A l’aéroport d’arrivée, je dois reconnaître que tout s’est très bien déroulé, nous avons pu récupérer nos bagages rapidement et retrouver le loueur de voitures chez qui nous avions réservé. Notre première sortie à l’air libre nous révèla un scoop : en Islande, il y a du vent, et il fait super froid. (à mon avis, il ne faisait pas plus de 3 degrés ce soir là. On a beau s’y attendre, quand on vient d’un endroit où il devait faire quelques 20 degrés, cela fait un petit choc, même en ayant prévu la veste dans le sac à dos)
Tant bien que mal, et malgré la fatigue, nous rejoignons Reykjavik en voiture. Pour cela, il faut traverser des terres assez désolées, des grandes plaines de cailloux, qui, sous les nuages, paraissent d’autant plus glauques (plus tard, nous saurons le pourquoi du comment, mais en attendant, ça fait une bienvenue assez tristoune). Il est 23h à Paris, 21h sur place, et après une petite heure de route, nous atteignons la ville. Nous trouvons sans encombre majeur l’endroit où nous allons dormir, qui a eu la bonne idée d’être située près d’une église difficile à rater à cause de son très haut clocher.
Nous ouvrons la porte de la chambre proprement dite, et là, miracle : c’est super bien chauffé. En fait, c’est un simple studio assez petit, mais après nos péripéties, cela nous semble un palace. Un palace chauffé (oui, je sais, j’insiste un peu. Mais je dois reconnaître une chose : toutes les maisons où nous avons dormi étaient très bien isolées, et très bien chauffées. Et ça, c’est vraiment super cool chouette. Bref)
L’avantage du décalage horaire, c’est que (au moins la première nuit), on peut faire genre je me lève à 7h (heure locale), alors « qu’en vrai », il est 9 h (heure de Paris, et heure de notre métabolisme à ce moment là).
Le lendemain, petit déjeuner tout à fait honorable, et en fait, très semblable à tous ceux qui suivront (de toute façon, tant qu’il y a du café, du pain et de la confiture, cela me va, et en plus, elle était souvent faite maison, donc, c’était cool). D’autant plus bienvenu que la veille, nous n’avions mangé que deux pauvres sandwiches pas terribles, l’un à l’aéroport vers midi, et l’autre dans l’avion le soir.
Ensuite, après un tout petit détour en ville pour photographier l’église en question et s’acheter de quoi manger à midi, nous voici donc en route pour notre première destination : Þingvellir. A prononcer à l’islandaise « thingvetlir » .
Pour ce faire, nous devons traverser une réserve naturelle. Comprenez, une plaine battue par les vents, sans habitations, bien sûr, et sans le moindre arbre.
Il faut savoir une chose : lorsque les premiers vikings sont débarqués en Islande, venus de Norvège, il y avait apparemment une végétation relativement importante sur l’île, composée essentiellement d’arbustes, mais aussi d’arbres. Mais au fil des siècles, les habitants ont beaucoup utilisé le bois, en particulier pour le brûler et pour faire des pâturages pour les moutons, et l’île a perdu peu à peu toute végétation autre que l’herbe et la mousse. Aujourd’hui toutefois, des tentatives de reforestations existent, et semblent relativement bien marcher.
Bref, toujours est-il que la majorité du pays à cet endroit là, c’est une sorte de désert ventu. Très ventu. Au point qu’il est difficile de faire un pas dehors sans être aussitôt déporté par une rafale.
Et toujours, où qu’on soit en Islande, il y a au loin des montagnes (à moins d’être déjà dessus, bien entendu)
Ici donc, nous voici sur la route entre Reykjavik et Þingvellir
Admirez-donc le ciel bleu ! Le problème, c’est que ce qu’on ne voit pas sur la photo, c’est le vent à décorner les bœufs dont je vous parlais, ainsi que le froid. Du coup, j’avoue avoir moins profité du lieu que je ne l’aurai voulu. Mais c’était beau.
Bref. Mais donc, qu’est-ce que ce fameux Þingvellir ?
Tout d’abord, c’est un site historique : il s’agit du lieu où se réunit depuis le début l’althing, le « parlement » islandais. Avec le vent qu’il y avait, on imagine mal là l’implantation de tentes et des discours devant des milliers de personnes, mais après tout, ils sont forts, ces vikings, alors pourquoi pas !
L’autre particularité de ce lieu est d’être situé en plein sur la faille qui sépare la plaque européenne de la plaque américaine.
La dernière, plus classique, est d'être situé tout près d'un des plus grands lacs de l'île.
D'un coté l'Europe, de l'autre l'Amérique !
Ensuite, reprise de la voiture direction Geysir !
Humeur : c'était chouette, tout ça, mais y'a pas à dire, le bocage normand où je me trouve actuellement, c'est pas mal aussi !