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Vendredi 29 septembre 2006

Dimanche prochain, c'est la fête juive de Yom Kippur. je le sais parce que j'ai une copine juive (si si, ça arrive à des gens très bien (je te supplie, cher lecteur, de ne pas prendre mal cette dernière remarque dont l'humour glacé et sophistiqué ne peut que te tordre de rire)).
De cette copine, j'ai reçu cette semaine un mail, qu'elle envoyait en même temps à un certain nombre de personnes, expliquant que justement, cette fête était la fête du pardon, et que pour cela, il est bon de se faire pardonner personellement par Dieu et par les gens contre qui on aurait "fauté" (désolée, c'est le vocabulaire chrétien qui me vient naturellement...On ne refait pas des années de réflexes. je vaisessayer de faire attention, mais ce n'est pas facile). et que donc, elle envoyait ce mail pour en discuter, pour qu'on dise "oui, là, je trouve que tu devrais te faire pardonner".

ce mail ne m'a vraiment pas laissée indifférente.
la première chose que je me suis dite, c'est "quand même, franchement, les religions nous font faire des choses bien bizarres".
la deuxième, quelques jours après "En tous cas, c'est certain, jamais je ferais une chose pareille."
la troisième, encore un peu après "'tain, et pourtant, des choses à me faire pardonner, j'en aurais tant..."

Le pardon, on pourrait en parler. Je n'ose pas trop, parce que dans le genre sujet casse-gueule, c'est quand même grattiné. et puis, en tant que bonne ex-chrétienne bien culpabilisée, c'est un sujet sur lequel je ne suis pas hyper à l'aise. En plus, justement, on parle d'une fête juive (ça m'intéresserait aussi de savoir ce qu'il peut en être dans d'autres religions) alors que moi, je ne connais que le côté chrétien (voire catholique) de l'affaire. Ce qui fait peu.

Mais les trois réactions citées ci-dessus résument assez bien ce que je ressens de tout cela, à l'heure actuelle du moins. En grande partie le rejet, donc. même si j'apprécie la démarche et je la trouve très courageuse (et justement, je n'ai pas le même courage (d'où rejet, peut-être en partie dû à la honte))

On pourrait aussi partir sur de grands raisonnements pseudo philosophiques du style "le pardon, l'excuse, quelles sont les différenecs pourquoi comment", "le pardon et le sacré", des trucs comme ça; On pourrait, mais paresse et lâcheté, tu nous tiens bien. 

Donc bon, voilà, encore une fois, un sujet en vrac, sur lequel je ne sais moi-même pas bien réfléchir. juste une piste, parce que je ne sais pas aller au-delà (pardonnez-moi...). je me réserve le droit d'éditer si je trouve des choses à ajouter, d'ailleurs.
EDIT : oui, en voilà déjà un. le pardon, c'est aussi le pardon à soi-même, il me semble. Il est peut-être aussi nécessaire que les autres. Vous savez, quoi, reconnaître que vous faites des conneries, que là, vous merdez. Qu'il faut bien l'accepter, et surtout, en accepter les conséquences. Et vous promettre (mais les promesses n'engagent que...), bien entendu, de faire mieux une éventuelle prochaîne fois.
Et puis, le pardon, c'est comme tout : c'est avant tout une affaire de "non-excès". ni dans un sens, ni dans l'autre. et ce n'est jamais facile.

Au fait, cette fille, je n'ai rien à lui reprocher, d'ailleurs. Au contraire, même. On a passé un chouette mois de juillet au foyer, où elle logeait en même temps que moi. je vais lui dire, tiens. je suis bien plus douée en remerciements (et encore...) qu'en demandes de pardons.

humeur : indescripitible. Un joyeux mélange. Et puis pardons, bien sûr, puisque c'est de saison. et puis mercis, aussi, parce que ça ne fait jamais de mal. (les deux n'étant pas incompatibles, bien entendu)

bande-son : donne (toudoudou), in cerca di guai... Zucchero (ce qui signifie : "femmes, à la recherche d'ennuis" (enfin, si j'ai bien compris (s'il y a des italianisants parmis vous, merci de vous manifester))). Pff.)

