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Entre bleu clair et bleu foncé

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 21:20

Bon, j'avoue, je triche un peu pour ce "un mois, une photo" consacrée à janvier 2010. Mais j'ai une excuse : étant donné le froid et le temps de chien (pauvre bête) qu'il a fait, j'ai fait très peu de photos, et ce peu là fut râté.

 

azalee-modifiee.JPG

 

La photo date donc d'août dernier, mais l'azalée dont il est question a aussi fleuri en janvier, même si j'ai loupé mes photos.

Et rien que pour ces fleurs en janvier froid et neigeux, je lui suis bien reconnaissante (quoi, ça veut dire que c'est surchauffé chez moi ? Pas du tout. Que c'est chauffé, oui. Mais sur, non.(Bref)). Cela faisait du bien, un petit peu de rose au milieu de la grisaille hivernale.

 

Mais si cette azalée m'est chère, c'est aussi pour une autre raison (autre que mon amour de toute façon plus ou moins inconsidéré pour les azalées et les rhododendrons). Elle m'a été offerte il y a maintenant 2 ans et demi. A l'époque, elle était toute luxuriante, exubérante et tout, évidemment, elle sortait de chez le fleuriste.

Mais je n'ai pas la main verte, et j'ai dû m'absenter plusieurs mois pour aller à Rome. A mon retour, il n'y avait plus que des branches sèches (et évidemment plus la moindre felur), toutes les feuilles étaient tombées.

Toutes ? Non ! Quelques feuilles vertes s'accrochaient encore désespéremment à leur branche.

Je l'avoue, cette petite plante me plaisait. Pour le symbole, mais aussi pour ces quelques feuilles qui tenaient le coup. Alors, j'ai rien jeté, j'ai continué à arroser.

Et petit à petit, d'autres feuilles sont apparues, de nouvelles tiges ont poussé.

Jusqu'au petit miracle de la floraison. Oh, évidemment, pas autant qu'au début, hein. Il y faudra un certain nombre d'années. Mais ces quelques fleurs roses.

La morale de cette histoire ? Elle est très simple : il ne faut jamais désespérer !

(du moins, avec les azalées (oui, parce que par contre, les orchidées, j'abandonne, hein, je suis incapable de les faire refleurir))

 

Humeur : Moins de J-30 ! Impression bizarre. Moins stressée que je ne l'aurai cru. Mais stressée quand même.
Et longue vie aux futurs mariés-qui-seront-plus-futurs-ce-week-end

 

Ah, et j'écris cette note pour la première fois depuis Google Chrome. Firefox s'est décidement trop assis sur ses lauriers, et les a complètement chiffonné. Tant pis pour lui (mais je regrette les personas,c'était cool), la concurrence est nettement mieux (en terme de rapidité et de non plantage, notament)

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 13:26

Dans les quelques textes sérieux que j'écris (si si, ça arrive), à chaque fois, j'ai droit à la même remarque : c'est trop lourd, tous tes mots de ziaison, là, y sont de trop. En particulier, les en effet et d'ailleurs (d'ailleurs)

Il faut reconnaître que le reproche ne date pas d'hier, et qu'une très chère prof de français me reprochait mon trop grand nombre de parenthèses. Mais pourtant, les parenthèses, c'est super chouette cool, non ? En prépa aussi, on me reprochait une certaine lourdeur de rédaction. Mais bon, ça compte pas, seuls les génies peuvent réussir une dissert' de prépa. Et j'ai jamais prétendu en être un.

 

Bref, pour que ce blog retrouve sa fonction d'exutoire (qu'il n'a jamais vraiment perdu), exutons, et exultons, même :

 

Or donc, le but de cette note est de montrer que je n'ai rien à dire. Car je n'ai jamais rien à dire. A se demander pourquoi je tiens un blog. D'ailleurs, ça tombe bien, puisque je me demande pourquoi je tiens à blog. Ben oui, puisque je n'ai rien à dire. Ceci dit, comme vous le savez, je poste de moins en moins. Ceci explique cela.

Enfin, ceci explique en partie cela, puisque déjà avant, je n'avais rien à dire.

Que dire, que dire, moi, la petite sel ?

Comment apporter mon grain dans le grand concert de la blogosphère ?

Comment mettre ma note dans le grand dîner de l'univers ?

 

Car en effet, il ne faut pas avoir peur des grands mots. L'univers, rien que ça.

Et pourquoi pas ?

 

De l'univers, je ne suis même pas une molécule. A peine un électron (pardon, mes notions de physiques-chimie remontent à trèèèès loin. Désolée si je dis un peu beaucoup n'importe quoi ). Un électron, certes, mais un électron pensant !

