Dimanche prochain, c'est la fête juive de Yom Kippur. je le sais parce que j'ai une copine juive (si si, ça arrive à des gens très bien (je te supplie, cher lecteur, de ne pas prendre mal cette dernière remarque dont l'humour glacé et sophistiqué ne peut que te tordre de rire)).
De cette copine, j'ai reçu cette semaine un mail, qu'elle envoyait en même temps à un certain nombre de personnes, expliquant que justement, cette fête était la fête du pardon, et que pour cela, il est bon de se faire pardonner personellement par Dieu et par les gens contre qui on aurait "fauté" (désolée, c'est le vocabulaire chrétien qui me vient naturellement...On ne refait pas des années de réflexes. je vaisessayer de faire attention, mais ce n'est pas facile). et que donc, elle envoyait ce mail pour en discuter, pour qu'on dise "oui, là, je trouve que tu devrais te faire pardonner".
ce mail ne m'a vraiment pas laissée indifférente.
la première chose que je me suis dite, c'est "quand même, franchement, les religions nous font faire des choses bien bizarres".
la deuxième, quelques jours après "En tous cas, c'est certain, jamais je ferais une chose pareille."
la troisième, encore un peu après "'tain, et pourtant, des choses à me faire pardonner, j'en aurais tant..."
Le pardon, on pourrait en parler. Je n'ose pas trop, parce que dans le genre sujet casse-gueule, c'est quand même grattiné. et puis, en tant que bonne ex-chrétienne bien culpabilisée, c'est un sujet sur lequel je ne suis pas hyper à l'aise. En plus, justement, on parle d'une fête juive (ça m'intéresserait aussi de savoir ce qu'il peut en être dans d'autres religions) alors que moi, je ne connais que le côté chrétien (voire catholique) de l'affaire. Ce qui fait peu.
Mais les trois réactions citées ci-dessus résument assez bien ce que je ressens de tout cela, à l'heure actuelle du moins. En grande partie le rejet, donc. même si j'apprécie la démarche et je la trouve très courageuse (et justement, je n'ai pas le même courage (d'où rejet, peut-être en partie dû à la honte))
On pourrait aussi partir sur de grands raisonnements pseudo philosophiques du style "le pardon, l'excuse, quelles sont les différenecs pourquoi comment", "le pardon et le sacré", des trucs comme ça; On pourrait, mais paresse et lâcheté, tu nous tiens bien.
Donc bon, voilà, encore une fois, un sujet en vrac, sur lequel je ne sais moi-même pas bien réfléchir. juste une piste, parce que je ne sais pas aller au-delà (pardonnez-moi...). je me réserve le droit d'éditer si je trouve des choses à ajouter, d'ailleurs.
EDIT : oui, en voilà déjà un. le pardon, c'est aussi le pardon à soi-même, il me semble. Il est peut-être aussi nécessaire que les autres. Vous savez, quoi, reconnaître que vous faites des conneries, que là, vous merdez. Qu'il faut bien l'accepter, et surtout, en accepter les conséquences. Et vous promettre (mais les promesses n'engagent que...), bien entendu, de faire mieux une éventuelle prochaîne fois.
Et puis, le pardon, c'est comme tout : c'est avant tout une affaire de "non-excès". ni dans un sens, ni dans l'autre. et ce n'est jamais facile.
Au fait, cette fille, je n'ai rien à lui reprocher, d'ailleurs. Au contraire, même. On a passé un chouette mois de juillet au foyer, où elle logeait en même temps que moi. je vais lui dire, tiens. je suis bien plus douée en remerciements (et encore...) qu'en demandes de pardons.
humeur : indescripitible. Un joyeux mélange. Et puis pardons, bien sûr, puisque c'est de saison. et puis mercis, aussi, parce que ça ne fait jamais de mal. (les deux n'étant pas incompatibles, bien entendu)
bande-son : donne (toudoudou), in cerca di guai... Zucchero (ce qui signifie : "femmes, à la recherche d'ennuis" (enfin, si j'ai bien compris (s'il y a des italianisants parmis vous, merci de vous manifester))). Pff.)