raconter ma vie. Te poser mes questions. Mais bon, ma vie, tu la connais, et mes questions aussi. Si tu avais voulu m'aider pour les réponses, ce serait fait. D'accord, tu ruses, en fait, tu m'aides mais tu ne le dis pas que c'est toi. Et ben, permets moi de te dire que je suis aveugle et que cela ne sert à rien. Tu peux rigoler et dire que je verrai quand je serais grande, tiens. ça t'amuse, en plus. Ah, je vous jure, les Dieu...Sous prétexte qu'ils vous ont fait, ils se croient supérieurs. Eh ben moi, je ne suis pas d'accord. Na.

Bon, enfin, voilà, quoi. Tout ça pour dire alors que je n'ai rien à dire? Ouais, comme d'habitude, hein...

Ah si, une chose. Je pourrais quand même te confier tous ceux que j'aime, mes amis, mes amants, mes amours, mes emmerdes, ma famille et surtout (surtout) mon chat. En même temps, vu comment tu t'occupes des gens, j'hésite un peu. Tu m'en veux pas, hein? je te redirais ça plus tard, de toute façon.

à plus, donc? bise, en tous cas

Sel

humeur : euh..non non, promis, je n'ai rien bu. D'autre que de l'eau.(et la note ci dessous tient toujours)
bande-son : JJ
Dimanche 20 août 2006
Et voilà, cela va bientôt faire deux mois que je suis dans la ville des Lumières (enfin, il faut le dire vite, parce que l'autre soir, la nuit tombait et les lampadaires ne s'allumaient pas. ça a peut-être son charme, n'empêche, j'étais contente de ne pas être seule).
Deux mois dont je ne suis ma foi pas mécontente, à part que le mois d'aout aurait pu avoir le bon goût de nous donner un peu plus de soleil ; mais bon, on ne peut pas tout avoir, comme on dit.

Et puis bon, c'est peut-être l'effet pizza au saumon/Chianti/tarte au chocolat de l'autre soir (pas dégueu du tout, le menu, et d'autant meilleur quand on sait de quoi se composent mes repas en temps normal), ou alors, c'est juste que j'ai senti mes chères idées noires se repointer, et que je compte bien me battre dès le début, cette fois-ci, mais il m'est venu une idée. Oui oui, une idée. Je sais, ça fait bizarre, quand on entend cela la première fois, mais je vous jure que c'est le cas.
Maintenant, si c'est une bonne idée ou non, ce sera à vous de me le dire.

Voilà, je me suis souvenu des nombreux comptes-rendus de rencontres interblogueurs pendant que moi, j'étais loin. Je me suis dit que depuis que j'étais en France, il n'y avait plus eu de compte-rendu de cette sorte (du moins, à ma connaissance), et que ce n'était pas drôle. je me suis dit que vous, amis (si si, même toi, là, au fond, je t'ai vu, pas la peine de te cacher) lecteurs de passage ou non, vous ne rêviez que d'une chose, faire la rencontre de la rédactrice de ces pages (vous ne vous en souvenez pas? c'est normal, on ne se souvient jamais de ses rêves). je me suis même dit que ça m'amusait de jouer l'agence matrimoniale, et que si ça se trouve, des couples tous beaux se formeraient, comme (il me semble, corrigez moi si je me trompe) cela était arrivé suite à l'apéroblog organisé en janvier par LBA. pour finir, ça me ferait plaisir de voir ceux que je ne connais pas, et puis ceux que je connais aussi. je me suis dit que de toute façon, maintenant mon "anonymat" est mort, que je dois me censurer tout le temps, alors qu'au point où j'en suis, autant voir les gens, dans la mesure du possible. je me suis dit que j'avais râté le dernier défi que je m'étais lancé (et je ne parle pas du légionnaire), et que je ne voulais pas rester là dessus.


Bref, je me suis  dit plein de choses, et une question s'imposait :au lieu de faire des pique nique blog virtuels, et si on se faisait un non pique nique (vu le temps) non blog (parce que, après tout, pourquoi se cantonner au blog, qui n'est qu'un moyen de communication) non virtuel (c'est même le but de l'opération)?

Donc voilà l'idée générale. Pour le reste, je vous écoute. si certains sont partants ou non (Parisiens ou non - j'insiste -  je peux peut-être trouver le moyen de loger quelqu'uns qui devraient passer la nuit à Paris du coup (ben oui, comme je le disais, j'ai souffert d'être loin, donc bon...)), si oui, pour quoi (manger, visiter, boire (mais pas trop, j'ai une réputation à tenir, mince)), avec qui (à voir par commentaires et mails) et quand (je proposerai bien le week-end prochain, mais j'imagine que ça va être juste).

Je ne sais pas du tout ce que vous pouvez en penser, alors n'hésitez pas à le dire (si vous pouviez éviter les insultes, ça m'arrangerait, quand même. De même pour le sang. )

bande-son : la stagione del'amore tornerà. Battiato.

humeur : coup de tête, comme je le disais. Des fois, ça ne donne pas de supers résultats. tant pis.
Jeudi 17 août 2006
"Méfie-toi de ce que tu désires"
C'était une phrase qu'on m'avait sortie, il y a longtemps.

Méfie-toi de ce que tu désires...pourquoi? parce que c'est dangereux? parce qu'on risque d'agir sur une impulsion, et donc, de mal agir (pour nous ou d'autres?)
Parce qu'on ne désire pas toujours notre bien, finalement? Enfin, qu'on ne se rend pas compte que ce n'est pas notre bien que de désirer cela?

Je ne sais même plus pourquoi on m'avait dit cela... mais la phrase me revient, ogni tanto (de temps en temps, quoi (en plus, je vous fait des cours d'italien, je suis vraiment trop gentille).

Alors je vous demande : vous en pensez quoi, vous?


Et aucun rapport, mais j'enchaîne sur une citation que j'ai retrouvée, tirée d'Oceano Mare, un roman de Baricco que j'ai beaucoup aimé (peut-être même que je l'avais déjà cité, d'ailleurs, et si c'est le cas, toutes mes excuses) : "C'est une belle manière de se perdre, que de se perdre dans les bras l'un de l'autre."

humeur : mitigée. En plus, fait pas beau. mais bon, y'a des affiches de Nausicca dans le métro, rien que cela, ça remet de bonne humeur au moins quelques minutes...
bande-son : On your mark
 
 
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