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Entre bleu clair et bleu foncé

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20 octobre 2006 5 20 /10 /octobre /2006 10:39

Il y a des fois où c'est vraiment casse-pied d'être humain.


Je veux dire, non non, je ne me plains pas d'être humaine. En même temps, je n'ai pas essayé autre chose, ou plutôt, si c'est le cas, je ne m'en souviens plus, donc, cela revient au même. J'ai donc sans doute tenté déjà en vrac la paramécie, le chat, l'éléphant, l'anguille et l'araignée, sans oublier la martienne et la vénusienne, mais ça n'a aucun rapport avec ce qui nous occupe (ceci dit, je l'ai sans doute été par instants : la paramécie quand je fais du sur-place, le chat quand je ronronne, l'éléphant quand je casse la porcelaine, l'anguille quand je me faufile habilement (quoi quoi quoi? Interdiction de rigoler) et l'araignée...non, je ne suis pas araignée. groumph. La martienne? le matin au réveil (oui, je me téveille avec une peau verte et les yeux au bout de deux tentacules. quant aux oreilles, elles sont à côté, surtout quand j'ai dormi sur mes deux oreilles (oh là là, la blague, trop drôle...)). La vénusienne? tss tss..mais cela ne vous regarde pas, eyh.

Euh...Bref.
non, c'est vrai quoi, l'humanité, c'est bien gentil, mais ça a des côtés désagréables non négligeables.
pour commencer, comme dirait l'ami Blaise, l'humain est un roseau. Pensant, d'accord, mais bon, la pensée, on en cause, on en cause, mais on ne la voit pas tant que cela, finalement. Et pourtant, on la voit trop quand même, parfois. Et puis faprès tout, c'est très surfait, la pensée... Ah, si on pouvait ne pas penser...juste ressentir...Enfin...juste ressentir, mais ressentir les plaisirs, hein. je ne suis pas masochiste pour deux sous. Ni même trois, même si je suis radine. Après tout, les moments de pur ressenti de plaisirs ne sont-ils pas parmis les meilleurs d'une vie? le gout d'un gateau, la chaleur d'un rayon de soleil, la beauté d'un paysage...il faut dire que je me découvre plus sensuelle qu'intellectuelle. je sais, je sais, ben pour moi, c'est assez étonnant et inatendu, finalement. ceci dit, je ne discute pas non plus de l'existence du plaisir intellectuel, hein, genre la lecture d'un texte bien mené, ou autre.  Mais bon, l'idéal, bien sûr, c'est un bon mélange des deux, vive l'équilibre, on le saura, mais ça reste vrai.
Bon, je disais donc que le côté faible de l'humanité, c'était boarf. je sais, le roseau, après tout, il tient mieux que le chêne. mouairf. Admettons.

Mais aussi, ce qui est un peu énervant dans l'humanité (j'admets qu'énervant n'est peut-être pas le terme le plus juste. en même temps, hein, au point où on en est...), c'est son côté bas. là encore, mon ami (désolé, Blaise, tu es mort et tu n'aurais sans doute pas particulièrement apprécié mon amitié, mais...) Pascal exprime assez bien le truc : l'humain est au milieu du meilleur et du pire, en quelque sorte (pour la phrase exacte, vous z'avez qu'à rechercher, hein), et c'est ce qui en fait la beauté.
Moi, je veux bien, mais pour les autres. Prendre conscience de ses bassesses, ce n'est pas toujours agréable. il y a les défauts, plus ou moins grands, qu'on connaît, qu'on s'avoue depuis toujours...et puis les autres. Et pourquoi ces mensonges, ces compromis ou autres? Toujours dans le sens de mon bien-être, bien sûr. les autres? moui, on y pense...Mais ils passent après. Aider les autres? mais quels autres, d'abord? aider les amis? oui, bien sûr, ils nous ont déjà aidé, c'est normal. aider des inconnus? là, tout de suite, ça se complique...Dire la vérité? oui, mais quand même, si je lui dit ça, peut-être qu'il ne voudra plus me voir et...mensonge, donc, et pour mon bien immédiat (je dis bien immédiat, parce que vous connaissez tous les soucis dûs aux mensonges (si si, vous le savez, faites pas semblant (non, je ne vous traite pas de menteurs. je vous traite d'humains, na))

