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Mardi 28 novembre 2006
S'il y a une chose qui est difficile, nous le savons, nous, blogueurs (ici, deux nota bene, mais je vais être sage, pour uen fois, je vais les mattre à la fin de la phrase (sauf que ça sert à rien, puisque trop tard, la chaîne des parenthèses est commencée (et quand elle commence, on ne sait jamais où elle finira (bref)))), c'est bien le discours sur soi.
Parenthèse 1, donc : je dis "nous blogueurs", mais bien entendu, ce nous n'est pas exclusif, amis lecteurs, mes frères, voire mes soeurs, vous pouvez lire (ce qui tombe bien, puisque vous êtes lecteurs) sans être blogueurs, bien entendu. je sais, c'est dingue comme je suis ouverte et généreuse, mais que voulez vous, sans folies, on ne vit pas, hein.
Parenthèse 2 : je ne suis pas en train de dire que les blogueurs sont tous des cinglés égocentriques; mais qu'on le veuille ou non, selon moi du moins, quand on écrit, et surtout quand on écrit sur ce support, on parle de soi, même si on a un discours qui se veut neutre et général, politique ou culturel. Voilà, c'est mon avis et je le partage.

Discours sur soi, donc.
C'est vrai, quoi.
Soit on en dit du bien, et on est taxés de vantards.
Soit on en dit du mal, et on "s'autoflagelle".
Soit on refuse le bien qu'on en dit, et on est "faux-modeste".
Soit on n'en parle pas, et on est névrosé (dans la mesure où il existe des gens sans aucune névrose, ce dont je ne suis pas persuadée (ceci dit sans vouloir vexer personne, entendons-nous bien))
on a éventuellement le droit s'en rigoler, on appelle ça l'autodérision.
je ne parle pas du discours neutre, parce qu'un discours neutre sur soi, je ne suis pas certaine que ça existe. D'autant que dans les adjectifs descriptifs, il y a souvent un jugement de valeur inclu, et si vous, vous ne le mettez pas, les autres le feront (genre si vous dites que vous êtes belle, ou au contraire, bête, dans les deux cas, vous pouvez avoir l'impression de simplement constater un fait, alors que les autres penseront soit que vous vous flattez, soit que vous vous auto flagellez.)

Oui, je sais, dans un sens, ce que pensent les autres, on s'en fout...mais non, en fait. Après tout, si on cause, sur soi ou sur autre chose, c'est bien pour que les autres vous écoutent, non? Et si c'est le cas, comment éviter le jugement? Objection rejetée, donc.

Alors, comment faire? c'est vrai, quoi, c'est casse-pied.Quoi qu'on dise, et quel qu'en soit le ton, c'est mal.
Bon, d'accord, en même temps, je culpabilise vite.
Bon bis, c'est vrai, on ne peut pas dire que mes relations avec moi, et donc, avec le discours sur le sujet, ne soient très saines (mais il y en a, qui ont de vraies relations saines avec eux même, hein hein hein? (vous allez m'en vouloir, mais non bis, je ne suis pas en train de vous traiter tous de névrosés (enfin si, mais ça n'a rien d'une insulte, en fait)))

Tout ça pour dire quoi? Ah oui. Si je refuse un compliment, désolée M. De La Rochefoucauld, mais ce n'est aps forcément par désir d'être loué deux fois. ou fausse modestie. ou autoflagellation. ça peut juste être un élément neutre de description, "non, désolée, je ne suis pas d'accord, je ne suis pas ce que tu dis...mais bien entendu, tu es libre de penser de que tu veux!". (non, parce qu'après, on a droit au "tu n'as pas à décider à ma place de ce que je pense"
Là, déjà, puisque je parle de refuser un compliment, vous vous dites (peut-être, parce que comme je le disais, loin de moi l'idée de penser à votre place) quelle mijorée, celle-là.
On a qu'à dire que je tiens le même discours si je refuse d'admettre qu'un reproche qu'on me fait est justifié. Là, ça fait juste un peu prétentieux.

