Mercredi 7 novembre 2007 3 07 /11 /2007 09:40

Un an, en voilà une durée étrange.
Non, je ne fête pas d'anniversaire particulier aujourd'hui. Je ne suis pas non plus dans une période pro ou post réveillon, à songer à l'année précédente et tout ça. Enfin, si d'ailleurs, du coup, mais tous comptes faits, je préfère ma situation actuelle. Parce que ma vie, cette année, elle a bien changé, quand même, et moi avec elle. ça, c'est le coté positif de ma vie : à quelques notables exceptions près, je suis en général heureuse, au moment de la fin/du début de l'année, de l'évolution prise  pendant l'année en question. Comme quoi, un jour par an, je suis optimiste.

Passons, ce n'est pas de cela que je voulais parler. Cela attendra fin décembre.

Une année. C'est étrange selon moi, parce que c'est à la fois bien long, et pourtant, c'est quoi, un an, à l'échelle d'une vie ?
C'est long, surtout au début (pas comme l'éternité). Oui, au début, quand il faut prendre ses marques et tout ça. Imaginez au moment de la rentrée...En même temps, ça peut être un moment fascinant, hein, cela dépend de ce que marque ce début d'année (je veux dire, pas nécessairement l'année civile ni scolaire, hein). Puis, les habitudes viennent, on se soumet, en quelque sorte. On n'a pas le choix, le temps et la vie passent (ne me dites pas qu'on a toujours le choix. Je sais, mais non, en fait)
Remarquez, c'est long aussi sur la fin. Quand on compte les jours, puis les heures, qui ne passent pas...(oui, ça marche pour d'autres durées qu'un an, ça). Mais, je ne vous étonnerai pas, je préfère cette impatience de la fin d'une période désagréable que la peur du début. Quand ça se passe pas très bien et qu'on se dit "bon sang, et j'en ai encore pour tous ces mois ! Toutes ces journées à compter les heures !"

Oui, j'ai changé de sujet. De "c'est quoi, un an", je suis passée à "comment ça se passe, une période désagréable?" La réponse, c'est "en général, pas très bien, mais l'humain a une grande capacité d'adaptation, alors quand c'est désagréable, ben, oui, mais il vit quand même, ou survit, du moins. Et quand il a la chance de pouvoir connaître une fin, même lointaine, à la période désagréable en question, c'est déjà bien." Voilà, grâce à cette dernière expérience romaine, j'ai fait avancer ma science, et c'est ma joie.

Pour en revenir à l'année, je trouve que c'est une durée étrange (on le saura), et pourtant, n'importe qui dira : mais non, c'est une durée normale, c'est un cycle, regarde les saisons !
Peut-être que c'est justement pour cela, que ça me paraît bizarre ? Est-ce que j'ai l'impression que, comme les plantes, il faudrait que j'accomplisse forcément un cycle complet en un an ?

Je ne veux pas me demander où ni comment je serais dans un an. J'espère juste que je serai bien (ainsi que tous ceux que j'aime et blabla et bla bla), et je ferai mon possible pour que ce soit le cas. Point.

Humeur : l'avantage de se transformer en serpillière pendant deux jours, c'est que ça crève bien, et comme ça, la nuit d'après, tu dors. Et c'est bien connu "qui dort ne remâche pas".
Bande-son : Léonard Cohen

Par sel - Publié dans : Ici ou là, ça reste moi
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