"Le pire fardeau, c'est d'exister sans vivre."V. Hugo
Mardi 17 novembre 2009
Voilà, je suis de nouveau à Rome.
Une fois de plus.
Mais je dois dire que quand je ne viens que pour 15 jours, comme c'est le cas maintenant, c'est effectivement agréable, et je n'ai pas de pincement au coeur quand les gens me disent que "j'ai vraiment de la chance" (c'est le cas, j'en ai)

Je suis de nouveau à Rome et, moi qui change de logement à chaque fois, je suis dans un appartement où j'avais déjà été il y a deux ans, et où j'étais restée six mois. Et où, donc, j'ai pas mal de souvenirs dans tous les sens.
Tenez, c'était à l'époque où j'avais reçu mon appareil photo numérique, celui que j'ai toujours et qui m'a vraiment ouvert un monde nouveau. Je faisais encore joujou et prenais un peu tout et n'importe quoi en photo. Surtout "tout", en fait. Et puis, j'avais plusieurs mois de "oh, ça, j'aimerai le prendre en photo" d'accumulé, donc ça me faisait plein d'idées. Un peu comme on ouvre un blog, tiens. Maintenant, photos comme blogs s'essouflent un peu...C'est ainsi...Il reste quand même des mots et des images, et ce n'est pas rien.

Regardez ce que je prenais alors depuis ma fenêtre.

C'était en avril et c'était vers 18h. En ces jours de novembre, à 18h, il fait nuit noire, et je n'aurai donc pas de photos à vous offrir. Quoique, il faudrait que je regarde demain matin. A priori, les arbres sont toujours là...(les immeubles aussi:p)

bande-son : les voisines, qui utilisent skype. Elles ont pas le doit, y'a que moi qui ai le droit, c'est la même sonnerie, j'ai mis 5 minutes à comprendre que c'était pas moi qu'on appelait...Oui oui, genre, je suis très malheureuse et personne ne m'aime. Plaignez-moi, les gens.

Humeur : novembre ou pas novembre, il fait peut-être nuit tôt, mais je dois recoannître qu'il fait chaud. D'après l'affichage de la pharmacie (vers 18h, justement...) il faisait 19 degrés, tout à l'heure. Et il y a du soleil (enfin, quand il ne fait pas nuit). Je mange dehors et attention, je recherche l'ombre (alors qu'à Paris, je pouvais parfois manger dehors il y a quelques semaines, mais c'était en plein soleil, à la recherche de la moindre parcelle de chaleur...)Non non, ne me remerciez pas, c'est tout naturel (et puis, dites-vous que je vais d'autant plus morfler quand je vais retrouver le froid et la grisaille parisienne...)
Par sel
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Vendredi 13 novembre 2009
Il y a des moments où il faut bien finir par se faire une raison. Accepter certaines évidences.

Que serais-je sans moi ? demandait récemment une blogueuse.

Eh bien sans moi, pour commencer, mon appart serait plus beau et mieux rangé.

Chaque fois que je vais chez une copine, c'est la même chose : mais comment fait-elle pour que rien ne traîne ni ne dépasse ? il y a un ou deux éléments de déco qui rendent la pièce originale, un tableau ou un abat-jour. Il n'y a évidemment jamais le moindre grain de poussière (mais ça, je sais que c'est parce que j'ai prévenu à l'avance que je venais, je suis pas complètement naïve non plus:p)

Chez moi, c'est jamais rangé et même quand je range, j'ai l'impression que ça dépasse et déborde de partout. Les livres, les bibelots, l'électro ménager, les papiers...mais ils font comment, les gens ?
Ne me dites pas qu'ils ont de plus grands apparts : je sais pertinamment que le jour où j'aurai un plus grand appart, j'aurai aussi plus d'objets. Et même avant d'avoir rempli les placards, ce sera en désordre, parce qu'il y en aura la moitié en carton, pour un an ou deux en cartons en attendant le courage de trouver une place à toutes ces choses.