Bon, ou pas.

Oui, non, parce que penser, vous pensez bien, c'est pas mon genre. C'est plutôt fatigant. Et plus flemmarde que moi, c'est pas possible.

Car donc bref, ou alors, je peux vous mettre aussi une photo. Mais pas n'importe quelle photo.Où donc trouver une photo qui en vaille la peine ? Car je m'en voudrais de blaser vos pauvres yeux qui en ont vu d'autres ! Des photos.

 

Et pourtant, je n'ai toujours pas envie de fermer ce blog. Ou plutôt, si, un peu parfois, mais je ne le fais pas quand même. Parce que je suis certaine que dans la minute où j'aurai posté la fameuse note "fin", j'aurais envie d'en poster une autre. Oui, mon esprit de contradiction est tel qu'il marche même envers moi-même.

 

Du coup, je suis toujours là à écrire ces mots. Et vous, peut-être pas pour les lire, mais quelle importance ?

On exute et exulte comme on peut, que voulez vous.

 

bande-son : Chihiro. Il est bien, ce film, quand même:p

humeur : boarf. Flemme de tout. D'ailleurs, j'ai mis qu'une seule paire de parenthèses dans ce texte. je dois être malade. C'est le sanglier de ce midi, c'est sûr.

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 10:57

Je sais, je sais, je suis en train de redécouvrir la lune.

Je sais, je sais, mes connaissances en anglais sont catastrophiques.

 

Mais je viens de réaliser tout en rédigeant un courrier en anglais (vous rendez compte ? J'écris en anglais.) que holydays, ces chères vacances (oui, parce que certes, j'écris en anglais, mais c'est pour causer vacances. Il ne faut pas exagérer, non plus), signifient littéralement les jours saints. (et que d'ailleurs, holydays ne prend qu'un "l", parce que sinon, ça veut dire les jours du houx, ce qui imposerait de ne prendre de vacances qu'à Noêl, ce qui serait dommage, quand même)

 

Oui, je sais, tout le monde le savait déjà.

Mais moi, ça m'a amusée. Il m'en faut peu, que voulez-vous.

 

Je pourrais donc soupirer tous les matins et tous les soirs "ah, vivement que je puisse sanctifier mes jours ! " ou encore "j'ai hâte que les jours saints arrivent".

Et tout de suite, ça sonne mieux, quand même.

 

(oui, bon, je sais blabla, historiquement c'est parce que blabla. D'ailleurs, non, je sais pas. A part que les anglo saxons sont des visionnaires. C'est marrant, parce que je croyais qu'au contraire, c'était le genre industrieux et tout, et que le repos, c'est mal-et-que-d'ailleurs-et-si-on-supprimait-tous-ces-jours-fériés-puisque-les-saints-, ça-n'existe-pas(et-pourquoi-pas?))

 

Humeur : cette année, dieu s'est planté, il a inversé avril, où on pouvait faire ce qui nous plaisait (sauf qu'on osait pas) et mai, où faut pas se découvrir d'un fil (et di coup, adieu, jupe, robettes et tee-shirt). Moi je dis, c'est pas cool. Surtout que j'ai peur pour les cerises, avec la grêle d'hier :(

 

bande-son : clap clip clap petite pluis d'avr de mai

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 17:58

Dans un accès de folie, laissez-moi vous livrer des souvenirs de la fin de 2009.

 

Et pour commencer, ce joli voilier blanc sur la Seine, près de la Bastille, en octobre.P1070330.JPG

Nous profitions des derniers beaux jours pour se promener sur la Coulée Verte.

 

En novembre, je prenais des photos mélancoliques. Enfin, selon moi. Cela devait un de mes derniers déjeuners de l'année au Luxembourg. Ce n'est que la semaine dernière que j'ai commencé à y retourner.

P1070353.JPG

J'aime beaucoup cette photo, sans trop savoir pourquoi. Peut-être à cause de la lumière déjà déclinante alors qu'il de 13h. Peut-être parce qu'à ce moment (au sens large, hein), je choisissais la fameuse robe de mariée, celle dont encore maintenant, je ne suis pas sûre que ce soit un bon choix. Mais que c'est trop tard. et que je serai moche le fameux jour J. Bouh.

