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Entre bleu clair et bleu foncé

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15 août 2006 2 15 /08 /août /2006 12:24
Aimer est le grand point, qu'importe la maîtresse?
Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse?

Alfred de Musset

C'est marrant, mais je ne connaissais pas le début de la citation, ni son auteur...(cool, ça peut faire une bonne question à monlégionnaire, ça, tiens! (il n'est jamais tard pour faire un coup de pub et essayer de rameuter des filleuls))

Ivresses...
Ivresses pour oublier...
Le temps d'un week end ou d'une soirée,
le temps d'un baiser,
le temps d'une année à l'étranger

Ivresses salutaires, comme des parenthèses dans la vie et dans le temps, parenthèses dont on ne veut pas penser qu'il faudra les fermer. Salutaires parce que sans elles, comment supporter les grandes et les petites horreurs de la vie, les grandes et les petites terreurs de nos vies? Ivresses parce qu'on ne peut pas toujours souffrir, alors ivresse pour échapper, pour s'échapper.

Ivresses pendant lesquelles les lendemains froids ne comptent plus, où seul l'instant présent existe vraiment, où l'éventuelle et future gueule de bois ne fait pas le poids. Ivresses pour oublier les cages, celles où on nous a enfermé et celles que l'on s'est construit tous seuls comme des grands. pour en sortir, même momentanément. Oui, ivresse si éphémère aussi...

Ivresse pas toujours si douce, ivresse sauvage et mouvementée
Quand plus rien n'a d'importance, quand les murs tombent, quand les langues se délient, quand les chansons fusent.

Ivresses d'une soirée ou d'une année, ivresse d'une vie qui s'écoule et qui vibre, ivresse parce que parfois, il ne faut plus penser aux conséquences, ivresse pour être vivant. Pour le croire, du moins.



Tenez, ça me fait penser à Saint Augustin, ça. Oui, je l'aime bien, lui. Enfin, dans la première partie de sa vie, parce qu'après, il a fait des folies, il est même devenu évèque, c'est dire. mais Augustin, dans les Confessions écrit "j'aimais à aimer". voilà ce que c'est que la jeunesse (euh..en partie, je veux dire). on veut aimer, on veut être aimé, et qu'importe son objet, qu'importe, ce qui compte, c'est de vivre, d'oublier le temps et les souffrances, les notres et celles des autres, oublier le monde qui saigne, oublier, dans des bras (y compris ceux de la bouteille!) ou dans un coeur.
(bon, en disant "qu'importe", j'exagère aussi, hein (en ce qui me concerne, du moins). je tenais à le préciser)

humeur : les jeunes gens sont jeunes, comme le dit si bien Scapin
bande-son : au ras des pâquerettes, Souchon

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commentaires

sel 17/08/2006 21:31

Scrontch : tu vois...Patriarch : bah, oui, c'est vrai... mais bon, en fin de prépa, j'étais censée être bilingue en latin..;J'en étais loin, bien évidmment (moi, j'aime bien chercher les pourquoi du comment, même à l'amour...)Frida : bienvenue:) je ne connaissais pas cette citation..Mais elle est bien, aussi!Merci, la cigale! santé à toi aussi!

lacigale 17/08/2006 21:24

ben à ta santé hein alors !! rires

Frida Kahlo 17/08/2006 16:09

On doit aussi cette expression à cet auteur : "Je suis triste comme un lendemain de fête"

patriarch 17/08/2006 13:52

Dix pages en latin, c'est déjà pas mal. Même si c'est écrit en caractères gras ! 
Pourquoi enrober le mot "aimer" de toutes sortes de raisons. C'est pas un médoc à avaler ! On aime ou on aime pas c'est tout ! Pas besoin d'effeuiller la marguerite pour le savoir ;-)

Scrontch 17/08/2006 10:41

J'ai cru un instant qu'on pouvait vivre sans...depuis, j'ai bien du mal, en effet...