Mais ce qui me faisait dire cela, au début (le côté casse-pied au fait d'être humain), c'était la capacité qui est la mienne et sans doute d'autres, de voir le bien de ce qu'on n'a pas et le mal de ce qu'on a. Exemple : soit une situation donnée. je sais pas, moi, bon, je ne serais pas moi si je ne prenais pas une métaphore culinaire. donc par exemple, vous commandez au restaurant quelque chose qui au nom sonne très bien. Un truc qui vous plaît, tout ça. On vous l'amène, vous goûtez : c'est très bon, en plus. Des gens arrivent et s'installent à une autre place. oui, ils osent. Ils commandent, ça arrive..et malgré les judicieux préceptes de votre maman qui vous a bien appris à ne pas regarder dans l'assiette du voisin, votre sang de rebelle ne fait qu'un tour, et vous fixez ce que mangent les gens en question. ça a l'air bon. ça a l'air meilleur. parce que c'est toujours meilleur chez les autres. et finalement, vos patates seriont trop cuites, votre viande pas assez, et puis trop grasse (je sais, je sais, plus c'est gras, plus c'est bon...mais ça, ça dépend des avis). Et puis quand même, ce sanglier, il avait dû manger quelque chose, parce qu'il avait un gout pas clair (oui, les gouts peuvent être clairs ou foncés. du moins en ai-je décidé ainsi). le pire, le pire...C'est que parfois, le voisin en question, il mange qq chose dont vous savez pertinement que vous n'aimez pas. pourtant, ça a l'air meilleur quand même.

Si on défile la métaphore, je veux juste dire qu'on voit souvent (moi du moins) le côté négatif de ce qu'on a et le positif de ce qu'on n'a pas. oubliant le positif de ce qu'on a et le négatif parfois évident de ce qu'on n'a pas. Alors que ce serait si simple, si...Mais en même temps, c'est cela qui nous fait avancer. Le désir. Désir provoqué par un manque, ce manque étant celui de qq chose qui a priori semble positif. le plus positif possible. donc en fait, tout cela est logique...Mais désagréable quand même. Toc.

Alors oui, bien sûr, l'humanité a quand même du bon. Du sacré bon, même. mais des fois, c'est chiant. un jour, je serais Dieu à la place de Dieu, et je n'aurai plus tous ces petits problèmes et inconvénients. Non mais (et là, suivant la logique de la note, vous me répondez : oui, mais tu ignores les inconvénients sans doute nombreux à la divinité...En fait, si un jour tu es Dieu, tu trouveras ça nul. Qu'est-ce que je vous disais? C'est chiant, des fois, d'être humain...)

EDIT : *soupir* Et moi qui ai voulu essayer de faire court et lisible, pour une fois..;bon, ce sera pour une autre fois...félicitations si vous lisez l'ensemble, en tous cas.

bande-son : la spirale ovale, Articolo 31
humeur : sais pas. sais vraiment pas. Triste? Peut-être un peu. Mais je sais pas. tant pis. ça ira mieux demain, du moins je l'espère

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commentaires

sel 22/10/2006 20:44

Ouais. c'est exactement cela. (merci sel, pour ce commentaire qui fait carrement avancer la réflexion; mais bon, apporter son assentiment, c'est important aussi, non?)

Petit et Mechant 22/10/2006 20:31

Dur en effet de vraiment profiter de ce qu'on a. Soit on le considère comme acquis, et on ne l'apprécie pas à sa juste valeur, soit au contraire on craint sans cesse de le perdre et on n'en profite pas non plus.

sel 22/10/2006 20:02

Ange : la situation qui me faisait écrire cela ne ressemble pas du tout à celle de ton danseur et de toi..;mais dans l'absolu, oui, c'est une tendance assez générale...Mais des fois, je m'en passerais bien!!

ange-etrange 21/10/2006 13:56

J'ai l'impression d'entendre le danseur incapable d'apprécier le "bonheur" de notre ralation et ne voyant que ce qui aurait pu être parfait... Mais je crois que l'on a tous tendance à être comme ça...

sel 21/10/2006 11:51

Scrontch : il y a de cela, oui.Schleuder : Non, c'est plus compliqué que cela. Ce serait plutot un peu comme une sorte d'échelle des désirs (y'a bien un Grec qui a dut en parler:p). on est heureux le temps de l'assouvissemnt d'un désir, jusqu'à ce qu'il soit remplacé par un autre. pour ma part, je suis à la fois heureuse et malheureuse la plupart des instants de ma vie. même s'il ya les "purs bonheur" et les "purs malheurs" aussi.