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Entre bleu clair et bleu foncé

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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 21:56
"oh, une seconde, ce n'est pas long, ce qui est long, c'est une minute !"
Voilà une phrase qui peut à peu près résumer certaines journées. Celles où on n'attend rien, à part qu'elle se termine. Celles où on sait que le lendemain et le surlendemain, ce sera pareil.

Celles où les questions existentielles deviennent disproporionnées. Je veux dire, en temps normal, vous vous levez, vous faites ce que faire vous devez (à commencer par respirer, ça peut servir (remarqueez, je vous conseille pas non plus d'avoir arrêté de respirer pendant votre sommeil, mais enfin. Même si avec toute cette pollution, je suis certaine que c'est mauvais pour la santé, de respirer. va falloir interdire cela, d'abord dans le slieux publics, et ensuite, même chez soi. C'est pour le bien des gens, si si),  si vous avez de la chance, vous faites aussi ce que  envie avez, et le soir, hop, dodo. Eventuellement, le soir en vous couchant, vous vous demandez un peu où vous allez et pourquoi, tout ça, mais bon, vous êtes fatigués, donc ça prend deux minutes et vous sombrez dans le sommeil (que je vous souhaite réparateur).

Mais il y a des périodes de vie qui ne sont constituées que par ces deux minutes de questions dites existentielles, ces deux minutes devenues immenses. Vous vous levez en vous demandant pourquoi,  tout en sachant que cette question n'obtiendra probablement jamais de réponse . Vous allez bosser histoire de meubler la journée (et d'acheter à manger, accessoirement). Vous mangez histoire de tenir debout pour aller bosser (oui, je sais, c'est stupide).

Evidemment, vous regardez l'heure toutes les dix minutes.  Evidemment, vous tournez en rond dans votre bureau. Vous n'arrivez même pas à vous concentrer et travailler. Vous en culpabiliez. Ce qui n'est aps vraiment pour arranger vos affaires, soit dit en passant.
Vous craignez le week-end, parce que ce sont des journées vides, à remplir. Vous dormez le plus longtemps possible pour que la journée en question soit écourtée (et vous y prenez goût, d'ailleurs)

Et à force de penser n'importe quoi tout le temps, on se met à penser tout le temps n'importe quoi. (ne cherchez pas de sens à cette phrase, il n'y en a pas, ça m'amusait, c'est tout). Et là, vous vous rendez compte que vous avez trop caressé le cercle, il est devenu vicieux, ce vilain. Et au milieu de cet air vicié par les mauvaises réflexions et les mauvaises questions, on devient irritable. Parce qu'on est fatigué. parce qu'on a marre de soi-même. Parce qu' on le sait, qu'on est désagréable, et qu'on ne s'en déteste que plus. Oui, parce que la suite du "temps qui ne passe pas" et des "pourquoi je suis là", en général, c'est "j'ai rien à faire là" d'où "je me déteste" et toute la clique.

Et, souvent, on en est conscient, qu'on devient déraisonable, qu'on perd pied avec la réalité, avec la "normalité". Qu'on déraille. Mais à ce stade là, on ne sait pas comment s'en sortir. Juste souffrir, pleurer et attendre. Ou décider qu'on ne veut plus attendre, aussi. Mais je n'entrerais pas dans le sujet, cela mériterait bien plus qu'une note.

Bon, je tiens à rassurer ceux qui parmis vous pourraient s'inquiéter (on ne sait jamais) : non, je ne suis pas en train de vivre cela. Vraiment pas, en fait (je suis juste comme tout le monde, je compte le sjours avant le week-end, quoi)

Mais je l'ai vécu, et j'y aurai probablement droit à nouveau. Alors j'avais envie de le décrire (au dire vrai, j'ai juste retrouvé cette note dans le brouillons non publiés, voilà, vous savez tout)

En bande-son, Oldelaf et ses chansons cons, les bien nommées, me semble très approprié : "C'est duuur de se r'garder dans l'miroir, surtouuut quand on est dans le noir". Le pire, c'est que c'est pas si con que cela, en fait. (oui, parce que finalement, dans les instants que je décris dans la note, ce qui nous manque, finalement, c'est de retrouver une bonne dose de bon sens, genre, t'es con de te regrarder dans le miroir là, et de chialer de croire voir un monstre, commence par allumer la lumière ! ). Voilà. Oldelaf et Mr D, quels grands hommes. (je ne crois pas que cette chanson soit sur radioblog, mais essayez toujours, si vous avez envie de rigoler un coup)

Humeur : mon frère est très loin depuis très lontemps. Tellement loin qu'il a trouvé une bien aimée au royaume de Fort Lointain. Et que maintenant qu'il veut la ramener au chateau juste le temps des fêtes de Noel, peut-être que ça va pas pouvoir se faire parce que en nos contrées, pour faire venir un zestranger venu de la zestrangie, même pour une semaine, ben c'est pas qu"il faut plein de papiers, c'est juste que c'est limite pas possible.
Nous n'avons pas dit notre dernier mot, mais cela semble assez compromis...Noël ne sera pas vraiment noël, si c'est le cas.


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commentaires

sel 18/12/2007 21:17

Isma : on verra bien, pour mon frère...Pour ce qui est de Rome, oui, j'y retourne (je viens de mettre une note sur le sujet, du coup), et je t'y rencontrerais avec grand plaisir:)

Isma 14/12/2007 17:28

c'est triste, l'histoire de ton frère, j'espère que vous allez trouver une solution... courage..j'ai une amie ici, dont le mari tunisien a mis trois mois à récupérer des papiers....au fait, je vois que tu vas revenir en Italie ? à rome ??????? fais-moi signe sans faute si oui....

sel 13/12/2007 20:25

Pousse manette : ah bon, c'est si décousu que cela ?Tarmine : la chance ? je sais pas...Kirsch : a y'est, je t'ai désabonnée:)Shopgirl : oui, j'ai cru comprendre que c'était pas la grande forme...Bon courage...Sophie : la preuve que je vais bien maintenant, c'est que j'ai posté la note. Depuis quelques temps, quand je ne vais aps bien, j'ai beaucoup de mal à l'exprimer ici.Je rêve : ben oui, pourquoi pas ? Oui, c'est vrai, je suppose que c'est vrai, mais enfin...

Je Rêve 13/12/2007 19:49

Ah, on a le droit de recycler ses vieux brouillons ? chouette !Contente que tu ne vives pas "ça" pour le moment. En même temps, il faut aussi quelques (très petits) moments de déprime pour bien savourer le reste, non ?

Sophie 13/12/2007 16:21

J'ai connu ça et j'avais peur que tu le vives en ce moment... Si ces temps là reviennent, n'oublie pas qu'on est là nous tes fidèles lecteurs-lectrices ^^ Et qu'on t'aime tout plein ^^