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Entre bleu clair et bleu foncé

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 13:49
Je l'ai déjà dit, j'aime quand la réalité, soudain, s'aproche des expressions toutes faites que l'on apprend à l'école.

Ainsi, de la fameuse oxymore (oui, je sais, je m'la pète; déjà, j'ai sorti la métonymie dans une conversation, et elle a eu son petit effet. Double effet parce que la personne à qui je parlait connaissait aussi le mot Et le sens, et donc, on a pu se la péter à deux, et à deux, c'est mieux. bref )). Mais si, vous savez, la clarté obscure. Le truc débile sur lequel tu ne t'attardes pas parce que c'est assez obscur, justement. Poétique, certes, joli, absolument, mais éclairant, pas vraiment.
C'est même devenu une expression courante pour dire qu"on ne comprend rien à ce qui vient d'être dit : ah ça, pour être clair, c'est clair, c'est même clairement obscur", un truc du genre.

En fait, j'ai découvert que cette ignorance venait du fait que je n'étais qu'une bête citadine; une citadine qui, la nuit, dans la rue, est éclairée par les lampadaires, qui ne renvoient pas une obscure clarté, mais une clarté moche. Surtout s'ils sont jaunes. Mais là n'est pas la question.

L'été dernier, donc, alors que nous étions dans un patelin on ne peut plus paumé, sans aucune pollution lumineuse aux alentours, nous décidâmes d'aller observer les étoiles. Puisque nous sommes citadins et que cela ne nous est pas souvent possible, nous en avons profité. Et dénombré deux étoiles filantes au passage.

Bref, nous étions au milieu d'un champs quand soudain, je m'avisai d'ombres bizarres sur le sol. Je ne comprenais pas d'où elle venait. Ben oui, qui dit ombre, dit lumière et là, il faisait pleine nuit sans lampe dans les environs (non, même pas de lampe de poche, car comme dit ci-dessus, nous sommes citadins. Mais nous fûmes sauvés grâce à la lumière de nos écran de téléphones. Comme quoi...). Il faisait pleine nuit mais il ne faisait pas...nuit noire. Loin de là, même. La lune était pleine et dardait vers nous ses rayons étranges.

Pour la première fois (ben oui, bon, ça va), je pris conscience de ce que c'était que la lumière lunaire. Celle qui permet de voir presque "comme en plein jour", sauf qu'elle est toute bizarre-étrange, et assez flippante, il faut bien le dire. Cette lumière d'une couleur indéfinissable...voilà, je l'avais, mon obscure clarté. Et du même coup, je compris pourquoi les attaques de chateau devaient impérativement se faire pendant la nouvelle lune, ou à ciel couvert.

Et non, je n'ai pas de photo. Evidemment pas.
Déjà, prendre la lumière en photo, c'est pas évident, mais alors une lumière sombre, ne comptez pas sur moi.

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commentaires

sel 08/01/2010 12:37


Plume : "syzygie"? ah, ça, tu m'apprends un nouveau mot :) Sinon, eh oui, le titre est italianisé ! (que les mauvaises langues se taisent : c'était fait exprès, pour une fois)

heure Bleue :...assez obscure ?;)


Le Plume 31/12/2009 01:11


au fait, j'avais pas fait gaffe: tu as un peu italianisé ton titre :)


heure-bleue 28/12/2009 21:41


Tu es d'une clarté....


Le Plume 24/12/2009 16:50


propriété de la lumière lunaire: comme elle est beaucoup moins intense, il y a très peu de lumière indirecte (enfin, encore plus indirecte, la lune étant elle-même une lumière indirecte,
évidemment). Du coup, au clair de lune il fait assez clair, mais à l'ombre du clair de lune on n'y voit absolument que dalle. J'ai testé ça une fois en Bretagne, retour de bringue par le chemin du
littoral une nuit de pleine lune.

(tiens on devrait dire "par une nuit de syzygie", ce serait plus classe. ah, non, ça colle pas, syzygie c'est pleine lune ou nouvelle lune.)


sel 21/12/2009 11:23


Arf, Cap'tain, voilà, c'est exactement ça ! (et encore, là, j'ai donné la version pas trop à mon désavantage...En vrai, j'ai eu l'air bien plus bête)

Merci, Coumarine :) Et encore, des "lumières de ville", il en existe plusieurs différentes. Bonne journée à toi aussi !

Mae : oui, d'autant plus que cette "aventure" m'est arrivée justement près de chez toi, dans les Cévennes:)