 

Mardi 26 septembre 2006
Depuis quelques jours, j'ai la télévision chez moi. Cela faisait des années que cela ne m'était pas vraiment arrivé, sauf si on prend en compte les diverses télévisions communautaires que j'ai pu zieuter de temps en temps, pour de grands évènements type finale de la coupe du monde de football. Si si, grand évènement. La preuve, ça a donné lieu à des questions sur monlegionnaire, c'est dire.

Comme il se doit, la première chose que je fais en arrivant chez moi, c'est l'allumer, la télé. Oui, vous savez, la présence, tout ça. Tenez-vous bien, je l'allume même avant l'ordinateur, ce qui fait un sacré renversement de situation. Bon, en général, il suit assez rapidement, mais quand même. En même temps, c'est assez logique, puisque la télé se trouve chez moi entre la porte et l'ordinateur. Il est certainement trop fatigant d'aller du premier coup à l'ordinateur (dans mon si graaaaand studio:p), donc, étape en allumant la télé.
(désolée, j'en rajoute, mais ça fait tellement de bien de dire "mon" studio, même s'il n'a absolument rien en ma propriété)

Bref, tout ça, c'était pour raconter un truc, à la base.
Ah oui.
Du geste absent devenu habituel à tout plein de gens, j'allumais donc la fameuse lucarne à blaireaux, tout à l'heure.
Je tombe sur un documentaire très sérieux sur les momies chaispasquoi. je regarde un instant, étonnée. Imaginez donc : j'étais persuadée d'avoir mis la chaîne première du nom...Je me suis dis que ben comme quoi, il ne fallait pas parler trop vite de ce qu'on ne connaissait pas, que je ne regardais jamais la chaîne en question, surtout à cette heure-ci, et que c'était certainement un tort...

Bon, j'avoue, je n'ai pas regardé jusqu'à la fin le documentaire en question. Les momies, c'est gentil, mais c'est un peu mortel (avouez, on ne vous l'avait jamais faite, celle-là, hein hein hein). Et du même geste absent, Sel d'appuyer sur le bouton.
Et de s'apercevoir qu'elle n'était pas sur la chaîne première, mais bien sur la chaîne franco-allemande, presque cinquième de nom.
(oui, bon, j'aurai pu m'en rendre compte avant. mais il n'y avait pas (à mon souvenir) de logo de chaîne, pis tout était en français)

Et de pousser un soupir.
Soulagement : tout rentrait dans l'ordre.
Déception : ça aurait pu être une bonne surprise, quand même...

Non non, décidemment, pendant ces quelques années, je ne sais pas s'il s'est passé grand chose, dans la petite boîte...

bande-son : la stagione delle'amore tornerà. Con le paure, le scomesse, stavolta, quanto durerà? Dal grande Franco Battiato

humeur : amusée
Dimanche 24 septembre 2006
Pff, et voilà. ce qui devait arriver est arrivé.C'est terrible, c'est affreux...C'est le destin.
Les dieux ou le Dieu, ou autres, les éléments, la nature tout entière, tous ont conspiré pour en arriver là.

Comme le rappelle si bien mais si méchemment Le PLume dans une dernière note, c'est désormais officiel.
Les jours sont désormais plus courts que les nuits. et ce, pour longtemps.
Ouin. Bouh.

Même les mûres sont finies et je ne les ai pas vues passer. 
Je n'ai pas vu de colchiques, pour signer la fin de l'été.
Le mois de septembre a été somme toute doux et agréable.
Bref, l'automne m'a prise par surprise, le traître.

Rendez-nous nos longues soirées d'été!
*caprice* pis j'ai pas envie de partir au travail le matin alors qu'il fait encore nuit (je sais, on n'y est pas encore, mais quelque chose me dit qu'un jour ou l'autre, j'y aurais droit)

Pis je n'aime pas l'idée de devoir bientôt ranger mes sandales.
pis j'aime pas mes vêtements d'hiver.
Pis bouh. -quetin, comme me l'a di bien rappelé mon frère hier.

