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Entre bleu clair et bleu foncé

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14 août 2006 1 14 /08 /août /2006 11:40
Ma gloire est telle (mais si, il suffit d'y croire.(et puis si je dis que c'est un blog de merde, je me fais engueuler parce que dans la vie, y'a des vérités qu'il ne faut pas dire (en plus, c'est trop top cool, sans le vouloir, je suis en plein dans le futur sujet de cette note (bref, vous allez voir)))) que je reçois même ds commandes de notes. Bon, une commande de note. mais il faut un début à tout, hein.

Aujourd'hui, nous allons donc plancher sur la vérité. Bon, vaste sujet, c'est évident. Trop. Nous allons donc le limiter.
Pour cela, je propose de commencer par une définition. De la vérité, donc. Partons du principe (je sais, c'est mal, de partir d'un principe, c'est comme ça que se batissent les raisonnements erronés. Mais bon, c'est une note, pas une dissertation de philosophie, alors je m'excuse auprès de tous ceux que cela pourrait choquer), partons du principe, disais-je, que la vérité serait "tout discours en accord avec le réel". Ce qui pose deux difficultés : déterminer ce qu'est le réel, et être capable de le mettre en dsicours.

C'est vrai, quoi. déjà, c'est pas facile de savoir ce qu'est le réel. je veux dire, même avec les sens tangibles : comme dirait l'ami René, nos sens nous ont déjà trompé, tout ça, alors si ça se trouve, y'a un grand démon là haut qui nous fait croire que le monde existe alors que ce n'est pas le cas. Ou alors une grande machine genre matrix. Qui sait. Donc déjà, si c'est le cas, on va avoir du mal à dire la vérité.

ça se complique encore quand il s'aggit de choses non tangibles. Je pense ne pas être la seule à avoir souvent du mal à cerner mes propres sentiments. Dans ce cas, ils sont quand même bien réels, mais je ne connais pas leur nature. Alors après, essayez d'avoir un discours en accord avec le réel en question, hein...

Bon, donc déjà, c'est pas évident.

Mais non seulement il n'est techniquement pas facile de dire la vérité, mais en plus, des fois, on peut se poser des questions existentielles sur l'utilité/la raison/la moralité/autre de dire ou non la vérité. ce problème rejoint d'ailleurs celui de la sincérité. c'est le "toute vérité est-elle bonne à dire".

Est-ce que la mari doit dire à sa femme qu'il a fauté? Est-ce qu'un coupable doit avouer? Est-ce que la jeune fille peut mentir à ses parents sur le lieu (et la compagnie) où elle a passé la soirée? Est-ce qu'à une fille effectivement laide et bête, on peut lui dire carrement "tu es laide et bête" (enfin, en partant du principe qu'on ne veut pas être méchant, tout ça)

Evidemment, à chaque fois, cela dépend des conditions. Mais bon, il s'agit d'une réponse un peu facile, et ce serait bien d'essayer de voir un peu plus loin, je trouve.

Déjà, je pense qu'on pourrait commencer par se demander à qui le mensonge (y compris par omission) ou la vérité profite. Pourquoi est-ce que je mens? Est-ce pour mon bien? Est-ce (au moins selon moi) pour le bien de la personne à qui je mens?
Si je ne dis pas à mon mari que je l'ai trompé, c'est vrai, c'est pour mon bien, pour que le couple ne s'effondre pas, mais aussi pour son bien (pour que le couple ne s'effondre pas). Après, il faut se demander pourquoi il y a eu tromperie, mais là, vous m'excuserez, mais c'est une longue histoire hors sujet, il y faudrait une autre note)
Dans quelle mesure éviter la souffrance pour quelqu'un d'autre est-il une bonne excuse pour ne pas dire la vérité? bien entendu, on attend d'un médecin qu'il dise à son patient qu'il sait condamné qu'il n'en a effectivement en théorie que pour six mois à vivre. malgré les souffrances que cela va provoquer.
mais dans le domaine privé?
est-ce que se dire "si je lui dit qu'il y a une autre femme dans ma vie, ça va la faire souffrir, alors, il vaut mieux que je me taise" est une raison valable?

Mais il y a le côté inverse. pourquoi sacraliser la vérité?
Pourquoi dire à sa femme qu'on l'a trompé, si ce n'était effectivement qu'une seule fois, parce que ça n'allait pas terrible et que la vie était franchement moche à ce moment là? ce serait effectivement compliquer des choses qui pourraient être simple.
Et puis des fois, on aimerait bien rester dans un mensonge doré, où on croit, ou se fait croire, par exemple, qu'on aime et est aimé, alors que la vérité est bien autre...

Sauf qu'il y a (éventuellement!) le problème de la conscience qui vient se greffer là dessus.

