Oui, joyeux anniversaire, toi, cher blog ! Trois ans déjà...
Je ne dirai pas que j'ai l'impression que c'était hier, parce que ce serait faux. Au contraire, même. Que de changements, dans ma vie et en moi, pendant ces trois années...
Tenez, pour la peine, et parce que à l'époque, il n'y avait eu personne pour me passer le questionnaire (pff), on va jouer au jeu "il y a un an, deux ans, quatre ans etc, t'étais où tu faisais quoi?"
Je sais, ce jeu n'a un interet que limité pour le lecteur (que vous êtes), mais en même temps, vive la bonne vieille justification, l'habituel" mais de toute façon, z'êtes pas obligés de lire". Et toc.
Il y a un an, donc. Il y a un an, je m'aprêtais à revenir d'Italie, et c'était cool. J'étais pleine d'apréhensions, mais celles-ci étaient somme toute agréables. Je savais où j'allais débarquer, je connaissais du monde, je stressais quand même pour plein de raisons (et j'avais tort, pour presque tout). Je crois que la vie était belle, même si on m'avait prévenu qu'à Paris, il pleuvait.
Il y a deux ans ? Il y a deux ans, vous allez pas me croire mais...je m'aprêtais à revenir d'Italie. Oui, encore. Enfin, c'était déjà la deuxième fois, et l'année suivant, il y eut la 3e (ensuite, cela s'est passé differemment, la preuve, nous sommes en juin, et je ne suis pas sur le point de revenir d'Italie, vu que je l'ai fait déjà en mars. He he, la feinte). Là, pour le coup, je partais pour un semi inconnu. Paris, je connaissais, mais à part ça...J'avais très peur, parce que j'allais rencontrer des gens (ce fut le cas, et la plupart du temps, ce fut agréable, ma foi), d'ailleurs, je m'étais donné comme objectif d'arrêter de me renfermer chez moi, de m'obliger à sortir, et voir du monde, justement. Je fus en cela aidée par le cadre : un foyer d'une quarantaine de personnes,avec cuisine commune, ça oblige un peu à les rencontrer, les gens (d'ailleurs, non, quand j'étais en prépa, j'étais aussi en foyer, et je m'étais très bien débrouillée pour ne rencontrer personne. Il suffit de manger dehors à tous les repas et hop). Même si au mois d'aoùt, il n'y avait personne, comme partout à Paris.Aujourd'hui, j'ai toujours du mal à sortir voir les gens (ce qui veut dire que j'ai des gens à voir, et ça, déjà, c'est beaucoup), mais il suffit de me pousser un peu pour que hop. Et j'en suis même à en inviter, avec de l'aide, d'accord, et la plupart du temps, indirectement (je veux dire que c'est indirectement que je les invite, c'est plutôt l'autre habitant de l'appart', qui fait ça, en général), mais n'empêche. Et le pire, c'est qu'à chaque fois, après, je suis contente d'être sortie ou que les gens soient venus. Dingue.
Il y a quatre ans ? Il y a quatre ans, vous allez rire..Il y a quatre ans, je prenais la décision de partir en Erasmus...Devinez...Ben oui, à Rome, c'était pas trop dur. Je me doutais que cela allait pas mal changer ma vie, mais je n'imaginais sans doute pas que quatre ans plus tard, je serais encore à essayer de m'en dépêtrer...Toujours est-il que cette année en Erasmus s'est très bien passée et j'en garde un souvenir assez émerveillé. Comment deviner alors que cette ville deviendrait plus tard pour moi une sorte de cage dorée ?
Il y a huit ans. Il y a huit ans (attendez que je calcule), mais c'est que je passais le bac ! Bon, ben voilà, je passais le bac. Autant je garde de bons souvenirs de la première, autant pas trop de la Terminale, à part les cours de philo, que j'ai vraiment regretté par la suite. Evidemment, je stressais pas mal. Je ne svais pas encore que ce stress là ne serait rien après ce que j'expérimenterai par la suite (parce que bon, en vrai, c'était quasi certain que je l'aurai, hein, à moins d'une grosse catastrophe). J'étais contente de passer le bac en l'an 2000, je trouvais ça joli.
Il y a seize ans, j'avais 10 ans. On est en quelle classe, quand on a dix ans ? CE2, quelque chose comme ça, j'imagine. Je garde assez peu de souvenirs de mon enfance. Et l'impression que j'en garde n'est pas merveilleuse merveilleuse, même si finalement, je crois que là où ça a été le plus difficile, c'était plutôt les CM. En plus, la maîtresse avait fait de moi sa chouchoute (du moins, je crois, je vous dit que je n'ai que de vagues souvenirs) et étant donné comment ça s'est répercuté, j'ai pris plus ou moins consciemment soin par la suite de pas trop faire ami ami avec les profs. Par la suite de toute façon, avec la conviction que j'avais que j'étais insignifiante et donc absolument transparente (pour les profs comme pour les autres), bah, voilà, ça a continué le mouvement (sauf avec deux profs d'histoire, grâce à qui blabla, j'ai appris à aimer l'histoire blabla au point d'en faire le choix pour mes études blabla).
Je sais pas si c'est "embêtant" ou non de garder peu de souvenirs de son enfance. Mais c'est comme ça.
Il y a 32 ans, euh, il y a 32 ans, néant. Je n'étais encore que poussière, où je retournerai un jour ou l'autre (tard, de préférence)(mais pas trop quand même)
Voilà, ce passionant intermède est terminé, vous pouvez retourner à vos activités normale.
Bande-son : Ghibli