C'est la nuit. 3h du matin.
Petite Sel, après un début de nuit de sommeil léger, se réveille avec un mal de ventre carabiné. Mais vraiment. Or, je n'avais rien mangé de particulièrement "dangereux" la veille, ni en quantité anormale. D'ailleurs, je n'avais pas particulièrement envie d'aller aux toilettes, j'avais juste mal à l'estomac.
Une heure passe, une longue heure, à me tourner et me retourner, et même me lever, ce qui est fort désagréable en cette saison, la différence de température entre sous la couette et hors la couette étant importante ; j'ai réveillé trois ou quatre fois C., qui a fini, de guerre lasse, sûrement, et commençant à s'inquiéter un peu aussi, peut-être, a fini par me proposer d'appeler SOS-médecin. Ce que j'ai fini par accepter, car je me voyais mal continuer la nuit ainsi.
(oui, je suis de ceux qui sont insupportables quand ils ont mal. Et aussi quand ils ne dorment pas alors qu'ils devraient. Alors les deux à la fois...)
Bref, le téléphone sonne, car on a droit à une brève attente téléphonique.
Et là, je commence à sentir monter mon stress habituel dans ces cas là. Celui de quand je passe des coups de téléphones à des gens que je connais peu ou pas, et encore pire, celui qui vient à l'idée que quelqu'un va entrer dans l'appartement. petite boule de stress qui en général, se localise dans le ventre. ce qui n'a pas raté.
Bon, sur ce, un standardiste fini par répondre, il demande le problème, prends notre adresse et dit qu'un médecin viendra dès qu'il pourra. On raccroche.
Et là, je me rends compte d'un truc : je n'ai plus mal au ventre. Plus du tout.
Par contre, je réalise qu'il a neigé toute la journée précédente, que les routes sont glissantes et que c'était la panique dans la ville hier soir. ça voudrait dire qu'un médecin aurait dû se déplacer en pleine nuit, tout ça pour qu'une pauvre fille lui dise "ben non, en fait, je n'ai plus mal" ?
On a donc rappelé pour annuler. il était 5h du matin, et la suite de la nuit s'est passé sans encombre, enfin, sauf à l'heure du réveil-matin, parce que la nuit avait été courte.
Maintenant, j'essaie de comprendre. Je jure que j'avais vraiment mal au ventre. Ce n'était pas psychologique.
C'est comme si j'avais été toute nouée pendant cette heure de la nuit, et que le noeud s'était résorbé suite au coup de fil à SOS médecins. Je ne comprends pas. je ne suis pas particulièrement stressée en ce moment, même si un peu déprimée par le manque de lumière (enfin, je pense que ça vient de là). et comme je le disais, je n'avais rien mangé de particulièrement suspect.
Qu'est-ce que mon corps a voulu me faire comprendre ?
Mystères de la somatisation...Et du stress. C'est bien la première fois que je suis contente d'en avoir éprouvé, d'ailleurs.
(C'était en décembre, hein, je vous rassure, il n'a pas neigé dans mes contrées ces jours derniers. Ceci dit, d'après la meteo, il fait plus froid à Rome, où je suis en ce moment, qu'à Paris. le monde est injuste)
PS : à défaut de mimosas, en ce 8 mars, des forscicia, quelle que soit la manière dont s'écrit le nom de cet arbuste sadique (c'est l'orthographe, qui est sadique, pas l'arbuste)
Fleurs au Père Lachaise, 4 avril 2007