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Entre bleu clair et bleu foncé

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 13:39

Le week-end dernier, nous nous sommes offerts deux jours à Assise. 

Voici quelques réflexions en vrac et non dévelopées suite à cette visite :

-François a tout quitté pour vivre de pauvreté. Mais pour pouvoir faire ce choix, il faut avoir été riche, à un moment donné. Je ne dis pas qu'un "pauvre de naissance" ne peut pas faire l'éloge de celle-ci, mais cela ne pourra pas etre un choix entre deux alternatives, ou alors, deux alternatives différentes (l'un fait le choix entre richesse et pauvreté, l'autre entre accepter ce qu'il a (ou plutot, ce qu'il n'a pas) ou s'en plaindre, ou se battre.). Je parle là de pauvreté matérielle. En ce qui concerne la pauvreté intellectuelle,  ou la pauvreté de coeur, tout est totalement différent à mon sens. François a fait le choix de la pauvreté systématique et sur tous les plans (bon, sur la pauvreté de coeur, j'exagère, enfin, j'imagine). Il y a beaucoup de façon de vivre celle-ci.

 

 -Sainte Claire, elle aussi issue d'une famille "riche" a tout quitté vers l'age de 16-17 ans...Quel geste ! Mais n'est-ce pas aussi le "romantisme" de cet age ? Je m'imagine bien faire de même, surtout étant donné l'alternative, le probable mariage avec un barbon...Comment se représentait-elle son futur, lorsqu'elle décida ce qu'elle décida ?

 

-J'ai trouvé bizarre de voir conservés les (soi-disant ?) reliques de François et de Claire. Leurs tuniques, et même les cheveux de Claire. Ce n'est pas la première fois que je vois des reliques, la question n'est pas là, mais d'ahbitude, on n'en voit que des fragments. Là, c'est la tunique entière, des boucles de cheveux complètes. Cela a un coté, je ne sais pas...déprimant. Parce que j'ai du mal à croire que ce sont "les vrais" ? Ou parce qu'au contraire, bien plus que les pierres, ils nous rapprochent et nous éloignent à la fois d'eux, sans que je sache bien expliquer pourquoi ?Est-ce parce que ces vêtements, exposés dans des vitrines, semblaient être d'un format immense (j'ai trouvé) ? Etait-ce parceque effectivement, cette bure ne devait définitivement pas être cconfortable à porter ? Est-ce tout simplement à cause de leur âge, de l'histoire touchée du doigt ? Ou, comme je le disais, par cette "incroyance" de leur authenticité ? Ou par l'exposition des vêtements de ces "saints" ayant vécu une vie de misère et de souffrances, et qui nous sont exposés comme des modèles ? Peut-être aussi que le fait d'être accompagnée par un protestant a accentué ma sensibilité à ce coté là, je ne sais pas.

 

-Et surtout : "pauvre" François (et c'est le cas de le dire !), qui toute sa vie, a vécu pour que l'Eglise retrouve sa pauvreté primitive...Et pour qui, quelques centaines d'années plus tard, on batît une ode à l'art, la couleur, la beauté, mais aussi à la richesse et au luxe (je trouve). Alors certes, ce luxe est avant dédié à Dieu, mais quand je vois cela, je comprends d'autant mieux les mouvements qui voulurent retrouver la simplicité et aussi, l'absence de couleur...Pourtant, j'adore celles-ci, j'adore les vitraux, mais là, trop, c'est trop ! La basilique supérieure, avec la frise de Fra Angelico, est déjà plus simple, plus sobre, et donc, à mon avis, plus belle. Toujours à Assise, l'église Santa Chiara est, elle aussi, beaucoup plus sobre. Si je savais encore prier, je pense que ce serait là-bas que j'irais, beaucoup plus facilement qu'à San Francesco.


P1040605.JPG

Et voilà Assise, vue depuis le chemin entre la ville moderne (où se trouve la gare) et la ville médiévale. Le monument en l'honneur de François (enfin, en l'honneur de Dieu, et de François) est bien entendu le gros machin à gauche. La basilique, c'est évidemment le bâtiment posé dessus. Le reste, j'imagine, sert de logement à nos franciscains. Enfin, je suppose. Et il y a aussi probablement un gros paquet d'archives !

