Il n'y a pas si longtemps, je vous racontais des rêves, issus à la fois de vacances campagnardes, d'une trentaine alors approchante (et maintenant tellement proche que ça y'est, elle est là), et de quelques conversations avec Chéri à base de "et si".
Depuis, on s'est enfin un peu bousculé, et au lieu d'aller vers les rêves inaccessibles aujourd'hui , et même inacessibles tout court parce que contradictoires, nous avons enfin pris le taureau à deux pattes en novembre dernier et avons décidé de changer d'appartement, à défaut de changer de boulot (ce qui est finalement plus difficile et trois fois plus stressant, surtout par les temps qui courent). Vu que nous bossons tous les deux à Paris, il fallait faire le deuil, même momentané, de la maisonette avec jardin.
Je vous passe les détails de l'affaire, mais après une série de visites d'appartements rondement menée, puis quelques péripéties inévitables autour de l'obtention du prêt à la banque, de l'assurance (il parait que je suis trop maigre pour être honnête), du choix de la date de signature (finalement la veille de mes trente ans, beau cadeau d'anniversaire, non ?;)), nous nous sommes donc retrouvés heureux propriétaire d'un appartement. Enfin, ça, c'est en oubliant les mensualités que nous devons à la banque, mais ça ne compte pas, n'est-ce pas ?
Je crois que le plus étonnant, dans l'affaire, c'est la vitesse à laquelle nous nous sommes décidés. Nous qui sommes du genre à lambiner, à hésiter, ne pas savoir, nous qui nous nous étions donné un an pour trouver l'appartement de nos rêves nous sommes décidés en...3 semaines. il faut dire que les 3 semaines en question ont été assez intenses, on a fait des visites à la chaîne, mais tout de même. Ce genre de décisions, c'est soit des décisions géniales, soit des décisions suicidaires. Espérons être dans le premier cas (pour le moment, rien de très sérieux ne vient l'infirmer, ouf)
Conclusion, pendant ces six mois d'absence en ces pages :
-nous avons décidé de déménager
-non seulement décidé, mais l'avons fait (enfin, pour être plus précise, c'est dans deux semaines)
-nous avons passé le périph et la zone 2 du métro (c'est fou, non ?)(Bon, on ira quand même au boulot en métro, faut limiter le dépaysement, quand même) (enfin, là encore, c'est dans deux semaines)
-nous n'aurons pas de potager (cf ci-dessus), mais tout de même un balcon, je pourrais donc faire semblant de regarder pousser des tomates cerises
-j'ai eu trente ans.
Humeur du moment : et je recommence à bloguer du bureau. C'est mal, je sais