Et pourtant, ces choses, elles ne m'encombrent pas comme on pourrait le croire, non. Elles me sont utiles assez souvent, et me rassurent, aussi. Peut-être une bête peur du vide à combler (en ce qui concerne les livres, c'est clairement une peur de l'angoisse : c'était déprimant lorsque, étudiante, je n'avais qu'un livre ou deux près de moi. J'avais toujours peur de les finir et de me retrouver à court de lecture. Ce qui ne risque pas de m'arriver aujourd'hui). Mais que celui qui n'a jamais eu une angoisse à combler et blabla.

Quand à la déco, c'est pas mon truc. Déjà, j'ai la flemme. Ensuite, je n'ai pas l'oeil. Et enfin, il me faut tellement longtemps pour me décider que je ne fais jamais. Pourtant, ce serait simple de simplement (Sel, ou "les mots pour le dire"), imprimer une photo et la mettre dans un cadre ! Même l'accrocher au mur, je devrai en être capable? Mais non, même ça, je ne le fais pas.


Mais bon, je peux tout de même être contente parce que (grâce à ma soeur qui me les a offert, merci soeurette) j'ai une jolie lampe et un joli porte bougies qui peuvent donner une ambiance assez intimiste à la pièce. Et ça, j'aime. Et j'ai aimé qu'une invité trouve en entrant que c'était tout à fait ce qu'ele aimait.

Alors oui, il y a les bouquins, les cds et la boîte à bonbons qui déborde (j'en achète plus que je n'en consomme, c'est comme ça)(et puis, il y a ceux que j'aime moins et qui traînent, certes)
Oui, la propreté n'est pas au top, sauf quand des invités s'annoncent (et encore)
Mais bon, j'ai quand même de quoi créer des ambiances sympas à l'aide de lumières (on ne se refait pas) et c'est toujours ça de pris

Et surtout, c'est vraiment chez moi, je m'y sens bien, même si tous les défauts de cet appartement commencent un peu à m'exaspérer. J'y suis à l'aise. Et voilà qui n'était pas donné à la base. Comme pour beaucoup, la fin de mes années étudiantes et le début de mes années professionelles ont été marquées par cette perte de "chez moi". Et puis, il n'était pas évident de savoir faire se confondre ce chez moi et ce chez nous dans un seul appartement. Et finalement, cela se passe tout naturellement, sans y penser vraiment.


N'empêche, elles me font envie, les copines, avec leurs appartements tout bien rangés.
Encore un aspect de moi qu'il va bien me falloir finir par accepter...

Bande-son : Jean Ferrat, bien sûr
Humeur : va bien falloir s'y mettre, à cette valise.
Par sel
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Mardi 3 novembre 2009
Bon, ma foi, je continue sur ma lancée...

Je suis le lion, le gardien de la place et de l'empereur.
Si vous saviez tout ce que j'ai vu ! Vous n'imagninez pas depuis combien de temps je suis là, à garder cette maudite place. Oui, maudite ! Regardez mes cicatrices ! Ah ça, j'ai vécu, j'ai donné de ma personne ! Mais l'empereur est content de moi. La preuve ? Ben, il me garde ici, pardi !
Comment ça, quel empereur ? Laissez-moi rire ! Il ne sait pas qui est l'empereur ! J'ai bien envie de vous laisser passer rien que pour que vous puissiez vous mesurer à lui. Oui, vous mesurer, car il est immense ! Vous serez un nain, pour lui, et il pourrait, s'il le voulait, vous écraser du bout du pied. Mais il ne le voudra pas. C'est un sage, vous savez. Un philosophe. Il paraît qu'il a dit et écrit de grandes choses. Moi, je ne suis qu'un lion, je ne peux pas juger. Mais si on le dit, ça ne peut être que vrai. D'ailleurs, c'est un si grand empereur, il a tenu le coup depuis si longtemps, cela ne m'étonnerait pas !
Et son cheval ! Ah, ça, c'est une belle bête. D'ailleurs, il le sait. Le cheval. C'est aussi pour cela qu'on l'a choisit.
Moi, je fais le boulot ingrat. Je monte la garde et personne ne me regarde. Peut-être justement à cause de toutes ces coutures ? Mais je suis fort, au moins. Vous voulez essayer un peu, pour voir ?
Ah ah, vous reculez? Vous avez peur ? Mais cher ami, ce sera bien pire devant l'empereur !