 

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 18:10

Quelle chose étrange que le sourire...Pourquoi est-ce que cette expression du visage, les coins des lèvres relevés, signifie-t-elle ce qu'elle signifie ? Comment se fait-il que quand on nous sourit, on a envie de répondre de même (sauf quand nous sommes de mauvaise humeur, bien sûr) ? Comment se fait-il que même les bébés, sans le savoir vraiment, reproduisent cette expression du visage ? Et pourquoi le rire est-il communicatif, comme le baillement, d'ailleurs ? (pour ce dernier, j'avais vu un reportage où ils disaient que c'était par solidarité, comme pour dire "tu vois, je suis pareil" !)

 

Mais après tout, l'inverse est vrai : pourquoi pleurer quand on a mal ? Je veux dire, pleurer quand on a mal aux yeux, ok, c'est parfaitement logique. Mais lorsqu'on est triste ? 

 

Tout cela n'a qu'une importance relative, ce qui compte, c'est que nous ayons les mêmes codes : sourire pour la joie, pour souhaiter la bienvenue, ou pour remercier ; regard plus maussade voire larmes pour la bouderie, la tristesse, la déprime.

D'ailleurs, les larmes sont-elles vraiment la marque de la tristesse, ou bien de l'émotion intense, triste ou heureuse ? Mais dans ce cas, si les larmes de joie sont plus rares (dans mon cas du moins), est-ce parce que les émotions heureuses sont souvent moins intenses que les tristes ? N'est-ce pas triste de penser que c'est le cas ?

Mais après tout, le bonheur est-il fait de joies intenses, ou au contraire, de ces petites joies distillées dans la journée, le café du matin, la lecture en terrasse, les promenades en nature, les repas partagés ? Mais si le bonheur se trouve en petite monnaie, et non pas en lingots, est-ce que cela ne le rend pas plus facile à supporter ? parce qu'après tout, si on devait pleurer, même de joie, à chaque fois, ne serait-ce pas un fatigant, à la longue ? (oui, pleurer, c'est crevant, je le sais d'expérience) Et du coup, peut-être que ce bonheur-là ne serait qu'à peine plus agréable à vivre que la dépression. Bon, j'exagère, mais disons que peut-être que ça gâcherait le bonheur en question. Ou alors, c'est ce que je me raconte, puisqu'il est quasi innacessible sur cette terre, du moins, de façon durable ?

Oui, je sais, je me pose trop de questions. Mais je vous rassure, rien de tout cela ne m'empêche de dormir. Ni de savourer mes week-ends à Rome. Surtout quand il fait beau, et que les cigales donnent de la voix sous les pins parasols.

 

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Villa Pamphili, en ce 10 septembre 2011

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 09:31

Je sais que je découvre quelque chose que beaucoup savent depuis longtemps : bio et écolo ne sont pas forcemment liés.

Je veux dire, cela semblerait logique, pourtant : manger sain pour et sur une planète plus saine. Manger bio, donc, sans trop de trucs pourris pour la planète dedans (c'est vrai aussi pour les cosmétiques, mais j'ai l'impression que là, la mode est d'essayer d'allier les deux au maximum, quand même).

 

Mais en fait, non. Que ce soit souvent un gros machin commercial, cette histoire de bio, je le savais déjà. 

Mais il y a des limites. Quand une enseigne de restauration rapide bio (Ex*ki, pour ne pas la nommer) vend tous ses produits dans des emballages en plastiques, et surtout, propose pour les manger dezs couverts en plastique itou, même quand on mange sur place, je trouve ça gros, quand même.

 

Le pire, c'est que ce n'était pas particulièrement bon, en plus (en même temps, au combat entre les lentilles et les frites, les premières partent largements désavantagées, il faut le reconnaître)

 

(Mais oui, je sais que tous les partisans du bio ne sont pas comme ça, et blabla. En fait, quand on est écolo, on est quasiment forcemment bio en même temps. mais il ne faut pas oublier que l'inverse n'est pas vrai, voilà.)

