Mercredi 26 juillet 2006 3 26 /07 /2006 09:13

ça comence bien, je ne trouve pas de citations pour illustrer ce que je voulais dire (d'accord, je n'ai pas beaucoup cherché non plus). pourtant, c'est bien, e commencer par une citation. Tant pis bref.
On va mettre un truc moins directement lié, du genre "vivez si vous m'en croyez, n'attendez pas demain, cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie" (avec les épines qui vont avec, sinon, c'est pas drôle)

Donc, le lieu commun du jour, ça va être sur le côté éphémère des plaisirs (plus que des douleurs, ce qui est proprement injuste), et sur ce que ça implque (ou non).
Non, c'est vrai, quoi, vous êtes tous au courant : on mange une tarte au chocolat. c'est très bon. On sait pertinement ce qu'on risque (poids, crise de foie), mais on la mange quand même. et puis on la finit, on n'a plus le plaisir de la tarte et on a effectivement la crise de foie. Fin de l'anecdote de comparaison.
Et même en dehors de la crise de foie : cette tarte au chocolat, c'est une sorte d'instant de grâce au milieu de la bouillie ordinaire : en la mangeant, on le sait : ce n'est pas avant longtemps, très longtemps, qu'on n'en mangera pas une pareille (tenez, ça me fait penser à un passage d'Asimov : à un moment, les personnages goûtent une sorte de gourmandise, on va dire : des sphères au goût magnifique, chaque fois différent, et qu'on ne peut reproduire d'une fois sur l'autre. c'est super, mais hyper frustrant : quand on en goûte une encore meilleure que les autres, on sait qu'on ne la retrouvera jamais. ça dure quelques secondes, et puis...). Et après, forcément, c'est un peu dur d'y revenir, à la bouillie, puisqu'on sait que la tarte existe, qu'elle est meilleure, mais plus pour toi.

Voilà, plaisirs ponctuels donc, la plupart du temps, qui entraînent des douleurs type (par exemple, quand on parle de miam) crise de foie, frustration, autres.

Là, comme d'hab', j'ai pas l'air fin : je ne sais plus où je voulais en venir.
le côté éphémère de la plupart des plaisirs est ce qui a servi d'argumentation aux jansénistes (ça, c'est pour faire bien, mais bien sûr, y'a pas qu'eux) les plus austères. a l'inverse, le même argument a servi aux fameux carpe diemiste.
Et là, vous me voyez peut-être déjà) venir avec mes gros sabots : eh oui, sens de la vie, tout ça. ouais ouais, je sais, désolée. Je crois que je ne m'en débarasserais pas aussi facilement que cela, de tout cela.
Sens à la vie, donc. Et notre couple plaisir/douleurs (celles qui en découlent, pour ce qui nous concerne là)
Si j'ai bien compris, l'idée qui court actuellement est plutot de dire que la vie (et les vies individuelles en particulier) n'ont pas de "sens", pas de raison, qu'elles sont là, tant mieux, et que si ce n'était pas le cas, tant pis. faisons donc notre possible pour que la notre dans un premier temps, celle des autres ensuite, soit le moins désagréable possible.
Cela pousse donc plutot, effectivement, à rechercher dans la mesure du possible les plaisirs, en faisant gaffe quand même à la crise de foie. Vivre comme si on allait mourir demain... mais dans l'idéal, pas complètement quand même (puisqu'on essaie quand même un minimum de réfléchir aux conséquences de nos actes).

Si seulement il y avait une direction à suivre, dans tout cela, ce serait plus simple. encore que, parce qu'on trouverait le moyen de râler parce qu'on arrive pas à y aller, dans le sens qu'il faudrait.
Bref.
tout ça pour dire quoi, en résumé, à part ce qu'on sait tous?
Finalement, s'il y a une conclusion, ce serait qu'il faut savoir garder mesure en toute chose, mais pas trop quand même parce qu'il faut toujours un grain de folie? (j'ai failli mettre "un peu de sel", mais...) Mais comment déterminer le pas trop quand même? A la mesure de la souffrance possiblement engendrée? Pour ma part, je le sais de plus en plus, quand une possible tarte au chocolat se présente, je me refuse de penser à la crise de foie, et encore moins au fait que ce sera dur de revenir à la salade quotidienne...Mais je pleurniche quand même quand la crise ou la salade revient.
En fait, voilà, tout ça pour ça. une vulgaire pleurnicherie.
Alors, on est censés faire quoi? (de toute façon, je pourrais finir chacune de mes notes comme cela)
(oui, je sais, on n'est censés rien du tout, à part se démerder tout seul pour faire, ou non, quelque chose, ou non, de sa vie.)

bande-son: une chanson bizarre à propos de cellulite
 humeur : j'ai enfin dormi, cette nuit. Comme ça, au lieu de dormir au boulot, je peux écrire une note:p (mais si mais si, il m'arrive de bosser, quand même...de temps en temps...) (nan, sans rire, vious allez pas me croire, mais ça fait du bien, de dormir, des fois. si si)
exclamation du moment : ben mince, ils mettent quoi, dans les bonbons qui fondent pas dans la main? nan, parce qu'effectivement, par cette chaleur, ils ne fondent pas! Pour une fois, ce n'est aps de la publicité mensongère.

Par sel - Publié dans : Réflexions intensives (ou pas)
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