Il y a aussi sa louve aprivoisée. Enfin, elle, elle est un peu derrière. Oui oui, il l'aime beaucoup. On dit que c'est elle qui a nourri ses parents. Moi, je demande à voir. C'est vrai qu'elle est vieille, cette pauvre louve, mais tout de même !
Remarquez, je ne suis pas tout jeune, moi non plus.
Non, plus tout jeune.
Mais je ne peux pas prendre ma retraite ! D'ailleurs, je ne veux pas. C'est une chance que nous avons, dans cette Ville. On ne jette pas les vieux lions au placard. Non, on les garde, malgré leurs cicatrices et leurs coutures.


Photo prise en mars 2007, je vous laisse deviner où (allez, c'est facile !)

humeur : ça va. Un peu douce amère parfois, mais c'est assez habituel chez moi.
bande-son : Benabar, Allez
Par sel
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Mardi 20 octobre 2009
Voilà une autre photo de saison...

Automne à Paris (prise depuis ma fenêtre de l'époque,il y a deux ans.)
Pas besoin d'autre commentaire, je pense.


Si, que décidemment, les effets de lumière (surtout sous ciel orageux), j'aime ça.
Et que j'avais une vue sympa, quand même (enfin, il fallait se pencher pas mal)(et non, le bruit de la rue ne gênait pas du tout)
Par sel
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Mercredi 14 octobre 2009
Je tombée par hasard sur une interview dans laquelle la dame demandait à une autre dame de se prêter à l'exercice du questionnaire du Proust. Ce qui m'a rappelé que j'y avais déjà répondu (à une époque indécemment lointaine (mais c'est pas plus mal que ça)), c'était le 6 nov 2005. Ce qui m'a rappelé que tiens, ça m'amuserait de recommencer. Sans regarder mes anciennes réponses, évidemment, sinon, c'est pas drôle.

1. Ma vertu préférée : préférée, je sais pas, mais celle que j'admire le plus, c'est peut-être le courage (quand il n'est pas témérité, bien entendu). Bon, mais faire la vaisselle régulièrement est une vertu tout à fait acceptable, ceci dit.

2. Le principal trait de mon caractère : l'égocentrisme, c'est très net.. Et sinon, la fainéantise (c'est tout aussi net)

3. La qualité que je préfère chez les hommes  : ça, je pense que ça n'a pas changé depuis la dernière : le fait d'être digne de confiance. Je suis un petit être faible, que voulez-vous, alors j'ai besoin d'une épaule forte ( même si fragile à la fois, patati patati) pour me reposer, que voulez-vous. Mais réussir à me faire croire, même l'espace de quelques instants, que je suis une princesse, c'est fort, aussi.

4. La qualité que je préfère chez les femmes  : Qu'elle fasse un minimum attention au fait que nous aussi, des fois, on a des choses à raconter, et qu'il n'y ait pas besoin d'y aller au forcing pour cela (marrant, si on compare à ma réponse d'il y a euh..mince, 4 ans)

5. Mon principal défaut : j'ai déjà répondu, il me semble. On pourrait ajouter que je suis prompte à la râlerie, quand même, pour peu que j'ai un peu faim, ou que je sois un peu fatiguée.

6. Ma principale qualité : ma foi, je suis prompte aussi au sourire pourvu qu'il y ait un peu de soleil et qu'on sorte d'un bon repas. Dans mon principal trait de caractère, j'aurai dû mettre lunatique, tiens.

7. Ce que j'apprécie le plus chez mes amis : le fait de ne pas forcemment attendre en retour, pas immédiatement, du moins. Le fait qu'ils recherchent ma compagnie et n'attendent pas toujours que ce soit à moi de les contacter. Le fait qu'ils prennent part à mes soucis comme à mes joies (je suis égocentrique, je l'ai déjà dit).

8. Mon occupation préférée : lire, probablement. Mais regarder Fiancé se lever pour me faire le café, j'avoue ne pas détester non plus (sauf quand il est trop tôt du matin, comme c'est le cas à peu près tous les jours de la semaine).