(Par ailleurs, j'ai vu l'autre jour une émission sur Arte à propos des biocarburants qui en fait, ne sont pas si écolo que ça...C'était très intéressant)

 

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 10:11

Il y a un mot que j'ai toujours trouvé amusant, c'est celui de "costume".

Qu'on emploie le même mot pour le costume de théâtre et celui porté par nos chers et tendres pour aller bosser, cela veut beaucoup dire, sur le rôle de guignol à jouer dans ces coditions (bon, c'est aussi le même mot pour le costume de mariage, alors là, c'est moins drôle, mais passons:p)(après tout, au théâtre, il y a aussi le costume de jeune premier ! Non mais.)

Bon, il y a aussi le petit "costume de bain", mais c'est moins drôle, juste mignon (ça me rapelle ma tante, la seule à ma connaissance à utiliser cette expression. Et j'aime beaucoup ma tante)

 

Humeur : je n'écris plus guère ici. Souvent, le silence est la meilleure solution. A la fois au manque de temps (enfin, disons que je préfère être seule pour écrire, donc depuis que je vis à deux, cela n'aide guère ce petit grougnouf), manque d'inspiration et impression de "à quoi bon". Bah. Je pense que le monde se passe assez bien de ma prose admirable et de mes photos magnifiques.

Par ailleurs, j'aimerai bien changer un peu de bannière, même si j'aime beaucoup celle-ci, mais je ne sais guère comment m'y prendre)

 

P1100457.JPG

Il est joli, non, le costume de bain des girafes de la Grande Galerie ?

(et moi, trop fière je suis d'avoir enfin réussi à faire une photo dans un milieu sombre. Au bout de 4 ans, peut-être que je sais enfin me servir de cet appareil photo ?)

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 18:07

Parmi les phrases qui circulent, et qu'on se répète les uns-les autres, il y a le fameux "nan, mais ce qui compte, ce n'est pas la fête elle-même, c'est la préparation".

 

Et de citer comme exemple noël et son Avent, ou le mariage, et ses préparatifs.

 

Ben moi, désolée, mais ces phrases m'attristent. 

Il faut dire que Jules et moi sommes peut-être des êtres étranges, mais ce qu'on a préféré dans le mariage, ce n'est pas les préparatifs (ouh lala, non), ni même la journée elle-même. Non, le mieux, dans le mariage, finalement, c'est la vie après. Bon, surtout quand la vie après, c'est un voyage de noces, faut reconnaître.

 

Mais même pour les autres fêtes. Si je dois inviter du monde à la maison, je ne suis pas détendue tant que le premier invité n'est pas arrivé. 

Pour noël, il est vrai que cette année, pour une fois, le tapage autour de la consommation m'assome moins que d'autres fois. Il est vrai aussi qu'il me semble avoir remarqué qu'il y avait moins de cohue dans les magasins, et moins de lumières clignotantes dans les rues et les jardins que les autres années. Et pas un seul père noël aux fenêtres, ce qui n'est pas une grande perte, c'est même une avancée. Je n'ai l'impression de cette course folle à laquelle ressemble d'habitude le mois de décembre. Peut-être à cause du gel qui me paralyse...

Mais il n'empêche, moi, ce que j'aime dans noël, c'est la veillée, le 24 au soir, et le fait d'être ensemble avec des gens qu'on aime, tout simplement (c'est mon coté gnangnan). C'est bête, mais je me suis mise à aimer noël que depuis peu, depuis d'une part, que j'ai dû vivre la fête dans une famille complètement inconnue et loin de ma famille, donc, et depuis aussi que nous faisons cela en petit comité, avec mes parents et mes frères et soeur, sans se "forcer" à retrouver tous les cousins qu'on connaît à peine, comme quand on était petits.

Après, le coup de noël, c'est un peu particulier. C'est une fête religieuse à la base, donc je comprends aussi que la préparation soit d'autant plus importante et tout. Mais après tout, les bergers ne savaient pas que le bébé allait arriver, et ils en ont été d'autant plus heureux ! Bon, enfin, je laisse là ce genre de considérations que je reconnais moi-même être un brin fumeuses.

 

Bref, mais tout ça pour dire, certes, la préparation, c'est bien mais la fête, c'est mieux. 