Sel, ou l'art de se compliquer la vie (oui, je sais, comme beaucoup de gens, en fait)

humeur : De l'auto-énervement, sauce à la sel. Ben c'est pas bon, et pourtant, c'est régime quasi-quotidien, en ce moment
bande-son : arte
Samedi 25 novembre 2006
Décidemment, il est temps que j'arrête de jouer au légionnaire, si je commence à utiliser des métaphores sportives, où va-ton...

C'est marrant le nombre de fois où la culture m'aura "sauvée". Bon, elle m'a aussi plongée parfois, mais peu importe. Oui, je m'explique :  la journée a commencé dans la serpillère, au propre d'ailleurs comme au figuré. Je ne vais pas vous détailler les larmes et ses raisons, cela importe certainement peu. je ne suis pas à plaindre, je le sais, je le fais quand même, c'est normal que ça fasse fuir un peu les gens. Quels gens, d'ailleurs, puisque finalement, je ne connais définitivement pas grand monde? et de se poser des questions existentielles sur le pourquoi du comment, pourquoi et comment cette capacité à faire le vide autour de moi...Y'a-t-il une seule raison, ou est-ce un ensemble?
Bref, je raconte pas tout ça, je disais (le paragraphe qui précède en est bien la preuve, non? Comment ça, non?). Par contre, j'étais censée expliquer le sauvetage par la culture. Oui, parce que quand ça ne va pas comme ça, et qu'on a la chance d'habiter à Paris ou à Rome, le mieux que je puisse faire, c'est encore aller voir une expo, un musée, un ciné. ce fut expo, il y en avait une que je voulais voir depuis longemps, c'est la fameuse Venise et Orient de l'institut du monde arabe. Très bien, bien entendu, malgré le monde. Elle aurait peut-être pu être un poil étoffée, mais dans un sens, ce n'est pas plus mal, comme ça, on n'en ressort pas crevé et la tête en nénuphar (c'est plus joli que le choufleur, le nénuphar, vous n'êtes pas d'accord?). J'en ai profité pour faire un tour à l'expo de photos qui se donnait au même endroit, intitulée "regards sur le Yémen". Elle m'a intéressée, parce que du coin, je ne connais que la reine de Saba et le croissant fertile, ce qui fait peu. Et puis c'est beau, bien sûr, c'est beau, c'est le genre du pays qui me fait rêver, j'aime le sud. L'Italie, c'est moins loin, mais ça donne un avant-goût.

Ce fut enfin une journée où les choses ont avancé.
Un billet d'avion acheté, ce qui ne fut pas une mince affaire et j'ai déjà des doutes sur le choix que j'ai fait (forcément)
Un nouveau téléphone, aussi, depuis le temps que j'en rêve, et comme il fait appareil photo, je pourrai enfin vous faire profiter de mes quelques vues d'Italie la Belle (bon, ça reste un téléphone, je suppose que question qualité, on fera mieux, mais peu importe),
Des chaussures, depuis le temps que j'en cherche, je suis toute contente, elles sont simples et banales, toutes faite pour moi, donc. Des chuassures à talons, mais sans bout pointu (ah, les vendeuses de chaussures..."-oui, celles là, pourquoi pas, mais je les trouve trop pointues..." "-Trop pointues? mais mademoiselle, ça, c'est un bout rond, nous n'aurons pas moins pointu!" Résultat, je suis allé juste à côte, où il y avait juste ce qu'il me fallait)

Bref.
Certainement pas la meilleure journée de ma ve, ni même, de ces derniers mois (loin de là). Mais une journée dont ma foi, je suis assez fière, et pour une journée que j'ai failli commencer par une note sur le mode du "j'ai honte", je trouve ça plutôt pas mal.

Alors voilà, le type même de la note inutile mais que de toute façon, c'est mon blog et toc.

Humeur : voir ci-dessus, je crois avoir assez bavassé sur le sujet.
bande-son : ça ira mieux demain, Benabar
Mercredi 22 novembre 2006
Louis-Ferdinand Céline, on aime ou on aime pas.
Oui, vous voyez la phrase d'introduction qui tue, hyper originale, et puis alors, qui ne veut rien dire. Et inversement.
Je suppose que c'était juste une manière de dire que je savais qu'il était évidemment très controversé tout ça, au moins en tant qu'homme, mais même comme écrivain.