9. Mon rêve de bonheur : ah, ça...Que les questions s'arrêtent enfin...Je crois savoir désormais qu'hélas, mon bonheur risque de passer par l'enfermement, au moins momentané, dans une bulle

10. Quel serait mon plus grand malheur ? La mort des proches, je pense.

11. A part moi -même qui voudrais-je être ? Sais pas, car je crois que qui que je sois, j'en serai insatisfaite. Même si j'étais dieu, je trouverai probablement moyen de ne pas être si bien que ça avec moi-même. Tenez, mon rêve de bonheur, finalement : être enfin en accord avec moi-même.

12. Le pays où j'aimerais vivre : Aucune idée. Mais il faudrait que ça soit francophone, ce qui restreint un peu le champ des possibles...Et je n'ai plus trop envie d'être loin de mes parents.

13. La couleur que je préfère : bleu, quand même et malgré tout.

14. La fleur que je préfère : boarf, un peu toutes. Les coquelicots, tiens. Les roses, les éternelles gentianes, et patati et patata. Les bougainvillier. Les rodhos.

15. L'oiseau que je préfère : j'y connais rien.Les petites mésanges ? Les frégates, au Mexique, étaient très belles, ceci dit

16. Mes auteurs favoris en prose : je refuse de répondre, trop compliqué. Mais en ce moment, je relis pour au moins la énième fois les Fortunes de France, de Merle, et c'est toujours aussi bien.

17. Mes poètes préférés : Prévert, Queneau, Du Bellay pour Heureux qui comme Ulysse, etc

18. Mes héros dans la fiction : ben du coup, Pierre de Siorac ;)

19. Mes héroïnes favorites dans la fiction. Boarf. Téti Chéri ? [edit : mince, j'ai encore oublié les Chihiro, Sheeta et autres ! Et Fio (de Porco Rosso) ! Alors que ce sont des héroïnes préférées toutes trouvées, quand même ! Il y a Sophie (du chateau Ambulant), aussi, à qui je ressemble pas mal, je crois...]

20. Mes compositeurs préférés : blabla Joe Hisaishi, blabla l'auteur des musiques du Roi et l'oiseau. Il y a des choses qui ne changent pas. (les Wises Guys aussi, dans un autre genre)

21. Mes peintres préférés : le Caravage, Vermeer

22. Mes héros dans la vie réelle : Mais Fiancé, enfin, quelle question !

23. Mes héroïnes préférées dans la vie réelle : la crétrice de Pandimon, peut-être bien. Je la connais mal, mais cette fille est (semble) admirable sur bien des points.

24. Mes héros dans l'histoire : Là, je sèche. Henri IV, allez, soyons fous.

25. Ce que je déteste le plus : tous ceux qui sont pas zentils avec moi.

26. Le personnage historique que je déteste le plus : la haine, c'est mal. Pis haïr quelqu'un de déjà mort, c'est vraiment se fatiguer pour rien.

27. Les faits historiques que je méprise le plus : pareil que ci-dessus. ils ont été, point.

28. Le fait militaire que j'estime le plus : la guerre, c'est mal aussi.

29. La réforme que j'estime le plus : peut-être bien la Séparation des Eglises et de l'Etat. Pis l'enseignement obligatoire, même pour les filles.

30. Le don de la nature que je voudrais avoir : la transplanation, sans aucun doute.

31. Comment j'aimerais mourir : dans mon sommeil.

32. L'état présent de mon esprit : pas envie de bosser :p

33. La faute qui m'inspire le plus d'indulgence : celle que j'aurai pu faire. Sinon, les fautes d'inatention, fautes de frappe, etc.

34. Ma devise : Entre bleu clair et bleu foncé ;)

Bande-son : I'm Osten, Niemann
Humeur : dans les préparatifs (dans 2 semaines, essayages de la roooobe !)

