Mercredi 28 mars 2007
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C'est marrant, je m'apprêtais à faire une note hyper personnelle comme au vieux pas bon temps. Une note où j'aurai décris mes angoisses, qui reviennent à la vitesse du cheval quand il souffle en tempête. Peur de la solitude, encore, toujours. Peur de ne pas exister, encore, toujours. Peur de la souffrance, aussi. C'est idiot je le sais. La souffrance fait partie de la vie. On voit des vies sans bonheurs, rarement des vies sans souffrances. Alors il n'y a évidemment pas de raisons pour que j'en sois exempte, d'autant que j'ai effectivement largement des conditions de vie faciles. Mais je suis douillette, je m'écroule assez facilement, alors cela me fait peur. Enfin, plus que peur.
Et la ronde des questions commence, des questions particulières, que je vous épargne ici, aux questions plus générales "qu'est-ce que je fous là", "pourquoi je suis comme ça", "c'est quoi, ce monde à la con", "pourquoi y'a des gens qui n'ont rien pour vivre, et qui sont en plus écrasés, alors que moi, j'ai de quoi vivre", "comment je pourrais sortir de ce système où je ne peux acheter de vêtements, nourriture, ni même me déplacer, sans avoir des raisons de culpabiliser, d'une façon ou d'une autre", etc.
Oui, parce que le problème, ce n'est pas de culpabiliser. On a des raisons de culpabiliser, si nos vêtements et nos ordianteurs sont assemblés par des semie esclaves, si nos légumes consomment du kerozène (si si), etc etc. Vous connaissez la musique comme moi, mieux, même certainement.
Peu à peu, on (enfin "je dans les moments d'angoisse" (je resitue un peu, une fois de plus, j'ai je crois perdu le fil) ne peut plus émettre une idée sans qu'aussitôt, une petite voix dans la tête vienne apporter une contradiction. Contredite à son tour. Ce qui est assez destabilisant.
je fais partie de ces gens incapables d'avoir des positions nettes sur quelque sujet que ce soit (à quelques exceptions près, hein, faut pas pousser). D'abord parce que je ne suis jamais sûre de moi, d'accord, mais aussi parce que je n'arrive pas à garder
une seule chose en tête. Tenez, rien que ce blog. toutes ces parenthèses, c'est pourquoi, hein ? C'est parce que là où il y a une phrase, je voudrais en faire passer quatre ou cinq. Alors, je les mets entre parenthèses. Ce qui est idiot, parce que du coup, il y a de fortes chances pour que je ne fasse rien passer du tout. Ce qui n'est pas grave, c'est juste un blog. Mais est plus handicapant dans d'autres circonstances. Parce que du coup, ça se mélange (comme sur ce blog), et ça bloque. Ajoutez là dessus, un enjeu important ou une source de stress quelquonque, et vous obtenez
une carpe sel à son unique entretien d'embauche à ce jour (il y a deux ans, mais quand même)(je l'ai râté, bien sûr)
je sais pas pourquoi je vous dit tout ça. Enfin, si, je sais. Depuis quelques semaines, elles sont là, les angoisses, fidèles au rendez-vous. On s'en rend pas compte, au début. On se dit que c'est juste une baisse de moral. Et puis, faut bien se rendre à l'évidence. Cela dure plus longtemps qu'on ne le voudrait et qu'on ne le pensait. Je suis en vacances la semaine prochaine. Je ne sais pas si ce remède marchera. J'espère.
Bon, ben finalement, si, je l'ai sortie, la note personnelle. Et je ne sais même pas si ça soulage.
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