Moi, je ne peux pas trop juger, parce que de lui, je n'ai lu finalement que Voyage au bout de la nuit, qui est, je crois, son roman le plus "lisible", je veux dire, le moins...Enfin bref.

En tous cas, on peut dire ce qu'on veut, mais il y a au moins une ou deux phrases qui m'y ont touchée, quand je l'avais lu, il y a fort longtemps (mais la magie du carnet de citations, tout ça...).

En voilà des bouts.

"c'est bon, les villes inconnues! C'est le moment et l'endroit où on peut supposer que les gens qu'on rencontre sont tous gentils. c'est le moment du rêve. On peut profiter que c'est le rêve pour aller perdre quelque temps au jardin public".

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, c'est vraiment du vécu. Et c'est toujours tellement agréable de pouvoir enfin mettre des mots sur une impression...Quitte à la déformer un peu, c'est vrai, pour la faire entrer dans le cadre des mots.
Bien sûr, à certains moments (et endroits!), c'est plutot l'inverse de cette citation, et on a l'impression que tous ces inconnus sont des "ennemis" potentiels...mais quand même, quand on se promène un dimanche après midi dans le jardin public d'une ville dans laquelle on vient de débarquer, ben voilà, il y a vraiment de cela.

Aller, une deuxième :
"Les amours contrariées par la misère et les grandes distances, c'est comme les amours de marins, y'a pas à dire, c'est irréfutable et c'est réussi. quand on ne peut pa sse rencontrer souvent, on peut pas s'engueuler, et c'est déjà beaucoup de gagné."

Est-ce qu'il est là, le secret des bonnes relations entre gens? ne pas se voir trop souvent. Comme ça, quand on se voit, on a tout sauf l'envie de s'engueuler.

Conclusion d'une logique implacable : les gens que vous aimez le plus, ce sont ceux que vous devez voir le moins, si, du moins, vous voulez garder de bonnes relations.
CQFD
Hein quoi? c'est plus compliqué, en fait? Moui, bon, d'accord. Admettons
( ceci dit, bon, on rigole, on rigole, mais...)

Humeur du moment : à propos de livres, je suis contente, en ce moment, je me remets un peu à la lecture...déjà, j'ai commencé Bordage, depuis le temps qu'on m'en causait, et, ma foi, ça a l'air pas mal. et puis, mine de rien, je me suis remise à ma relecture HPienne...C'est vrai, quoi, le 6, je ne l'ai lu qu'une fois, ça ne peut pas durer comme cela.
Quant au reste, l'humeur...bah. On a vu mieux, c'est sûr. En même temps, on a vu pire, aussi, hein...(ben oui, forcemment, je commence une période type "bilan"..donc y'a du bon et du moins bon. C'est normal. le tout, c'est de ne pas se focaliser sur le négatif. Hyper facile. les doigts dans le nez (oui, je sais, c'est pas poli, et non, merci, j'ai pas besoin des votres (de doigts (pour curer mon nez (je sais, c'est pas hyper joli, mais je n'ai pas résisté à la série de parenthèses...))))

musique : pas de musique, mais un mélo stupide à la télé. bah, ça fait passer le temps, ça endort et évite de penser...Non, je sais, pas de quoi être fière. En même temps, j'ai pas dit non plus que j'en étais fière
Jeudi 16 novembre 2006
Une fois n'est pas coutume, je vais vous faire jouer le mauvais rôle. Oui, un peu à votre tour, non mais.

D'ailleurs, mauvais rôle, c'est vite écrit. Evene le dit, mais s'il fallait croire toutes les citations de tout le monde, on en finirait pas.

Mais là, bien entendu, vos fébriles neurones et votre coeur blessé d'avance se demandent avec une intensité rarement égalée quel est ce rôle si mauvais que je veux vous faire tenir. C'est vrai, quoi, on vous dit jamais rien, à vous (ah non, je confonds, là, excusez-moi.)

Nan, c'est juste que en fait voilà (admirez ce type même de la phrase inutile et qui ne veut rien dire. Non, c'est vrai, quoi, encore dernièrement, on m'a dit que j'étais une des blogueuses la plus capable d'écrire alors qu'elle n'a rien à dire. Alors maintenant, vous comprenez, j'ai une réputation à tenir...)