Par sel
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Vendredi 2 octobre 2009
Je n'aime guère l'automne. Je sais bien que c'est joli et tout, mais c'est plus fort que moi, je déprime à cette période. Je ne sais pas bien pourquoi, d'ailleurs. On ne peut pas encore parler du manque de lumière, car les jours ne sont pas encore vraiment courts. On ne peut pas parler du frois, puisqu'il fait chaud. D'accord, le temps joue un peu au yoyo, mais quand même ! En tous cas, je me sens bien plus vulnérable qu'en d'autres saisons aux crises d'angoisse ou de panique. Tant pis. Si ta main te fait trop souffrir, coupe-là ? Mouais, on va éviter, quand même. Du coup, il ne reste plus qu'à faire avec. Trop cool.
 Le problème, c'est que ça ne s'arrange pas en hiver.
Il ne reste plus, comme tous les ans, qu'à rêver au printemps. Qui reviendra, c'est promis.


Neuchatel, décembre 2007. J'avais déjà posté des photos de ce jour là.

Bande-son : bien évidemment, les feuilles mortes qui se ramassent à la pelle.
humeur : stressée. Comme d'hab', quoi.
Par sel
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Vendredi 25 septembre 2009
Est-il mort ou dort-il ?
Peut-être qu'il rêve ?

Il songe à la cage où il retournera ce soir. Ils ont beau jeu, ses compagnons africains, de se moquer de lui. C'est vrai que eux peuvent aller où leurs pas les mènent dans la savane. Mais d'eux tous, qui est le plus libre ? Est-ce lui, ou eux, esclaves des leurs envies et de la faim ? Lui n'a pas ces soucis. Chaque soir, il choisit librement de rentrer dans la cage.Bien sûr, qu'il pourrait se libérer ! A quoi songent-ils ? Que lui, lion, resterait contre son gré devant ce chateau, pour le protéger des éventuels agresseurs ? Non, il est le lion qui s'en va tout seul s'il le veut, comme tout félin qui se respecte.

Son camarade, à côté, lui, est nettement plus réveillé. C'est son tour de garde, après tout. C'est chacun son tour. demain, ce sera l'inverse. mais pour le moment, lui sommeille, il somnole. A quoi ça songe, un lion qui somnole ?
Et puis d'abord, pourquoi il est là, déjà ? Sur quoi est-il censé veiller, qu'est-il censé protéger ? Ce vieux chateau qui tombe en ruines ? Et de qui ? De quels ennemis ? Les touristes, il faut les laisser passer. Cest la consigne. Et la consigne, c'est la consigne ! Bien sûr, il choisit librement de la suivre. Il ne manquerait plus que cela !
Mais quand même, quel dommage ! Quel gâchis !
Il en mangerai bien un comme ça, en passant. Des touristes.
Ah non, c'est vrai. Les lions de pierre ne mangent pas, voyons ! il a tendance à trop s'identifier aux héros de ses romans. Ces grands lions, rois des animaux, qui dominent la savane entière. Ces animaux magnifiques qui attrapent seuls deux ou trois éléphants à la fois. Lui n'est que le vieux gardien du tout aussi vieux chateau. le vieux lion qui sommeille tout le temps. C'est ce que dit son compagnon, là, en face : "c'est tout le temps moi qui travaille ! toi, tu ne fais que dormir!" Peuh, il n'y comprends rien. Il veille, bien sûr, c'est son travail. Mais la consigne est formelle : surtout pas les enfants. ils passent leur temps à grimper sur son dos, pourtant. Il faut bien avouer que ce n'est pas si détestable que cela. ça chatouille un peu, c'est tout.

Pourquoi il fait ça ? Mais c'est un échange. Un échange de gracieux services. Les propriétaires du chateau le protègent contre les avaries du vent et de la pluie, et lui, il protège le donjon. Et s'il n'y a plus d'ennemis qui se pointent, c'est bien qu'il fait bien son travail ! Non mais ils imaginent quoi, les autres ? Qu'il se serait laissé mettre en cage s'il ne l'avait pas voulu ? Pff, ils disent cela parce qu'ils n'y connaissent rien !

Est-ce qu'il est mort ou est-ce qu'il rêve ? Dis, à quoi ça rêve, un lion qui dort ?