Et s'il est vrai qu'un plat qu'on a préparé a une saveur particulière, celui qu'on déguste sans avoir à y bosser est bon aussi. Bon, surtout si la personne qui a bossé dessus en question est ma maman, mais ma maman, c'est la meilleure cuisinière au monde, alors, ça n'aide pas. Et il faut ajouter qu'avec mon amie le complexe d'infériorité, j'ai tendance à être trop sévère avec ce que je prépare, et à ne pas bien y goûter.

 

Après, bon, si la fête est râtée, c'est pas mal dep ouvoir dire "au moins, on a passé de bons moments à la préparer" ! Mais pour moi, ce n'est qu'un pis-aller, un truc qu'on se raconte pour faire passer la pilule.

 

 De même que je trouve triste la fameuse phrase selon laquelle le meilleur dans l'amour, c'est de monter les escaliers. M'enfin bon, chacun son truc, aussi. Et heureusement d'ailleurs, parce que chez nous, y'a pas d'escaliers.

 

P1070649.JPG

ça, c'est la zoulie décoration de table faite par ma non moins zoulie maman à Noël dernier (non non, malgré les apparences, je n'ai rien de particulier à me faire pardonner par elle aujourd'hui).

D'ailleurs, à propos des décos, là, par contre, je dois reconnaître que le fait de l'avoir préparée joue beaucoup : je n'avais jamais trop regardé les décorations des tables dans les mariages où je suis allée, jusqu'à la prépaparation du notre (en même temps, les mariages où j'étais allée avant ça se comptent sur les doigts d'une main, mais enfin)

(en tous cas, le coup des feuilles de Gincko sur nappe vert forêt, j'avais trouvé ça super joli)

 

Humeur : je crois bien que je n'avais encore jamais vu de noël blanc (certes, le fait de passer Noël à Marseille une bonne partie de mon enfance n'aide pas non plus). moi qui suis une râleuse de première, j'en suis presque contente, maintenant que j'ai la panoplie du parfait petit esquimaux (sauf les chaussures, mais j'y travaille)

 

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 18:32

Et donc, qu'en est-il, un an après ?

Qu'en est-il, après que le fameux évènement, tant préparé, soit enfin arrivé ?

A vrai dire, pas grand chose.

Evidemment, je n'ai pas soudain senti que je changeais d'identité. Je ne me sens pas plus Mme Nomdemonmari qu'il y a quatre ou douze mois. D'ailleurs, je n'ai pas changé ma carte d'identité. Ben non, puisque pour l'état civil, je suis, et je reste Mme (ou Mlle autrefois) Nomdejeunefille. On peut juste ajouter "épouse Nomdemonmari". 

Et ça me convient. Pour le moment.

A vrai dire, je fais au cas par cas. Je m'amuse. C'est rigolo d'avoir plusieurs identité interchangeables !

Si je dois marquer notre nom en nom d'expéditeur au dos d'une lettre, ce sera "M. et Mme Nomdemonmari", c'est plus court. Mais si c'est juste moi qui écris, alors, j'aurai tendance à mettre Sel Nomdejeunefille Nomdemonmari. Ou l'inverse. Mais comme c'est un peu long, je ne sais pas si je continuerai ainsi.

Je choque un peu les gens à ne pas vouloir complètement changer de nom. Souvent les hommes, à vrai dire. Pour une fois que je fais quelque chose de choquant, faut que j'en profite, je me sens trop la rebelle. Le mieux, serait que mon mari se fasse appeller M. Nomdesonépouse. Il est d'accord, mais moi, moins. Ben oui, y'a pas plus de raison qu'il prenne mon nom que moi le sien. Mais s'il y a la possibilité que ça aparaîsse aussi sur sa carte d'identité, pourquoi pas ?

Au boulot, c'est simple, j'ai pour le moment gardé mon nom de jeune fille. Sauf sur le bulletin de paie, car la gentille dame m'a demandé comment elle voulait qu'elle l'intitule désormais. Du coup, je lui ai donné la version composée.

Mais si un jour je change de poste, je n'ai vraiment aucune idée de comment je me ferai appeler.

