La réputation des archivistes n'est pas des meilleures. Enfin, quand elle existe. Parce que pour avoir une réputation, il faut déjà que les gens sachent qu'on est là.
Tiens, ça me fait penser à ce film, Je vais bien ne t'en fais pas, un film que, par ailleurs, j'avais bien aimé, mais où je m'en suis un peu pris dans la tronche quand un mec a sorti "maintenant, faut faire des études même pour classer des archives". Ok, y'a pas besoin de faire 10 ans d'études pour être archiviste, on n'est pas des médecins non plus. Mais entre "pas d'études du tout" et bac plus 10, y'a une grosse différence.
Bon, passons.
Toujours est-il que nous ne formons pas la profession la plus visible qui soit.
Soit.
(Non, je ne bégaie pas)
Allez, qui, parmi vous, sait que les Archives Nationales sont en grève depuis une semaine, hein ? Qui ? Et même pas à cause des retraites, en plus.
Bref bref bref.
N'empêche, parfois, on assiste avec étonnement à une autre image du métier. Voyez plutôt :
http://www.menly.fr/2010/09/john-smedley-lookbook-automnehiver-2010-2011/
Certes, le mannequin pose dans une bibliothèque, et pas dans des archives (mais quand même, quelle bibliothèque ! Je ne suis pas fan des bouquins reliés en cuir (du point de vue contenu, je veux dire : en général, c'est un peu chiant, quand même, sauf si c'est du Dumas), mais faut reconnaître que ça a une classe folle, et que c'est zuper zoli.) M'enfin bref, il est pas mal du tout (peut-être un peu trop bogoss, en particulier quant à la coupe de cheveux, mais il s'agit d'une publicité, faut peut-être pas trop en demander non plus). Quand à son look...Mouais, bah, le petit gilet, c'est un peu bizarre, mais pourquoi pas (suis moins fan du pull, par contre). On s'en fout, de toute façon, même si c'est à la base le but de la photo.
Voilà. Les mecs, jusquà présent, fantasmaient sur la jolie bibliothécaire en haut de son échelle (comme sur la bannière de ce très chouette blog tenu par une prof-documentaliste qui, en plus, aime les Ghiblis et est donc forcément quelqu'un de bien), mais que dalle pour nous, les filles, pas une icône masculine entourée de bouquins à se mettre sous l'oeil. Ben oui, puisque les métiers littéraires sont censés être justement réservés aux filles, pendant que les mecs calculent à tour de bras le carré de l'hypothénuse et les courbes statistiques. Surtout les courbes.
Cette lacune est maintenant réparée, et c'est pas plus mal comme ça. Non mais.