Il y a tant de choses que je pourrais dire, évidemment. L'aéroport, l'avion, l'aéroport, l'appartement.
Les couleurs : comme
à chaque fois. Je ne me souviens que maintenant d'à quel point le gris parisien m'avait choquée, en juillet dernier. Pour info, les murs de ma chambre sont rose framboise. ça fait un peu bizarre au début, mais je suppose que je vais m'y faire...
Les pins parasols. Il Tevere.
Le pain de mie GS, une sous-marque et pourtant le meilleur.
Les bars qui n'ont pas de lecteurs de carte de crédit pour que tu puisses payer ta recharge téléphonique sans avoir toujours une tonne de liquide sur toi (imaginez un peu une tonne de billets..pour la discrétion, on fait mieux, quand même !)
La musique de fond dans les magasins, qui est facilement Vasco ou Eros.
Les placards pratiques qui font en même temps égouttoir.
Les gazinières d'un autre temps, qui s'allument à l'allumette ou briquet.
Le marbre
travertino partout, le long des trottoirs, sur les escaliers, sur le sol des maisons (en plus, je trouve pas ça hyper joli)
Le ciel qui m'a accueillie était gris, mais ce matin, le bleu était éclatant. Il fait chaud. Peut-être Rome sait-elle que c'est ainsi qu'elle m'a séduite et qu'elle continuera à me plaire (oui, moi, je suis du genre à penser qu'une ville fait tout pour
me plaire. mais qui ne ferait pas tout pour me plaire, hein hein hein ? (oui oui, bon, d'accord, je me calme))
Ne plus pouvoir jouer sur les triples ou quadruples sens des phrases, puisque je ne maîtrise pas encore assez la langue pour cela. Mais se rendre compte que dès le départ, on est capable de suivre une conversation , même en ramant un peu sur certains termes, et en être contente, quand même.
Essayer de se reforger un rythme, de se faire des repères. C'est toujours désorientant d'arriver dans une nouvelle ville, surtout si on n'y connait personne, ou presque (mon arrivée à Paris avait été bien différente sur ce point, par exemple)
Penser à la veille au soir et se dire que quand même, on était bien, là bas...Mais évidemment, ne rien regretter. Jamais jamais jamais. L'aventure est à mes pieds, peut-être plus que je ne le crois.
bande-son : chissà chissààà chi sei, (...) chi sa che sarà di noi, lo scopriremo soloooo viveendo (Battisti, encore lui)