Tout a commencé sur le quai du Rer B.
Non. Je recommence.
Tout a commencé il y a un peu plus d'un an, lorsque nous recherchions une destination pour notre voyage de noces. Après avoir compulsé quelques magasines, nous n'avions pas encore de coups de cœur, même si plein d'endroits étaient potentiellement intéressants. Nous en avions un peu marre de voir toujours mises en avant des destinations "de rêve", et des séjours tout prêts pour les îles soi-disant paradisiaques (remarque en passant : je n'ai rien contre les îles paradisiaques. Si quelqu'un ici a subitement envie de m'y offrir un voyage, je ne suis pas contre non plus, hein). Et un peu sur le mode de la boutade au départ, avons commencé à chercher dans l'autre direction. C'est comme cela que Chermari (qui, d’ailleurs, à l’époque, était plutôt Cherfiancé) a fini par demander :
-Et pourquoi pas l'Islande ?
Euh, pourquoi pas ? Peut-être parce que comme son nom l'indique, il y fait super froid et tu sais comme je supporte mal l'hiver ?
Mais bon, l'idée était lancée, je n'avais rien de particulier à proposer à la place, et puis, je me suis laissé acheter un guide, commencé à me documenter...Et me suis rendue compte que ça avait l'air super beau, en fait. Mais vraiment. Et que niveau dépaysement, ça avait l'air de donner pas mal. Et qu’en y allant à la bonne période, il pouvait faire des températures acceptables, même par moi. En plus, c’était un pays où le soleil ne se couche quasiment jamais (en y allant aux bonnes périodes, bien sûr) et qu’une partie de ma tristesse hivernale habituelle est due au manque de lumière. Bref, j’ai fini par trouver moi-même que ça pourrait être une bonne idée.
Mais voilà, nous étions en pleine préparation du mariage, un tas de détails soi-disant plus urgents étaient à voir, et nous avons un peu laissé tomber la préparation du voyage. Et ce, d'autant plus quand en avril, un certain volcan au nom imprononçable a décidé que les voyages en avion en Europe, et surtout en Islande, évidemment, c'était niet pour une période alors indéterminée.
Bref, nous avons finalement choisi à ce moment-là des destinations certes moins ambitieuses mais qui correspondaient parfaitement pour l'occasion, car il nous fallait quelque chose qui nécessitait le moins d'organisation possible. Ce qui fut fait, et je n’ai aucun regret sur ce choix. Mais nous gardions en tête l’idée que pour l’Islande, ce n’était que partie remise.
Partie remise pendant un an environ, et nous voici donc au moment de choisir notre projet pour les vacances 2011. Evidemment, le projet islandais revint assez rapidement comme une évidence, et après avoir regardé sur internet ce qui était proposé, nous avons réservé une semaine dans la fin mai, époque qui devait signer le début de l’été là-bas, et qui avait l’avantage d’être moins chère que la pleine saison.
Après quelques séances de shopping pour acheter polaires, parka et autres chaussures de marche, nous nous trouvâmes donc un beau dimanche (car, comme vous le savez, depuis le mois d’avril, il fait 20° et sec à Paris) sur le quai du Rer B, sacs au dos, checkant pour la Nième fois ce qu’on avait bien pu oublier à l’appartement, et si au moins, nous avions bien pris les passeports.
(à suivre, bien entendu)