J'ai mes périodes "épicuriennes " (au sens courant du terme), pis y'a celles où mine de rien, il faut un peu préparer l'avenir. Et là, l'avenir s'annonce rude, quand même : une ville (bon d'accord pas tellement) inconnue, un hiver (euh, peut-être pas si) froid, et peut-être même que je n'aurai pas internet chez moi (ce qui risque d'avoir des conséquences catastrophiques sur mon travail, parce que là, par contre, je l'aurai, internet...). Remarquez, peut-être même que je n'aurai pas de chez moi du tout, ce qui résoudrait la question.

Tout ça pour dire qu'avant de partir, je vais essayer de recharger les batteries. les batteries "compliments", entre autres. je vais en recueillir le plus possible avant le fameux départ à l'autre bout du monde (au moins), là où les gens sont à peine civilisés (la plupart ne parlent même pas français, c'est vous dire).

Et c'est la que vous intervenez, vous et votre mauvais rôle. parce que des compliments à la demande, ça ne peut être qu'une chose : de la flatterie, vile par excellence (c'est là qu'intervient evene, dont je parlais : faites un peu une recherche à "flatteur", et vous verrez... (je sais, j'ai repris la même tournure de phrase qu'en début de paragraphe. c'est mal. mais vous êtes habitués, maintenant)).
Or, ce vil rôle de flatteur, je vais vous demandez de le jouer.

Donc voilà en clair ce que je vous demande : de me faire plein de compliments dans les commentaires. Attention, pour que ça marche (je vous rappelle que le but, c'est de me tenir chaud dans la froideur hivernale italienne (quoi, j'exagère? et alors, je me fais plaindre si je veux, d'abord)), il faut répondre à une condition : la crédibilité. Je m'explique : bien sûr, je ne vous demande pas d'être sincère, puisqu'au contraire, je vous demande le compliment. Mais je vous demande d'être un minimum crédible. par exemple, ceux qui ne m'ont jamais vu n'ont pas le droit de mettre "belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour". Là, ça n'ira pas. par contre, vous n'êtes pas obligés d'avoir lu autre chose que cette note pour écrire "'tain, sel, ce que tu écris, c'est trop drôle, intelligent, super" tout ça. parce que le fait que vous n'ayez pas lu, je ne suis pas obligé de le savoir. (alors que, désolée, si vous ne m'avez jamais vue, je suis au courant, ou alors, on m'aurait menti, et c'est pas gentil)

Vous avez pigé, en gros?
 Au travail. Dîtes-vous que c'est pour la bonne cause..(ben oui, ma santé mentale et morale (quoi, c'est tout sauf moral, cette idée?), c'est hyper important, quand même)

D'avance, merci.

humeur : vous voyez où ça mène, de ne pas avoir d'idées de notes, mais de noter quand même? Quel monde cruel, quand même...(remarquez, vous avez échappé de justesse à tout un blabla sur l'amour...mais ne soupirez pas trop vite de soulagement, vous n'y échapperez sans doute pas)

bande-son : les malheurs du lion.
Samedi 11 novembre 2006
Dîtes, c'est moi qui n'avais jamais remarqué (ou, pire, qui ne m'en souviens plus), ou elles n'étaient pas là "avant", toutes ces éoliennes, sur ce trajet que je fais assez régulièrement en train?
(assez régulièrement, mais plus tant que cela, donc ce "avant" peut recouvrir pas mal de mois, quand même)

Depuis qu'on m'a dit que des experts prévoyaient, paradoxalement, des hivers très froids dans nos contrées à cause du réchauffement (et du départ de notre vieux copain le Gulf Stream), mon sang égoïste n'a fait qu'un tour, ce qui ne l'a pas empêché de se réjouir en s'apercevant que le chauffage était enfin rétabli chez moi.
Ceci dit, il fait un peu moins froid, depuis quelques jours...Le réchauffement climatique, vous croyez?

Humeur : je vous ai déjà dit que je ne voulais pas partir? je vous ai déjà dit que ça me foutait une trouille sans nom?

bande-son : Benabar
 
 
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