Probablement que le nom comportera au moins mon nom de jeune fille, car je pense que c'est lui qui restera au final. Le nom-réflexe qui me fait sursauter si je l'entend. Ce nom dont soudain, les sonorités me déconcertent ("c'est moi, ça?"). L'autre est le mien "en tant qu'épouse". Et je suis heureuse et fière de le porter. Heureuse de voir du courrier adressé à M. et Mme Nomdemonmari, avec notre adresse et tout. N'empêche qu'il est incomplet. Est-ce que ça veut dire que j'aime moins mon mari que celles qui font un autre choix ? Je ne crois pas. Est-ce que ça veut dire que je suis trop individualiste ? C'est possible.

(ceci dit, faudra voir ce qu'il en est dans dix ans. Ben oui, parce que à l'heure actuelle, cela me semble aller tout autant à l'encontre de mon identité que l'on m'appelle "madame" plutôt que "mademoiselle". là aussi, c'est encore une sorte de jeu. Je rigolerai probablement moins dans une dizaine d'années, donc:p)

 

Par contre, il est à peu près certain que si enfants il y a, ils porteront le nom du papa. Parce qu'un nom composé à l'école, c'est la merdouille. Et porter juste mon nom, y'a pas de raison, et ça risque d'être mal pris par la société. Ma rebelle attitude ne va donc pas très loin. 

 

Humeur :Journée un peu étrange, aujourd'hui. Sans doute en partie simplement parce que je ne suis quasi pas sortie, d'ailleurs (oui, je sais qu'il faisait beau et pas trop froid, pourtant)

 

Bande-son : le silence de l'horloge et du clavier d'ordinateur.

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 09:13

La réputation des archivistes n'est pas des meilleures. Enfin, quand elle existe. Parce que pour avoir une réputation, il faut déjà que les gens sachent qu'on est là. 
Tiens, ça me fait penser à ce film, Je vais bien ne t'en fais pas, un film que, par ailleurs, j'avais bien aimé, mais où je m'en suis un peu pris dans la tronche quand un mec a sorti "maintenant, faut faire des études même pour classer des archives". Ok, y'a pas besoin de faire 10 ans d'études pour être archiviste, on n'est pas des médecins non plus. Mais entre "pas d'études du tout" et bac plus 10, y'a une grosse différence.  
Bon, passons. 

Toujours est-il que nous ne formons pas la profession la plus visible qui soit. 

Soit.

(Non, je ne bégaie pas)

Allez, qui, parmi vous, sait que les Archives Nationales sont en grève depuis une semaine, hein ? Qui ? Et même pas à cause des retraites, en plus.

http://www.mediapart.fr/club/blog/gaspardgantzer/130910/le-retour-de-la-maison-de-lhistoire-de-france

http://www.france-info.com/culture-spectacles-expositions-2010-09-25-le-personnel-des-archives-nationales-en-greve-487426-36-40.html

 

Bref bref bref.

N'empêche, parfois, on assiste avec étonnement à une autre image du métier. Voyez plutôt :

http://www.menly.fr/2010/09/john-smedley-lookbook-automnehiver-2010-2011/

Certes, le mannequin pose dans une bibliothèque, et pas dans des archives (mais quand même, quelle bibliothèque ! Je ne suis pas fan des bouquins reliés en cuir  (du point de vue contenu, je veux dire : en général, c'est un peu chiant, quand même, sauf si c'est du Dumas), mais faut reconnaître que ça a une classe folle, et que c'est zuper zoli.) M'enfin bref, il  est pas mal du tout (peut-être un peu trop bogoss, en particulier quant à la coupe de cheveux, mais il s'agit d'une publicité, faut peut-être pas trop en demander non plus). Quand à son look...Mouais, bah, le petit gilet, c'est un peu bizarre, mais pourquoi pas (suis moins fan du pull, par contre). On s'en fout, de toute façon, même si c'est à la base le but de la photo.

