Comme d'hab', j'aurai pu avoir pas mal de choses à dire, ou à ne pas dire, la campagne politique, Rome, sans compter une ou deux blagues débiles, mais là, je viens d'apprendre que René Rémond était mort le 14 avril, et ça me fait un petit quelque chose.
René Rémond, ce nom ne vous dit peut-etre rien. En fait, c'est un historien politologue sur les bords, qui a bossé sur l'histoire religieuse et les archives (tout pour me plaire, donc, vu que je travaille en plein dans tout ça). Et bien, en plus.
Je me souviens d'un article où il expliquait que le devoir de mémoire, cela devait etre aussi parfois un devoir d'oubli, parce que sinon, qu'est-ce que tu veux faire ? (Attention, cela ne veut pas dire qu'il faut oublier les massacres et les génocides. Juste que si t'en veux encore aux Allemands d'aujourd'hui 50 ans après et aux cathos entre un et plusieurs siècles après, à quoi ça sert ? (du moins, c'est comme ça que je l'interprete, je n'ai pas l'article sous les yeux, je le regrette)
Alors voilà, bon, il a aussi eu des décorations tout ça, mais ça m'importe peu. René Rémond est mort, il était pas tout jeune, mais il a fait du bon boulot.
(Désolée, je ne suis pas très forte en éloges funèbres. Mais je voulais quand meme laisser un mot. Après tout, son nom a accompagné une partie de mes études, et une partie que j'aime bien)