Dimanche 17 septembre 2006

Bon, c'est par pur esprit de contradiction que je mets ici une image du Voyage de Chihiro. D'ailleurs, j'ai choisi une image où la Chihiro en question, elle est particulièrement butée. Je l'aime bien la petite Sen (Chihiro, c'est un nom beaucoup trop long pour une si petite fille! C'est peut-être pour cette raison que mon pseudo est court), je crois que je lui ressemble, du moins, telle qu'elle est au début du film. Au jeu du portrait chinois, à la question "si...personnage de fiction", je crois bien que ce serait elle, que je choisirais.
Mais bon, bref, là n'est pas la question. C'est juste un prétexte pour mettre une image ghiblienne. Puisque, à la base, c'était de Disney, dont j'étais censée parler.
Ben oui, Disney, qui a droit à une exposition pas mal du tout au Grand Palais, où je suis allée en la charmante compagnie de Scrontch, qui a eu la gentillesse de répondre (courageusement, puisqu'il fut le seul, à l'appel que j'avais lancé pour le 15 septembre (non, le 16, samedi, c'était le 16))
Dans cette expo, on apprend des tas de choses. Et entre autres (désolée, je dévoile un grand spoiler sur l'expo, ceux qui comtent y aller, ne lisez pas la suite), que Disney avait travaillé avec Dali, LE Dali, sur un court-métrage, qui n'a pas été terminé à l'époque, mais fut reconstitué depuis. C'est assez intéressant à voir..un peu déroutant, aussi. Un alliage de Dali et de Disney, ça ne pouvait que donner bizarre.
Et forcement, quand il s'agit de Disney, les chansons habituelles reviennent en tête, dont le bon "il en faut peu pour être heureux" et le plus déprimant "un jour [son] prince viendra" (celui de Neige, Blanche de son prénom)
Pourquoi déprimant?
Oh, ma foi, je dois le dire, j'ai toujours su que le Prince Charmant était un mythe. J'avais mon père et mon frère sous les yeux et...bon, ok, c'est pas très sympa pour eux. Passons.
Non, ce que je reproche à ces films, à ces chansons, c'est d'avoir voulu imposer un mode de vie. Je veux dire, à l'époque, la société était ainsi faite que, étant donné que les filles étaient de toute façon obligées de se caser pour survivre, il valait mieux pour leur santé mentale leur faire croise que c'était avec un prince, qu'elles se casaient.
[oui, depuis, il y a eu Schrek pour casser le mythe. Croyez-vous cela? A la fin du film, il y a quand même un couple, hein...(si je me souviens bien)]
Le truc c'est qu'aujourd'hui, techniquement, une femme peut plus facilement vivre célibataire. Mais le regard de la société, lui, n'a pas changé. Et on continue à leur faire croire que pour elles, le mieux, c'est de se trouver un bon/beau/riche/intelligent (dans le désordre, en fait, c'est riche, le plus important), de tout faire pour être soi-même bonne/belle/riche/intelligente (mais pas trop), afin qu'il daigne leur faire deux ou trois (ou plus si affinités) gosses.
Oh, je le reconnais, une famille, ça doit certainement apporter à une femme la plupart de ce dont elle a besoin : la sécurité, le côté rassurant, la sensation de réussir sa vie en élevant de jolis enfants, tout ça.
Et, au moins en théorie (dans nos sociétés actuelles, du moins), et au moins au début, l'amour.
Ce modèle a un avantage : il ne laisse pas vraiment le choix, et évite donc bien des questions existentielles. Mais il a aussi un gros défaut : il ne laisse pas vraiment le choix et évite bien des questions existentielles.
Pour ma part, je n'en suis qu'au stade questions. Pour ma part, je ne sais toujours pas ce que je veux pour moi. Pour ma part, je préfère vivre ma vie telle qu'elle se présente, et tant pis si ça ne correspond pas aux canons de la société idéale.
Vous allez voir, bientot, je vais être célibataire par choix, bien dans ma peau, épanouie et tout, et c'est à cet instant que les hommes se jetteront amoureusement (j'insiste sur le mot) sur moi. Oui, bon, on peut toujours rêver, hein. Et là, je serais bien emmerdée, parce que je me serais faite à mes petites habitudes et je serais devenue incapable de changer.
En attendant, de toute façon, s'il y a une chose que m'évoque le mot amour, c'est avant tout la peur. Alors autant ne pas trop y penser pour le moment (ce qui n'empêche pas forcement d'être attentive, hein, parce qu'on ne sait jamais). Je préfère vivre chaque rencontre au jour le jour, apprendre peu à peu à connaître les gens et profiter au maximum des bons moments passés ensemble. C'est déjà beaucoup, il me semble.
bande-son : un joyeux no-anniversaire! Oui oui, à vous aussi! Quel hasard, quelle surprise! Prenez bien le temps de le fêter...
humeur : J'ai perdu mon temps à la BnF, oui, mais au moins, j'ai enfin essayé les fameux sièges en bois précieux. Boarf. Déception déception.

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