Voilà. Les mecs, jusquà présent, fantasmaient sur la jolie bibliothécaire en haut de son échelle (comme sur la bannière de ce très chouette blog tenu par une prof-documentaliste qui, en plus, aime les Ghiblis et est donc forcément quelqu'un de bien), mais que dalle pour nous, les filles, pas une icône masculine entourée de bouquins à se mettre sous l'oeil. Ben oui, puisque les métiers littéraires sont censés être justement réservés aux filles, pendant que les mecs calculent à tour de bras le carré de l'hypothénuse et les courbes statistiques. Surtout les courbes. 
Cette lacune est maintenant réparée, et c'est pas plus mal comme ça. Non mais.

 

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 13:56

Des fois, je fais vraiment des trucs de oufs.

 

Par exemple, j'ai récupéré dernièrement des tas d'anciens "classiques Larousse" (tout est relatif, mais celui que j'ai en main date de 1957). Vous savez, ces bouquins jaunis, qui ont l'avantge d'être tout petits, et le désavantage de ne présenter souvent que des extraits de l'oeuvre choisie.

 

Enfin, parfois, c'est plutôt un avantage, même si maintenant, je sais sauter les passages des livres qui ne m'intéressent pas (voire, ne pas les finir, mais là, c'est plus difficile). C'est le cas en particulier si l'oeuvre choisie en question est la Guerre des Gaules.

Oui, je me la pête pas du tout, je lis du César. Bon, je suis un peu petite joueuse, puisque c'est en français même pas bilingue, mais enfin (et en extraits, donc). 

Et donc, il y a un passage où le grand homme nous décrit les moeurs gauloises, les druides, la forêt des Carnutes, et tout ça. Mais les auteurs d'Astérix ont gardé un silence peu étonnant face à des phrases telles que celle-ci : "Lors des funérailles, les Gaulois jettent dans les flammes tout ce qu'ils croient avoir été cher au mort, même les êtres vivants" déjà, on se dit que c'est bien gore, et que pauvres clébards et chats (je ne sais pas si les chats étaient déjà apprivoisés à l'époque, mais on ne le leur souhaite pas, du coup). Mais ça empire dans la suite. Voyez plutôt "et naguère, les esclaves et les clients reconnus pour avoir été chéris de lui étaient brûlés à la fin des funérailles".

 

Plusieurs conclusions à ces saines lectures : Les gaulois étaient effectivement des barbares (oui, je sais, en fait, c'est César qui veut les passer comme tels, mais on sait pas ce qu'il en fut vraiment) (et ouis, je sais aussi qu'à la base, "barbare" est un mot grec qui veut dire "qui ne sait pas parler)(j'en sais des choses, n'est-ce pas)

Les esclaves devaient tout faire pour se faire détester de leurs maîtres. Qui devaient bien le leur rendre, parce qu'en général, les maîtres n'aiment pas qu'on leur vole des petites cuillères, même si ces dernières n'existent pas encore.

Les familles gauloises ne devaient pas être très unies. Ben oui,  "on brûlait les êtres chers", mais la femme et les enfants ne sont pas cités. Je reconnais que ce ne serait guère logique, mais je ne vois pas non plus la "logique" à brûler esclaves et clients.

 

Humeur : Finalement, je préfère les Astérix, même si, comme vous le voyez,César est un petit rigolard aussi, qui aime les détails croustillants.

Bande-son : les "coucous" que se font les filles aux fenêtres en face de les miennes : ben oui, mes fenêtres donnent sur un foyer de jeunes filles (calmez-vous, les mecs, je peux pas voir dans les chambres, je suis au rez de chaussée, et les chambres commencent au 2e étage), et là, c'est la rentrée, alors, elles sont en train de prendre possession des lieux, et de se dire "oh, copine, on a des chambres superposées)

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 13:23

Et voilà. La fameuse lune de miel est officiellement terminée. C'était rien cool.

Il paraît que nos malheurs, eux, ne font que commencer...

 

Par exemple, Régis Hauser (non, je ne connais pas Régis Hauser, j'utilise Evene, comme tout le monde), je disais donc que cette personne aurait écrit " Le mariage révèle le masochiste qui sommeille en vous."
Voilà, ça, au moins, c'est dit.