 

Et pour décembre, je n'aime pas trop les photos de froid et de neige, ne serait-ce que parce que je n'ai jamais el courage de rester assez longtemps dehors pour sortir l'appareil. Alors plutôt une photo de chaleur. Après l'effort (que je n'ai pas fait, donc), le réconfort. ça sent bon noël (la photo a été prise ce jour-là), ça sent la famille, ça sent les instants tous doux de fin d'après-midi ou de soirée à deviser tranquillement ou lisant un bon bouquin.

 

P1070668.JPG

Bande-son : Tryo, Serre-moi ; Goldman, Doux ; Le Seigneur des Anneaux

Humeur : hier (enfin, avant-hier, parce que entre temps, y'a quand même eu un sale hiver), c'était l'automne, et aujourd'hui, c'est le printemps. On a eu un beau mois d'avril. Et ça, c'est cool.

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 10:11

Il semblerait que je me sois trompée l'autre jour (cela arrive, même aux meilleurs), en répondant à Patriarch que si la louve romaine avait trop de pis, c'était parce qu'elle se prenait pour Astarté.

Ce n'était pas à Astarté, que je voulais faire référence, mais à Artemis. Attention. Pas la Artemis-Diane greco- romaine, déesse de la chasse, la pudique effarouchée qui tire à l'arc plus vite que son ombre (ah non, ça, c'est Robin des Bois)

Non, ce serait même plutôt le contraire.

Voyez plutôt

 

P1070970.JPG

Fontaine dans le jardin de la Villa d'Este, Tivoli, 27 février 2010

 

Mon propos dans ce commentaire était bien de faire référence à cette statue-ci, qui représente (si j'ai bien compris wiki), Artemis d'Ephèse. Vous aurez deviné qu'elle était déesse de la Fécondité et de l'abondance.

Je ne sais pas pourquoi elles portent le même nom. Sans doute une déviation synchrétique ?

 

Humeur : mitigée

Bande-son : Nausicäa

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 14:28

Même si cette louve de la Grosse Place a décidemment un petit air germanisant.

C'est peut-être son côté un peu efflanqué qui me donne cette impression ? Ou sa tête, alouette ? On l'imagine bien chassant dans la Forêt Noire pour chercher pitance.

 

 

P1080203.JPG

Alors que notre bonne vieille louve capitolienne a un côté bon enfant. on sent bien la mère nourricière. Bon, on sent aussi la statue plus ancienne et l'art de la représentation moins maîtrisé. C'est un peu plus "naïf."

 

P1020189.JPG

 

Nota : oui, je sais que les jumeaux R&R ont été rajoutés après. D'ailleurs, quand on le sait, ça se devine à leur position : celle de nos amis bruxellois est bien plus naturelle.

 

Je sais que la romaine (mais non, pas la salade) se trouve au Capitole, mais je laisse aux spécialistes nous dire sur quelle maison exactement se trouve la bruxelloise.

 

Bande-son : Alice (version Disney), que j'ai dans la tête depuis quelques jours. Que ce soit dit : j'ai détesté la version de Burton. J'ai d'ailleurs brutalement pris conscience qu'en fait, je n'aime pas ce réalisateurs. J'aime certains de ses films (cher Edward), mais c'est tout. Tant pis. Je me console de cette mauvaise suprrise (à vrai dire, je ml'y attendais un peu, en fait), par une bonne : le film les invités de mon père est très bon. Très juste et très drôle. Mais sérieux, aussi. Non non, vraiment très bien.

 

humeur : c'est le week-end. Il était temps, je commençais à très nettement fatiguer. ai-je déjà dit à quel point je déteste les changements d'heure ?

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 21:12
Je continue la série de photos sur 2009 ...D'accord, on est déjà en mars. Mais d'abord, faut laisser le temps au temps. Et à la Sel de, euh...de quoi, déjà ?

Bon, bref, on repart avec un beau mois de juillet cévenol. Et un petit chien qui trouve qu'on ne va pas assez vite et qui nous attend gentiment à l'ombre.  C'est qu'il faisait chaud, ce jour là ! Une petite promenade toute simple entre les châtaigniers, mais ma foi, pas désagréable.
P1060733

Le mois d'août nous vit visiter quelques coins de  tourraine, et en particulier, Villandry, célèbre pour ses jardins (oui, je sais, encore ! Que voulez-vous, on ne se refait pas...).Ceux-ci sont des reconstitutions de jardins du XIVe siècle...On est loin des grottes grotesques de Tivoli ! Mais j'ai beaucoup apprécié aussi, en particulier le potager, typique de ce genre de jardins. (je sais, ce n'est pasun potager qui est là en photo. Mais c'est quand même tout joli, non ? En plus, comme on était fana de symboles à l'époque, il y a toute une explication. Que je me suis empressée d'oublier, bien entendu)