Dire la vérité pour avoir bonne conscience...Dire la vérité par peur, aussi. Peur que le mensonge soit découvert un jour, et que cela provoque encore plus de problèmes. parfois, même, nos principes nous retiennent sans qu'on le veuille, et, à défaut de dire une vérité, ou un mensonge, on ne dit qu'une demie-vérité (genre : oui, j'ai dîné avec lui...sans ajouter s'ils ont fait autre chose que dîner et discuter ou non). Sauf que dans ce cas, on enclenche souvent un processus de questions qui fait qu'on devra bien choisir entre vérité et mensonge, qui ne sera pas uniquement par omission, cette fois là.
Dire la vérité pour se dire qu'on est honnête, qu'on n'est pas immoral (désolée, je fais encore mal la différence avec amoral, j'espère que je ne me plante pas de terme). pour pouvoir continuer à vivre avec soi-même, quoi, sans un petit arrière goût de déception.

Ah, et en relisant la note, je m'aperçois que j'oubliais ce par quoi j'avais commencé : la vérité sur soi. déjà, on retombe sur le premier problème, pour pouvoir dire (ou non) la vérité sur soi, il faudrait commencer par se connaître. mais en partant du principe que c'est le cas, qu'on se connaît de manière à peu près objective, avec des qualités et des défauts, que faut-il faire? Par exemple, si on est parafitement conscient de ne débiter que des bêtises en parlant, faut-il pour autant le dire? J'imagine que non, ne serait-ce que pour laisser aux gens la capacité de se faire une idée par eux-même...Et pourtant, on en arrive au problème de la conscience : je veux dire, moi, j'aime bien que les gens sachent qu'au moins, je dis des conneries, c'est vrai, mais au moins, j'en suis consciente...(bon, pour moi, il y a aussi un problème tout con de réflexe. mais j'y travailel, j'y travaille...)
dans la vie en société, on passe souvent par la phase séduction, au sens large du terme. Il serait donc logique d'essayer de tout faire pour passer pour ce qu'on sait (éventuellement) que l'on n'est pas, pour que les gens vous remarquent, et dans un sens positif.Il faut donc faire semblant.
ce mensonge là, est-il bon, ou mauvais? dans quel intéret est-ce que je le fais? Ai-je le "droit" (moral, pas légal, bien sûr) de me faire passer pour ce que je sais ne pas être?

Je m'arrête là (j'avais d'autres choses à raconter, mais là, ça commence à faire longuet, quand même, en plus, il n'y a pas vraiment de fil conducteur, ni de conclusion, alors je préfère arrêter là les déagts)), mais il y aurait évidemment encore tant de choses à dire...(je vous écoute).

en mode de conclusion : c'est quand même con, la vie : les choses qui paraissent compliquées sont souvent en réalité très simples, et les choses qui paraissent très simples sont souvent plus complexes qu'on ne l'aurait dit. Hyper pratique, comme toujours.

Bande son : c'est un goût sur tes lèvres, juste après les baisers, une amertume à peine devinée, JJGoldman

Humeur : Ma foi, c'est marrant, le bowling
Et à part ça, résolution que je fais pour la centième fois (au moins) de ma vie : bon, et si on arrêtait de se prendre la tête?

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commentaires

schleuder 15/08/2006 14:37

Avec une erreur avérée qu'on refuse d'admettre, on  n'est plus très loin du mensonge...

sel 15/08/2006 13:58

Schleuder : ça peut être une erreur, pas forcement un mensonge...un peu comme la dévalorisation, d'ailleurs (remettons sur le tapis les sujets qui fâchent)

schleuder 15/08/2006 13:53

Le plus gros mensonge n'est-il pas la prétention à ne pas mentir ?

sel 15/08/2006 12:19

Scrontch : présenter sa propre vérité...sans doute...Quinté : c'est vrai, mais pas seulement. Je trouve que même sans promesses, il y a le problème du mensonge et de la vérité. On pourrait dire qu'il n'y a pas de trahison possible dans une relation où rien n'a été promis.  Mais même sans promesse expresse, on se fait souvent croire qu'un accord tacite a été signé, même pour une relation censée être éphémère.(ne pas chercher à devenir propriétaire de l'autre, oui...on rejoint ici le problème de la jalousie, d'ailleurs)Tajmahal : c'est pour cela, pour des raisons finalement pragmatiques, que j'ai tendance à dire la vérité. (le cas que tu racontes est extrème, quand même...Heureusement que ce n'est aps toujours comme cela!:))

Tajmahal 15/08/2006 11:04

Je pense que le mensonge est un poison, dès que l'on commence à mentir, l'on ne s'arrête plus. J'ai du mal à mentir. J'aime trop la vérité. Un exemple parlant, l'affaire du type qui disait être employé par le CNRS, qui empruntait de l'argent partout (à ses beaux parents) et qui, las et de mentir, a tué tout le monde. Le mensonge peut conduire au  pire. La vérité est une chose qui est parfois dure à avaler mais une fois que c'est dit, on se sent libre, léger. Enfin, c'est mon avis.