Tous les ans, à Paris, a lieu le même mystère : celui de la disparition des boulangers.
Je veux dire, bien sûr, les boulangers sont des gens comme tout le monde, et comme tout le monde, ils ont droit à des vacances. Mais pourquoi absolument au mois d'août ? Pourquoi pas la moitié au mois de juillet ? C'est bien aussi, juillet !
Parce que le problème, c'est que moi, je ne suis pas en vacances, en août (je sais, c'est bien fait pour ma poire). Lundi, j'ai dû faire six (6) boulangeries avant d'en trouver une ouverte. Le pain était même pas bon, en plus. Mais au point où j'en suis, c'est un détail. Il avait le mérite d'exister. A vrai dire, ça tenait même du miracle (quoi, j'exagère un tantinet ? Meuh non)
Bon, tant pis, je vais passer mes pauses déjeuner au resto (trop dur, la vie)(les restos, eux, savent qu'il y a plein de monde à Paris, en août, ça s'appelle les touristes, ça parle inglish ou japonish, et ce serait ravi de découvrir à quoi ressemble la fameuse baguette française.)
Alors, ami boulanger parisien, que dis-je, toi, mon frère, permets-moi de t'adresser cette prière : l'année prochaîne, discute avec tes petits collègues, mais néanmoins amis, pour savoir s'il serait pas possible de faire un petit partage : une boulangerie sur deux qui ferme en juillet, et l'autre en août. Cela me semble un deal honnête, non ?
D'avance, merci