P1070104.JPG
Bon, en septembre, j'avais assez peu pris de photos, mais tout de même, il est pas tout beau, ce chêne sarthois ?
P1070216.JPG

Voilà, les aminches ! rdv dans un mois ou deux pour les dernières photos-rétrospectives de l'année...
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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 18:49
Oui, bon, je sais, je disais il y a pas si longtemps, et à plusieurs reprises, en plus, que je prenais plus de photos. Ce qui est vrai, d'ailleurs. J'ai dû prendre 10 photos en tout en janvier. Ai-je déjà laissé entendre que l'hiver n'était vraiment pas ma saison ? Bon, alors, je le dis : l'hiver n'est vraiment pas ma saison.

Mais bon, bref, cela n'empêche pas les exceptions qui confirment les règles. Je ne pouvais PAS aller à la Villa d'Este à Tivoli, un jour de beau temps, en plus (enfin, relatif, mais on a quand même eu droit à de la jolie lumière), sans prendre de photos. Faut pas pousser.

Donc, des photos de perspectives, quelques fresques (qui rendent mal, bien entendu, car les pièces étaient trop sombres), des fleurettes, et même un chat ou deux pour jouer au "Largo Argentina".
Et, bien entendu,
Et, surtout,

Les jets et jeux d'eau. Les miroirs et les goutelettes.

Versaille n'est rien, Versaille n'est que pâle copie sans âme.
Car l'âme des jardins, si vous la cherchez, se trouve à une heure de train de Rome. A Tivoli.

P1070918.JPG
Bon, peut-être aussi que le coté "le printemps commence à se pointer" me rend un peu euphorique. Qu'importe. C'était agréable et beau. C'est ce qui compte, je crois.

Humeur : c'est dimanche soir. Mais ça pourrait être pire. ça pourrait être un dimanche soir après un mauvais week-end.
Et heureusement que mes conditions de logement à Rome sont toujours aussi mauvaise, parce que sinon, j'en serai presque à remercier mes employeurs de me faire bosser à Rome. Qui eut cru, il y a deux ou trois ans, que j'en arriverai là...(certes, pas toute seule. Certes, il y a pleeein de facteurs à prendre en compte. Mais n'empêche)
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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 12:49

Un peu de vrac, oui, puisque je passe la moitié de mon temps à le combattre et l'autre moitié à en générer.

-Il fait froid. Ouais, c'est toujours bien de commencer par parler du temps qu'il fait. A moins de partir sur le réchauffement climatique, ça met tout le monde d'accord dès le début, ça met donc une bonne ambiance et tout. Bon, sauf si je commence à la ramener en disant que justement, je pars dimanche à Rome, mais...mais je ne suis pas comme ça, voyons !
-je pars dimanche à Rome, donc. Et ça ne me fait rien. Cest dingue, quand même. Je n'ai ni envie ni pas envie d'y aller, j'irai, point.On change...(bon, et les circonstances aussi, certes)
-Les préparatifs du mariage avancent. On a sans doute oublié plein de trucs, vu un peu grand pour d'autres. Je suis mitigée sur le choix de ma robe, et ça, ça gâche un peu le reste. Mais bon, ce qui compte, c'est l'amour et tout et tout, on est d 'accord. Je sais depuis le début que ce ne sera pas le plus beau jour de ma vie. Mais j'aimerai quand même qu'au moins, ce ne soit pas le pire !
-Plus ça passe, plus je m'égoïstise. Et c'est pas agréable, comme constat.
-Plus ça passe, plus je sais que je ne serais jamais contente de moi-même. Alors à quoi bon lutter contre l'égoïstisme (pffiou, pas facile à prononcer, ça !) cité ci-dessus, si c'est pour que ce soit remplacé par quelque chose d'autre ?
-je suis fatiguée, mais ça, c'est la routine habituelle.
-Je relis jacques le fataliste et son maître, retrouvé qui traînait dans ma bibliothèque (d'ailleurs, non, pour une fois, un truc était rangé chez moi, et c'était ce bouquin). Je suis moins emballée qu'à ma première lecture au lycée, mais c'est bien, quand même. Pis moi aussi, tiens, et si je me mettais à croire que tout est déjà écris dans le Grand Rouleau là-haut ? ce serait bien pratique ! enfin, si ce qui est écrit est heureux pour moi, bien sûr:p
-Je ne fais plus de photos. Et je ne peux pas passer mon temps à incrimner l'hiver. Ou Paris, qui n'est pas photogénique à mon goût, certes, mais tout de même. Je crois que je n'ai plus l'envie de capter le petit détail ou le rayon de lumière. C'est triste, un peu.