J'entame mon hibernation, rendez-vous dans six mois, quand de nouveau on aura une saison acceptable et digne de ce nom.

humeur : bon, en attendant, il y a un peu de soleil. tout n'est pas perdu, peut-être même qu'un jour nous verrons les oiseaux, vive les oiseaux
EDIT : il faut que j'exprime quand même le sourire béat qui se dessine sur mon visage à cette annonce de ma moman : ma tante a montré Mon Voisin Totoro à mes petits cousins (six et neuf ans). Et ils ont beaucoup aimé. J'adore mes petits cousins. J'adore qu'on aime bien mon Mon voisin Totoro.

bande-son : bouh, ben c'est la fin de l'étéééé
Jeudi 21 septembre 2006

J'essaie de me soigner, mais je suis une grande paniqueuse devant l'Eternel. Derrière aussi. Enfin, Eternel ou pas, en fait, ça revient au même.

Tenez, encore il y a quelques jours, j'ai embêté mon monde avec une sombre histoire de billets de train, qui va finalement se résoudre sans trop trop de dégâts.
je m'énerve pour un rien qui cloche.
je panique (enfin, moins maintenant, comme je le disais, je me soigne) dès que quelqu'un qui a l'habitude de donner des nouvelles n'en donne plus, comme si ce manque de nouvelles était forcement dû au fait qu'il/elle venait de trépaser dans d'affeuses souffrances (pour l'instant, ça n'a jamais été le cas, en fait)

Et en ce moment, je viens de me rendre compte que j'ai bien fait d'écrire cette note ce qui m'a fait regarder la date et voir que j'étais en train de rater l'anniversaire de ma maman que j'aime vois le mois de septembre défiler aussi vite que juillet l'a fait avant lui (aout aussi, mais il faisait pas beau, alors, ça compte pas). ce qui m'effraie, ce n'est pas le temps qui passe, ou je ne sais quoi. je ne me sens pas encore vieillir, et j'essaie d'en profiter.
Non, ce qui m'angoisse, c'est juste que dans un peu plus de trois mois, il faudra retourner dans la lointaine Rome. oh, je sais, trois mois, c'est beaucoup, finalement. j'ai bien le temps d'être dégouttée de Paris d'ici là. Oh, je sais bis, à Rome, la prochaîne fois, je me débrouillerai mieux, et je me ferais des tas d'amis, comme dans les dessins-animés (Gaby gaby gaby gaby, l'ami l'ami...etc etc)
Et puis, mine de rien, des amis, je commence à m'en faire, ici..et on a beau dire, msn/mail, ça paraît bien fade, après que le virtuel soit devenu réel.

Bref, puisqu'il faut que justement, je travaille sur les crises d'angoisse, de panique et de colère contre les choses, je crois que j'ai là un sujet tout trouvé...

Bouhh, je veux pas y retourneeeer, j'ai peeeeeur. Mais bon, au moins, là-bas, j'aurai la Villa Pamphili pour me calmer...

bande-son : ancora tu, Lucio  Battisti
Humeur : hem, euh..je suis pas censée bosser, là?(meuh non, c'est juste psychologique, en fait). Non, la vraie humeur, c'est le message tellement subliminal que je l'écrit en toutes lettres : bouhh, ne m'oubliez paaaas (on dirait que je pars demain..mais non, mais non, c'est bien dans trois mois. quand je vous disais que je paniquais beaucoup et facilement...)

 

Dimanche 17 septembre 2006





Bon, c'est par pur esprit de contradiction que je mets ici une image du Voyage de Chihiro. D'ailleurs, j'ai choisi une image où la Chihiro en question, elle est particulièrement butée. Je l'aime bien la petite Sen (Chihiro, c'est un nom beaucoup trop long pour une si petite fille! C'est peut-être pour cette raison que mon pseudo est court), je crois que je lui ressemble, du moins, telle qu'elle est au début du film. Au jeu du portrait chinois, à la question "si...personnage de fiction", je crois bien que ce serait elle, que je choisirais.

