Quelle est longue, cette vie
Qu'ils sont pesants, ces exils
Cette geôle, ces fers
Où mon âme est verrouillée !...
Rien qu'attendre d'en sortir
Me cause d'affreux tourments.
Je meurs de ne pas mourir.
Thérèse d'Avila
Non, je vous rassure (ou pas), je ne suis pas au bord du suicide. Mais ce "je meurs de ne pas mourir" combien de fois je l'ai répété...Bref, passons.
Ce qui est amusant, c'est que la phrase qui me touche plus maintenant, ce serait plus celle sur l'exil. Oh, non, pas l'exil dans le sens du texte, hein. Enfin, c'est vrai que notre terre est une vallée de larmes, mais je ne suis pas certaine que l'après-mort soit beaucoup mieux. Vous allez me dire que l'avantage du néant, c'est qu'il ne souffre pas. Certes. Mais, je sais, c'est con, j'ai tendance à m'accrocher bêtement à cette vie et à ce corps comme bernique à son rocher.
Nan, tout bêtement, je parle de l'exil d'un lieu de la terre par rapport à un autre lieu de la terre. je ne suis pas une grande mystique, moi. Heureusement, d'ailleurs.
Hem, euh, passons sur les mystiques, si vous voulez bien, j'en vois déjà rigoler bêtement sous prétexte que j'allais écrire le mot "extase" (mystiques donc (ou non)), alors je vais m'arrêter là.
Euh, oui, enfin bon, tout ça pour dire que bouuuh, je veux rentrer chez moi.
Pourtant, je le sais bien, qu'il y a pire, comme terre d'exil.

Bon, y'a quand même pas mal de cailloux qui traînent, du ménage à faire, tout ça. Mais ça, heureusement, c'est pas mon boulot.
Donc oui, je le disais, il y a pire, comme pays lointain et tout ça. Mais bon, n'empêche, il y manque un ou deux gens. Et (attention, lieu commun
inside), comme vous le savez bien, un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Alors à plus forte raison si c'est deux trois ou plus, hein.
(oui, je pleurniche, et alors ? )
bande-son : La cura
humeur : eh eh, le 25 avril, c'est férié, en Italie, pour cause de fête de la libération. Bon, en échange, on n'a pas le 8 mai. Dommage.