Des fois, je fais vraiment des trucs de oufs.
Par exemple, j'ai récupéré dernièrement des tas d'anciens "classiques Larousse" (tout est relatif, mais celui que j'ai en main date de 1957). Vous savez, ces bouquins jaunis, qui ont l'avantge d'être tout petits, et le désavantage de ne présenter souvent que des extraits de l'oeuvre choisie.
Enfin, parfois, c'est plutôt un avantage, même si maintenant, je sais sauter les passages des livres qui ne m'intéressent pas (voire, ne pas les finir, mais là, c'est plus difficile). C'est le cas en particulier si l'oeuvre choisie en question est la Guerre des Gaules.
Oui, je me la pête pas du tout, je lis du César. Bon, je suis un peu petite joueuse, puisque c'est en français même pas bilingue, mais enfin (et en extraits, donc).
Et donc, il y a un passage où le grand homme nous décrit les moeurs gauloises, les druides, la forêt des Carnutes, et tout ça. Mais les auteurs d'Astérix ont gardé un silence peu étonnant face à des phrases telles que celle-ci : "Lors des funérailles, les Gaulois jettent dans les flammes tout ce qu'ils croient avoir été cher au mort, même les êtres vivants" déjà, on se dit que c'est bien gore, et que pauvres clébards et chats (je ne sais pas si les chats étaient déjà apprivoisés à l'époque, mais on ne le leur souhaite pas, du coup). Mais ça empire dans la suite. Voyez plutôt "et naguère, les esclaves et les clients reconnus pour avoir été chéris de lui étaient brûlés à la fin des funérailles".
Plusieurs conclusions à ces saines lectures : Les gaulois étaient effectivement des barbares (oui, je sais, en fait, c'est César qui veut les passer comme tels, mais on sait pas ce qu'il en fut vraiment) (et ouis, je sais aussi qu'à la base, "barbare" est un mot grec qui veut dire "qui ne sait pas parler)(j'en sais des choses, n'est-ce pas)
Les esclaves devaient tout faire pour se faire détester de leurs maîtres. Qui devaient bien le leur rendre, parce qu'en général, les maîtres n'aiment pas qu'on leur vole des petites cuillères, même si ces dernières n'existent pas encore.
Les familles gauloises ne devaient pas être très unies. Ben oui, "on brûlait les êtres chers", mais la femme et les enfants ne sont pas cités. Je reconnais que ce ne serait guère logique, mais je ne vois pas non plus la "logique" à brûler esclaves et clients.
Humeur : Finalement, je préfère les Astérix, même si, comme vous le voyez,César est un petit rigolard aussi, qui aime les détails croustillants.
Bande-son : les "coucous" que se font les filles aux fenêtres en face de les miennes : ben oui, mes fenêtres donnent sur un foyer de jeunes filles (calmez-vous, les mecs, je peux pas voir dans les chambres, je suis au rez de chaussée, et les chambres commencent au 2e étage), et là, c'est la rentrée, alors, elles sont en train de prendre possession des lieux, et de se dire "oh, copine, on a des chambres superposées)