Quant à Kant, (admirez le magnifique effet de style) (oui, je sais qui est Kant, même si j'utilise Evene, parce que par contre, je n'ai pas lu ses oeuvres, complètes ou incomplètes), il aurait écrit "Celui qui est passionnement amoureux devient inévitablement aveugle aux défauts de l'être aimé, bien qu'en général il recouvre la vue huit jours après le mariage." Bon, de notre coté, on en est à 30 jours, et Il a l'air toujours aussi aveugle. Pourvu que ça dure. André Roussin reprend d'ailleurs  un peu la même idée : "Un homme a toujours deux femmes dans sa vie, celle qu'il a épousé, et celle qu'elle est devenue." Bon, là encore, trente jours après, j'ose penser ne pas trop avoir changé par rapport à mon état de fiancée. Mais après tout, ce n'est pas à moi qu'il faut demander...Rdv dans trente ans.

 

Heureusement, nos bons auteurs ne sont pas que pessimistes.
Ma préférée est probablement celle-ci, mariage ou pas, d'ailleurs : "Dans un couple, peut-être que le plus important n'est pas de vouloir rendre l'autre heureux, c'est de se rendre heureux, et d'offrir ce bonheur à l'autre" (Jacques Salomé)

Et celle-ci : "le bonheur, ça consiste à vivre penché au-dessus de deux bols à café, sur l'un, on a écrit "toi" et sur l'autre "moi" - Et le monde peut crever la gueule ouverte" (Jacques Languirand)

 

Et j'ai trouvé à cette occasion LA phrase qu'il aurait fallu que je découvre pendant les préparatifs de mariage : "Quoi qu'on dise, un mariage raté est quand même plus joyeux qu'un enterrement réussi." (Yvan Audouard)

 

Humeur : hihi, je suis mariée, mais j'ai toujours une tête de demoiselle, si on en croit les vendeurs (remarquez, ça non plus, ça ne pouvait pas trop changer du jour au lendemain, comme dans les citations sus-citées). Celui d'hier s'est rappelé un peu trop tard qu'on lui avait dit la semaine dernière qu'on venait tout juste de se marier, et m'a appelé "madame" au moment du au-revoir (alors que j'avais eu du demoiselle au bonjour). Je trouve ça rigolo. (oui, bon, ça va)


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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 10:57

Je sais, je sais, je suis en train de redécouvrir la lune.

Je sais, je sais, mes connaissances en anglais sont catastrophiques.

 

Mais je viens de réaliser tout en rédigeant un courrier en anglais (vous rendez compte ? J'écris en anglais.) que holydays, ces chères vacances (oui, parce que certes, j'écris en anglais, mais c'est pour causer vacances. Il ne faut pas exagérer, non plus), signifient littéralement les jours saints. (et que d'ailleurs, holydays ne prend qu'un "l", parce que sinon, ça veut dire les jours du houx, ce qui imposerait de ne prendre de vacances qu'à Noêl, ce qui serait dommage, quand même)

 

Oui, je sais, tout le monde le savait déjà.

Mais moi, ça m'a amusée. Il m'en faut peu, que voulez-vous.

 

Je pourrais donc soupirer tous les matins et tous les soirs "ah, vivement que je puisse sanctifier mes jours ! " ou encore "j'ai hâte que les jours saints arrivent".

Et tout de suite, ça sonne mieux, quand même.

 

(oui, bon, je sais blabla, historiquement c'est parce que blabla. D'ailleurs, non, je sais pas. A part que les anglo saxons sont des visionnaires. C'est marrant, parce que je croyais qu'au contraire, c'était le genre industrieux et tout, et que le repos, c'est mal-et-que-d'ailleurs-et-si-on-supprimait-tous-ces-jours-fériés-puisque-les-saints-, ça-n'existe-pas(et-pourquoi-pas?))

 

Humeur : cette année, dieu s'est planté, il a inversé avril, où on pouvait faire ce qui nous plaisait (sauf qu'on osait pas) et mai, où faut pas se découvrir d'un fil (et di coup, adieu, jupe, robettes et tee-shirt). Moi je dis, c'est pas cool. Surtout que j'ai peur pour les cerises, avec la grêle d'hier :(

 

bande-son : clap clip clap petite pluis d'avr de mai

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