Pour la peine, photo. Pas si ancienne que cela, d'ailleurs, si on y songe

P1070591.JPG
C'était à Rome, en novembre dernier. Bon, j'ai beau ne plus avoir envie de capter le rayon de lumière, là comme ça à la sortie du bus, je ne pouvais vraiment pas laisser passer !
J'avais déjà posté des photos de cette église il y a looongtemps, à l'époque où on m'avait offert l'appareil photos. Epoque inverse de celle que j'évoque aujourd'hui, où je photographiais tout et (surtout) n'importe quoi.

Aaallez, vous avez le droit de dire "maaais, Sel (outre les répétitions de lettres), certes, tu photographie moins, mais tu le fais mieux!"
Z'avez vu comme je suis généreuse, malgré mon égoïscentrisme?



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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 12:26
"Nous méritons toutes nos rencontres."

Cette phrase, elle est extraite d'un livre (un bon vieux Signe de Piste, je crois) lu dans mon adolescence, et m'a longtemps suivie. Elle est simple, brève, facilement intelligible, le genre de citation qui vous suit, que vous le vouliez, ou non.

Nous méritons toutes nos rencontres.
En voilà, une phrase agréable ! Qu'il est bon de s'entendre dire qu'on a du mérite !...Enfin, quand la rencontre est bonne.

Mais si elle est mauvaise ? (mauvaise au sens : elle me rend malheureux-se, me fait reculer, me met mal à l'aise, etc). Est-ce que les gens qui font de mauvaises rencontres le méritent ? Je ne pense pas, non ! Bien sûr que les filles malheureuses en amour ne le méritent pas ! Et que dire des femmes battues par leur mari et tout le reste ?

Bon, d'accord, déjà, j'ai un peu de mal avec la notion de "mérite". Enfin, ça dépend des contextes, hein. Un élèves qui a bien travaillé "mérite" probablement sa bonne note. Mais nous savons tous que des élèves ont des bonnes notes sans bosser, et d'autres bossent beaucoup sans réussir à aller au dessus du 10.

Il n'y a pas de justice en ce bas monde, qui l'ignore encore aujourd'hui ? Donc, pas de mérite non plus. Enfin, il existe, de même que parfois, il y a des situations "justes" (dans la mesure où nous pouvons en juger), faut pas pousser. Mais selon moi, ça ne va pas plus loin que le cas particulier.
Et alors le pire, ce sont ceux qui associent le mérite à l'amour. "Je ne mérite pas que tu m'aimes" (ben voyons)(et pourtant, je suis la première à me demander pourquoi "on" m'aime et à trouver que je ne le mérite pas). "Si personne ne m'aime (sous-entendu, "si je n'ai pas d'amoureux-se"), c'est que je le mérite, donc, je suis nul-le".

Comme je le disais, je suis bien placée pours avoir qu'amour et mérite n'ont aucun rapport (enfin, un peu quand même : être capable de concessions et tout le blabla. Mais pas que).

Non, mais revenons-en à notre "nous méritons toutes nos rencontres".
Certes, la rencontre elle-même, nous ne la méritons pas. Elle est le fruit du hasard.
Mais est-ce que nous ne "méritons pas" (avec toutes les précautions que je viens de dire) quand nous savons voir, voir ce qui sera une "heureuse rencontre" et ce qui sera une "malheureuse" ?
Je ne suis pas forcemment à même de juger, car j'ai eu somme toutes assez peu de ces rencontres malheureuses.
mais justement.
Est-ce le hasard ?
Ou juste que j'ai su faire le vide autour de moi et ne garder que ce que j'estimais comme les "bonnes rencontres"?
Certes, cela est un peu égoïste. Mais il y a un moment, il y a des choix de vie à faire (ou qui se font malgré nous), et voilà.

"Nous méritons toutes nos rencontres" ? Peut-être pas.
Mais peut-être que nous méritons de garder relations avec elles - ou de ne pas le faire.

(je répète : je ne suis pas en train de dire si un homme charmant se révèle un affreux tapeur, la femme le mérite. Ouh la la, s'il vous plait, ne me faites pas dire ce que je ne veux pas signifier. Je crois qu'il existe des gens véritablement manipulateurs, et je bénis Dieu (même s'il n'existe pas:p), de ne pas m'en avoir fait rencontrer.)

joubert1 L'illustration est de Joubert (et vient de là ), et aurait très probablement pu illustrer le bouquin en question.

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