Comme c'est probablement le cas pour beaucoup de monde, ma conception de noël a changé. Et même, elle s'est inversée.
"Autrefois" (genre, j'ai 200 ans), j'aimais bien la période d'avant Noël. C'était une période assez lumineuse. Je préparais effectivement la venue de Noël, c'était le "temps de l'Avent", mot qui
pour moi, n'était pas seulement lié au calendrier du même nom, loin de là . D'ailleurs, de calendriers, nous en avions, mais jamais avec des chocolats. Nous, nous, nous découvriions chaque jours une
image, un mot, une phrase. Bref. C'était la venue du noël chrétien que nous préparions. Il y avait les bougies (une de plus chaque dimanche), il y avait la crèche (maman décorait peu la maison, car
nous y passiions rarement les fêtes elles-mêmes), et puis les lectures de la messe, on en parlait au caté, tout ça. Oui, ça peut paraître étonnant, mais j'aimais bien. J'y allais, non seulement de
plein gré, mais avec plaisir (pour ce que je me souvient, mais la mémoire...).
Et à l'époque, j'étais beaucoup (beaucoup) moins "dépendante" du temps qu'il faisait. Sans doute parce que entre l'école et la maison, je passais la maison à l'intérieur. La nuit à 17h ne me gênait
pas non plus.
La course aux cadeaux n'existait pas encore. Oh, j'ai toujours su que c'était mes parents qui les achetaient, je n'ai jamais cru au Père Noël, parce qu'on n'a jamais essayé de me le faire croire
(ne vous y trompez pas, je ne le regrette absolument pas (pas consciemment, en tous cas)). Mais bon, quand on a dix ans, les cadeaux, on les reçoit, on ne les donne pas, ou alors, un petit truc
"fait maison" (je ne me souviens pas de quand j'ai commencé à offrir des cadeaux à mes parents à Noël, tiens.). Et ça, même si je ne le savais pas encore, c'était cool.
Par contre, la fête elle-même, je ne l'aimais guère. D'abord, parce que qu'on y voyait des gens que je connaissais mal (que je voyais une fois par an, quoi), et dont ma cousine la plus jeune avait
dix ans de plus que moi (heureusement, il y avait me sfrères et soeurs plus proches de moi...Mais bon, je les voyais tous els jours, pas besoin de noël pour ça). Et puis moi qui n'ai jamais aimé
les grands groupes (mais je me soigne), ben là , on était trop nombreux pour que je me sente vraiment bien. Et en plus, il fallait mettre une robe chaude, parfois en laine, et des collants, horreur
des horreurs. Oui, je détestais et déteste encore les collants, c'est comme ça.
Bon, faut pas exagérer quand même, hein. J'aimais le matin du 25 et la découverte des cadeaux sous le sapin. J'aimais les bonnes choses à manger. J'aimais même la messe de minuit, et puis même si
elle est à 21h, ça fait tard, quand on a dix ans, c'est inhabituel (mais inhabituel-agréable , par oppposition à l'inhabituel-désagréble, fréquent pour moi qui suis rassurée par les habitudes).
Maintenant, c'est clairement l'inverse. Est-ce que, en perdant ma religion (ma foi, du moins, puisque après tout, ce n'est pas si bête de ne pas confondre les deux termes), j'ai perdu le sens de
l'attente, de la patience, aidée en cela par le monde qui m'entoure ?
Peut-être, mais pas que.
Depuis quelques années, je suis beaucoup plus touchée qu'avant par le temps qu'il fait, le froid, le gris et la nuit. Et puis, la fameuse course aux cadeaux, donc, sur laquelle je ne vais pas
épiloguer, car on est nombreux à mal la vivre.
Bien plus qu'avant, c'est une période où je suis fatiguée, puisque souvent, mes vacances datent de l'été précédent (alors qu'autrefois, il y avait celles de la Toussaint). Par contre, l'avantage,
c'est que maintennat, les vacances de noël comme les autres sont de vraies vacances, pas d'examens à préparer ou de devoir à faire.
Mais la fête elle-même, surtout depuis que j'ai dû la vivre au milieu de parfaits inconnus, une année, en Italie, j'ai appris à l'apprécier. C'est enfin devenu cette fête toute douce donc parlent
les gens. Soit on est en famille élargie, et dans ce cas, je suis contente de voir les cousines que je rencontre maintenant moins d'une fois par an, soit on est en famille "stricte", mais
aujourd'hui où nous vivons loin les uns des autres, c'est agréables...Nous nous sommes construits des rituels, et -signes que nous sommes plus grands- l'échange des cadeaux se fait désormais le 24
au soir, au retour de la messe. Oui, j'ai vraiment, peu à peu, appris à apprécier cette fête. Et puis bon, évidemment, désormais, je suis bien plus à même d'apprécier les repas plus ou moins longs
et les mêts présentéés.
Cette année, cette fête sera encore différente de ce que je connais d'habitude. Mais je suis sûre qu'elle sera bien.
humeur : mais en attendant; donc, comme je le disais, il fait froid et nuit, pis c'est la course aux cadeaux qui commence.
bande-son : une émission sur la laïcité, tiens, c'est marrant (si je puis dire)
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