Lion dormant, chateau de Ballon, Sarthe, 20 septembre 2009
Par sel
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Jeudi 17 septembre 2009
Et hop, voilà la suite du top 100. Bon, ceux-là m'intéressent moins, mais bon, ça me donne des idées de notes à bon compte, ce top 100, donc je ne vais pas me priver non plus.
Toujours pas de Harry Potter, c'est d'une tristesse !

11. La gloire de mon père de Marcel Pagnol : lu, vu, et aimé. Le film, il est mignon, quand même, non ? (et j'avoue avoir plus de souvenirs du film que du livre). ce bouquin, c'est un peu un de mes souvenirs d'enfance (mais pas ce qu'il raconte, c'est ça qui est marrant)

12. Le journal d'Anne Frank d'Anne Frank  Pff, j'ai dû le lire genre au collège, mais je ne me souviens plus. Enfin, je connais l'idée générale, hein, mais je la connaitrais me^me sans avoir lu le livre, de toute façon.

13. La bicyclette bleue de Régine Deforges : pas lu. Pas plus envie que ça. Encore une réponse qui me conforte dans l'idée que je me fais de l'âge de la majorité des "Français" de ce questionnaire (sauf pour Tolkien, d'accord). Ceci dit, ce livre contient le mot "bleu" dans son titre, ce qui est un bon point pour lui.

 14. La nuit des temps de René Barjavel Pas lu, mais il y en a plein d'autres du même auteur que j'ai beaucoup aimé.

15. Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen Mc Cullough Richard Chamberlain... Pas lu

16. Dix petits nègres d'Agatha Christie. bah, je ne suis pas fan de romans policiers, mais bon, là, c'est différent. j'avais aimé, même si je n'en garde, une fois de plus, pas un grand souvenir (de toute façon, tant que j'ai pas relu un bouquin au moins deux fois, je ne m'en souviens pas (si si, en fait, c'est pratique, ça permet de réduire l'augmentation des livres dans ma bibliothèque)

17. Sans famille d'Hector Malot pas lu. bien sûr, il y a le dessin-animé, mais bon...J'avoue, là encore, je ne suis pas plus attirée que cela.

18. Les albums de Tintin de Hergé :  Lu, mais pas tous. je suis pas très "Tintin". Astérix, ça oui, ça, c'est de la grande BD !:p tintin, c'est trop sérieux et trop "carré" (oui, j'ai toujours été un peu rebutée par la forme des bulles dans Tintin et même la police de caractères...c'est comme ça...

19. Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell Non, j'ai juste vu le film et déjà, c'était pas une mince affaire, alors...ceci dit, si ça se trouve, j'aimerai bien

20. L'assommoir d'Emile Zola  pas lu. On a déjà parlé de Zola dans la note précédente, je ne vais pas en rajouter.

21. Jane Eyre de Charlotte Brontë  : Ah, enfin du vrai bon bouquin ! Pffiou, il a fallu du temps, pour y parvenir !

22. Dictionnaires Petit Robert, Larousse, etc. Euh..Il y a vraiment des gens pour lire ça de manière cursive ? Lu en partie, donc, mais je ne saurai le citer en livre préféré ! Pis je croyais qu'on parlait de romans ?

23. Au nom de tous les miens de Martin Gray : connais pas.

 24. Le comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas . lu, mais ce n'est pas mon préféré de Dumas (encore une fois, cf note précédente)

25. La cité de la joie de Dominique Lapierre  : pas lu

26. Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley : lu, mais ça fait partie des livres dont j'avais trop entendu parler avant de le lire, ce qui gâche un peu tout. du coup, je l'ai lu trop vite, je m'en souviens mal. tiens, une idée de livre à emprunter à la bibli, du coup.

27. La peste d'Albert Camus . ouaip. Beaucoup aimé. J'avais même trouvé des citations à recopier dans mon "carnet à citations", c'est dire. J'aurai aimé avoir le courage de lire le Mythe de Sisyphe, mais ce ne fut jamais le cas. un jour, peut-être...

