Or donc, si j'ai bien compris, c'est aujourd'hui la rentrée.
La rentrée des classes, des écoles, des enfants et des ados. La fin des vacances. Des
grandes vacances, les seules vraies, de celles qui durent deux mois, ou autrement dit, une éternité.
Marrant comme je retrouve assez peu de souvenirs précis de mes rentrées. Du moins, de celles de primaire et de lycée.Au milieu, il y a le collège, et bizarement, deux rentrées sur 4 m'ont marquées ces années là.
En 5e, arrivée dans un nouveau collège. Seule et perdue au milieu de tous, je me rendit compte que -ô miracle- le mot "poubelle" (ou autre du même accabit) ne devait pas être écrit sur mon front, puisque des gens, des vrais gens du nouveaux collège, venaient me parler et me dire bonjour. Wouaaah.
Mon autre souvenir date de l'année suivante. Ce jour-là, pour une des premières fois de ma vie, j'eus...une heure de retard. Une heure ! C'est énorme, pour un jour de rentrée ! Et puis alors, qu'elle panique, en m'approchant du collège, de ne voir personne (puisque tout le monde était déjà entré en classe). Quelle panique pour retrouver la classe à laquelle j'avais été attribuée ! Moi qui n'aimais pas me faire remarquer, c'était gagné...Enfin, j'en fut quitte pour être responsable du "cahier de textes " de la classe pour le début de l'année (je ne sais plus combien de temps, peut-être pas plus d'une semaine)
Mais quelle joie en découvrant que j'étais dans la classe de celle qui était devenue entre temps "ma meilleure copine" !
Et pourquoi une heure de retard ? Oh non, pas une panne de réveil ! Cela ne me ressemble pas, ni à ma mère, puisque c'était elle qui venait me réveiller à l'époque. D'ailleurs, à mon avis, je ne dormais pas, et probablement, j'avais été prête bien avant l'heure. Enfin, prête à l'heure réelle de la rentrée, mais bien avant l'heure que je croyais être celle de la rentrée. Bref.
Plus généralement, et tout aussi banalement, la rentrée, c'est bien sûr les feuilles mortes qui (commencent à ) se ramassent (-er) à la pelle, les marrons, les tâches d'encre (ben oui, même avec es stylos plume on peut faire des tâches d'encre, même si, bien entendu, c'est bien moins fréquent qu'avec un porte-plume), les cahiers et classeurs neufs, et tout le tralala.
La rentrée, c'est le stress, aussi. Les grandes vacances me semblaient parfois un peu longues, mais au moment de la rentrée, elles semblaient soudain très (trop) courtes.
Je ne parle pas ici des rentrées universitaires, et de celles de la prépa, qui sont un peu différentes, ne serait-ce que parce que j'étais plus grande, et mieux armée, pour els affronter. n'empêche, le stress était toujourslà. Pour la prépa, j'avais peur du fameux "bizoutage" (en fait, c'était rien, on a juste traversé la bibliothèque voisine en chantant en latin :p), de si les prépas étaient aussi bizarres qu'on le dit (c'était vrai, mais pas forcemment méchants:p), et, évidemment, de si "je tiendrais le coup" (ce fut le cas, 2 ans, même). Et pour une des années de fac, ben, c'était le départ pour rome, donc, ça ne compte pas. Pour les deux autres, dans les deux cas, je savais que j'allais retrouver des connaissances, donc ça allait à peu près.
La rentrée, j'en suis débarassée, et je n'en suis pas mécontente (sauf que ça veut dire plus jamais de grandes vacances, et ça, c'est moins cool. d'auant que maintenant, il est certain que je saurais bien mieux les occuper ! :D).
Plus qu'à me débarasser de l'automne et de sa mélancolie, et ce sera bon.
Quelque chose me dit que c'est pas gagné...
(en fait, c'est pas vrai, j'apprends à aimer l'automne, peu à peu. Mais pour le moral, rien ne vaut un bon vieux printemps, quand même)
Couleurs d'automne à la Chaux-de-Fonds (Suisse), octobre 2008
(oui, je sais, la rentrée dont je parle est en septembre, mais bon, après tout, la rentrée universitaire est en octobre, donc, ça marche)