Cela m'a pris comme une lubie, une de plus.
J'ai envie de (re)prendre le piano.
Mais pour reprendre le piano, il en faut un, de piano. Le coté encombrant est encore négociable, car nous n'avons pas encore totalement rempli notre palace, cela nécessitera juste d'accepter que cet espace ne soit pas, à terme, rempli de livres (mais après tout, ce serait un mal pour un bien). Le coté financier est un peu plus casse-pied. Non pas que nous soyons sur les rotules [si vous me pardonnez l'expression qui ne veut rien dire], mais simplement, cela m'embêterait d'investir dans un piano pour finalement me rendre compte que je n'en fais pas. Ce n'est pas comme vouloir se mettre au tricot et acheter de la laine (oui oui, j'ai fait aussi). Même la location n'est pas donnée donnée (ce n'est pas un reproche, c'est normal que ce soit payant voire cher, mais j'hésite à payer pour un truc que, peut-être, je "n'utiliserai" pas !).
Pourquoi toutes ces hésitations ? Lorsque j'étais au collège, je m'étais inscrite à des cours de piano. Mes parents avaient acheté un piano. Et je n'en ai fait qu'un an. Je m'en suis voulu, même si ma mère me dit que cela lui plaît, finalement, d'avoir un paino à la maison (elle-même en a fait dans sa jeunesse, et ma soeur pianote, même sans avoir pris de cours)
J'ai aussi fait, plus récemment, deux ans de guitare, pour finalement arrêter, par manque de patience, manque d'envie, aussi. Ce n'est vraiment pas mon instrument de prédilection, même si j'aime l'écouter.
Je ne sais même pas vraiment d'où me vient cette envie de jouer du piano, moi qui ne suis pas particulièrement mélomane.
Du coup, je suis quasiment certaine qu'une fois que le piano sera là, je n'y toucherai pas. Ou presque pas. Mais peut-être que si ? Peut-être que pour cet instrument que j'aime écouter, j'aurai de la patience ? Comment savoir sans essayer ?
Alors pour le moment, je laisse l'idée tourner en moi, tout en regardant les tarifs et me berçant d'illusions...
D'autant que si j'avais du temps libre à passer -et de l'argent à dépenser-, il serait bien plus sérieux de le passer dans une auto-école. Je trépigne de joie rien qu'à l'idée.
Ombre et lumière sur olivier (et volet rouillé), Paris, juillet 2010