
Voilà le fameux N
arcisse du Caravage. Je dis fameux non pas parce que vous êtes censés le connaître (enfin, si, aussi, parce le Caravage est un peintre magnifique, enfin, ses peintures, je veux-dire (je suis vieille, mais pas au point de l'avoir croisé, sachant qu'il vivait au XVIIe siècle)). juste parce que je l'avais évoqué il n'y a pas longtemps, le jour où j'ai visité le musée où il se repose.
Bon, d'abord, je l'aime bien, et en soi, ça suffit pour le mettre ici.
mais en pmlus, forcement, il me pousse à la réflexion. J'ai déjà évoqué le sujet en passant, mais j'avais envie d'en faire le thème d'une note. Je parle du narcissisme.
Voyez-le, ce jeune homme qui se regarde. Selon les différentes légendes, il serait tombé au fond de l'eau, ou encore aurait pris racine.
Notez qu'on se sait pas vraiment s'il s'admire ou non. Simplement, il est fasciné par lui-même.
Voilà ce qu'est, pour moi, le narcissisme. Se regarder. Ne rien voir d'autre.
Pour cela, cela m'embête un peu qu'on traite en bloc les blogueurs de narcissiques. D'un autre côté, c'est sûr qu'on parle. De nous, de nos goûts, de nos pensées, de nos riens, de nos touts. Quoi qu'on fasse, nos choix (de sujets, de notes, de tons) en révèlent sur nous. Alors forcément, nos blogs tournent autours de nos personnes.
On a tous nos raisons pour l'écrire, ou pour ne pas en écrire, après tout (je sais bien, amis lecteurs, que vous n'êtes pas forcément tous blogueurs). Conscientes ou non, les raisons, d'ailleurs.
Alors c'est vrai, en soi, le narcissisme n'est pas un mal. Il est même important de savoir se regarder. Et si le blog peut nous aider, tant mieux.
Mais des fois, je m'inquiète quand même (en ce qui me concerne, je veux dire). C'est comme tout, il faut savoir garder l'équilibre, ce fameux sacro-saint équilibre que je suis si loin d'atteindre...
Enfin bon, en tous cas, j'aime bien ce tableau (on le saura (au fait, son attribution à le Caravage n'est même pas certaine))
humeur : faudrait que mon cerveau (oui, je me suis acheté un cerveau aux puces, l'autre jour) comprenne une chose : pas la peine de m'envoyer des cauchemars pour des trucs que je sais déjà. Par exemple, me faire rêver que je suis au volant d'une voiture, dans une pente à tournant, et que je ne trouve pas le frein (qui dans le rêve était fait comme une pédale d'embrayage, et je me paumais dans les pédales du coup (et j'avais beau chercher, pas de frein à main non plus)). Donc voilà, cerveau, je voulais te le dire : je le
sais que je suis morte de trouille par la vitesse, par le fait de ne plus pouvoir arrêter, par "on avance, faut qu'on avance", par "c'est comme une machine, à fond de train, une locomotive qui foncerait sans fin", et que j'ai aussi peur, tout banalement, de la conduite en tant que telle. Donc, vois-tu, pas besoin de m'embêter (et je suis polie) avec cela la nuit, en plus du jour. D'avance, merci.
bande-son :
canzone del amore perduto, De André et Battiato.