Mais bon, bref, là n'est pas la question. C'est juste un prétexte pour mettre une image ghiblienne. Puisque, à la base, c'était de Disney, dont j'étais censée parler.
Ben oui, Disney, qui a droit à une exposition pas mal du tout au Grand Palais, où je suis allée en la charmante compagnie de Scrontch, qui a eu la gentillesse de répondre (courageusement, puisqu'il fut le seul, à l'appel que j'avais lancé pour le 15 septembre (non, le 16, samedi, c'était le 16))
Dans cette expo, on apprend des tas de choses. Et entre autres (désolée, je dévoile un grand spoiler sur l'expo, ceux qui comtent y aller, ne lisez pas la suite), que Disney avait travaillé avec Dali, LE Dali, sur un court-métrage, qui n'a pas été terminé à l'époque, mais fut reconstitué depuis. C'est assez intéressant à voir..un peu déroutant, aussi. Un alliage de Dali et de Disney, ça ne pouvait que donner bizarre.

Et forcement, quand il s'agit de Disney, les chansons habituelles reviennent en tête, dont le bon "il en faut peu pour être heureux" et le plus déprimant "un jour [son] prince viendra" (celui de Neige, Blanche de son prénom)

Pourquoi déprimant?
Oh, ma foi, je dois le dire, j'ai toujours su que le Prince Charmant était un mythe. J'avais mon père et mon frère sous les yeux et...
bon, ok, c'est pas très sympa pour eux. Passons.

Non, ce que je reproche à ces films, à ces chansons, c'est d'avoir voulu imposer un mode de vie. Je veux dire, à l'époque, la société était ainsi faite que, étant donné que les filles étaient de toute façon obligées de se caser pour survivre, il valait mieux pour leur santé mentale leur faire croise que c'était avec un prince, qu'elles se casaient.
[oui, depuis, il y a eu Schrek pour casser le mythe. Croyez-vous cela? A la fin du film, il y a quand même un couple, hein...(si je me souviens bien)]

Le truc c'est qu'aujourd'hui, techniquement, une femme peut plus facilement vivre célibataire. Mais le regard de la société, lui, n'a pas changé. Et on continue à leur faire croire que pour elles, le mieux, c'est de se trouver un bon/beau/riche/intelligent (dans le désordre, en fait, c'est riche, le plus important), de tout faire pour être soi-même bonne/belle/riche/intelligente (mais pas trop), afin qu'il daigne leur faire deux ou trois (ou plus si affinités) gosses.

Oh, je le reconnais, une famille, ça doit certainement apporter à une femme la plupart de ce dont elle a besoin : la sécurité, le côté rassurant, la sensation de réussir sa vie en élevant de jolis enfants, tout ça.
Et, au moins en théorie (dans nos sociétés actuelles, du moins), et au moins au début, l'amour.

Ce modèle a un avantage : il ne laisse pas vraiment le choix, et évite donc bien des questions existentielles. Mais il a aussi un gros défaut  : il ne laisse pas vraiment le choix et évite bien des questions existentielles.

Pour ma part, je n'en suis qu'au stade questions. Pour ma part, je ne sais toujours pas ce que je veux pour moi. Pour ma part, je préfère vivre ma vie telle qu'elle se présente, et tant pis si ça ne correspond pas aux canons de la société idéale.
Vous allez voir, bientot, je vais être célibataire par choix, bien dans ma peau, épanouie et tout, et c'est à cet instant que les hommes se jetteront amoureusement (j'insiste sur le mot) sur moi. Oui, bon, on peut toujours rêver, hein. Et là, je serais bien emmerdée, parce que je me serais faite à mes petites habitudes et je serais devenue incapable de changer.

En attendant, de toute façon, s'il y a une chose que m'évoque le mot amour, c'est avant tout la peur. Alors autant ne pas trop y penser pour le moment (ce qui n'empêche pas forcement d'être attentive, hein, parce qu'on ne sait jamais). Je préfère vivre chaque rencontre au jour le jour, apprendre peu à peu à connaître les gens et profiter au maximum des bons moments passés ensemble. C'est déjà beaucoup, il me semble.

bande-son : un joyeux no-anniversaire! Oui oui, à vous aussi! Quel hasard, quelle surprise! Prenez bien le temps de le fêter...
humeur : J'ai perdu mon temps à la BnF, oui, mais au moins, j'ai enfin essayé les fameux sièges en bois précieux. Boarf. Déception déception.
 
 
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