En ce dimanche 6 janvier, j'allais vous parler de la festa della befana. Oui, parce qu'ici, ils fêtent l'Epiphanie. Très bien, cool, chouette. mais, car il y a un mais, ils ne connaissent pas la galette des Rois. Entendons-nous bien. Ni la galette ni la brioche, hein.
Et là, je me prends à rêver de ces galettes dont nous nous sommes plains qu'elles arrivaient dans les magasins dès novembre. En même temps, même ens achant que je ne pourrai en manger ici, une galette des Rois en novembre, ça n'a pas vraiment le même goût.
Bref, ici, le 6 janvier, nous (oui, je passe du "ils" au "nous" si je veux, d'abord) fêtons, donc, les Rois mages, bien sûr. mais ça se traduit différemment que par chez..euh...nous (je m'y perds ). Ici, il y a une gentille sorcière. Une gentille sorcière qui vient sur son balai récompenser les gentils enfants par des cadeaux ou des bonbons, et les méchants par du charbon. Comme St Nicolas, elle a peu à peu été remplacée par le Père Noël. N'empêche, le 6 est toujours férié, ici (mauvaise surprise, du coup, tout est fermé, et je fais comment, moi, pour trouver mes tickets de bus ?).
A Rome, cette fête se manifeste avant-tout
Piazza Navonna, où je compte bien me rendre tout à l'heure. il y a là un g
rand marché de confiseries. Vous imaginez bien que je ne vais pas râter cela...
Bon, en attendant, je vous traduis quelques paroles de la chanson
Imparare dal vento, chantée par Tiromancino : C'est vrai, quoi, ça faisait longtemps que je ne vous en avais pas faites, des traductions de chansons (et comme d'hab', c'est une traduction littérale, pas hyper jolie, c'st juste pour le sens, tout ça). je ne vous mets là que des extraits. Et vous invite largement à aller l'écouter sur
radioblogclub.
"Vorrei imparare dal vento a respirare, dalla pioggia a cadere,
dalla corrente a portare le cose dove non vogliono andare
e avere la pazienza delle onde di andare e venire, ricominciare a fluire.
(...)
Succede perché, in un instante tutto il resto diventa invisibile,
privo di senso e irraggiungibile per me,
succede perché fingo che va sempre tutto bene ma non lo penso in fondo.
(...)"
* * * * * * *
"Je voudrais apprendre du vent à respirer, de la pluie à tomber, du courant à porter les choses là où elles ne veulent pas aller et avoir la patience de l'onde qui va et vient, qui recommence à couler.
(...)
Cela arrive parce que, en un instant, tout le reste devient invisible, insensé, et impossible à atteindre pour moi,
Cela arrive parce je fais semblant que tout va toujours bien, mais qu'au fond, je ne le crois pas."
J'aime particulièrement la dernière phrase. pour aller bien, il faut faire semblant. il faut oublier ce qui ne va pas. Il faut juste profiter de la caresse, celle du soleil ou d'une main, profiter d'un gateau partagé, d'un paysage admiré, et ne pas penser. Ne pas penser au lendemain, ne pas penser au vide du temps, ni n'essayer de comprendre je ne sais quelle vérité. Pour être heureux, on est obligés d'être égoïste et de ne pas penser que le monde va mal. A moins d'avoir le courage de se battre pour le changer. Et encore. (de toute façon, j'en suis si loin, de cette démarche...)
bande-son : imparare dal vento, donc (si j'ai bien compris, ça a aussi été un film)
humeur : peut-être qu'en centre ville, il y aura des bureaux de tabacs ouverts, pour mes tickets de métro?