28. Dune de Frank Herbert : lu les premiers tomes. Après, ça devient longuet. Mais les larmes des Fremen, "donner de l'eau aux morts", je trouve ça magnifique (et la description de ce peuple en général)

 29. L'herbe bleue Anonyme . non lu, mais ça aurait bien été mon genre, pourtant, à une époque. Maintenant, boarf.

Bon, d'un rapport très lointain : j'ai beaucoup aimé lire cet article. C'est rigolo, tout ça, non ? Bon, il est un peu ancien, mais il faut me laisser le temps de réaction. Pis si "fin août", c'est ancien, où va-t-on ? Bref, et "vive la langue française" (et lançons le débat, pendant qu'on y est : alors, pour ou contre la réforme de l'orthographe, dont nous parlait déjà Perret il y a au moins 20 ans ?)

Bande-son : Loreena MacKennit
humeur : gris et froid. Le (seul ?) point positif, c'est que ça me permet de reboire du thé, et ça, c'est cool.

Par sel
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Dimanche 6 septembre 2009
Bon, il y a un questionnaire qui me titille depuis quelques semaines qu'il se balade sur la blogosphère. il s'agit de montrer un certain nombre de photos bleues. Vous vous doutez bien que je ne pouvais laisser passer cela sans rien dire.
Moi, des photos bleues, de mémoire, j'en ai pas trop (à part le ciel), et pis, je trouve pas ça si intéressant (à faire, parce que à regarder, à mon avis, photos ou mots, ce sera kif kif, hein...). J'ai plutôt envie de parler de bleu. je sais, c'est pas logique, une couleur, c'est fait pour être vue, mais c'est probablement précisemment pour ça que j'en ai envie.

Voici donc pour moi six  "photos" bleues :
-Alors d'abord, pour moi, le bleu, c'est des souvenirs de collège. Ma meilleure copine de l'époque était fana de bleu, parce qu'elle était fana d'un type (un prof, mais bon, on avait 14 ans, hein) qui avait les yeux bleus. (et une voiture bleue, mais bon, à 14 ans, on a le droit à tout, même à être vénale). Non, nous ne sommes jamais rentrées dans la voiture. en fait, nous n'avons jamais fréquenté le prof en question en dehors des cours.  Mais il avait les yeux bleus. Le prof a été oublié, mais le goût du bleu est resté, et ne nous a plus lâché.

-Ensuite, le bleu, ben tout bêtement, c'est le bleu du ciel, hein. Je respire bien mieux sous un ciel dégagé que sous un ciel nuageux. Et tant pis si en été, cela signifie des températures trop élevées. Je suporte relativement bien la chaleur, donc, c'est pas grave.

-Il y a le bleu des gentianes, ces fleurs de montagnes si jolies. Trouver la petite gentiane bleue , c'était la récompense après la longue balade de montagne. Et puis, elle m'avait permie de crâner devant les profs, lors d'une sortie de classe en Irlande, car nous avions trouvé cette fleur, et j'avais été la seule à pouvoir lui donner un nom. Qu'est-ce que j'avais été fière !:p
(celle-ci, de fleur, est aussi une gentiane, même si ce n'est pas exactement celle dont de parle précédemment. Elle est quand même d'un bleu rien chouette, non ? Je trouve que l'harmonie avec le jaune et le vert ets quasi parfaite. Monet aurait aimé, je pense)


Pis, tenez, ça me fait penser aux Fleurs Bleues, de Queneau. Si j'oublie de le mettre dans mon top 10 de mes livres préférés, rappelez-le moi, parce que j'avais beaucoup aimé. "...loin loin, ici, la boue est faite de nos fleurs...bleues"

-Pis en cherchant dans mes photos, tout compte fait, je vous ai quand même trouvé une belle illustration de "carré bleu du fond bleu", et je ne vois pas pourquoi je me priverai de vous la montrer.


(Bon, d'accord, j'aurai peut-être dû la recadrer un peu par le bas. Tant pis). La photo a été prise à Mazatlàn, Mexique, en hiver dernier.

-Le bleu, c'est aussi le bleu saphir, qui est quand même un des plus beau bleus au monde (ça tombe bien)

-Enfin, le bleu, c'est aussi un jeu. En effet, dans un jeu que je faisais, il y avait trois groupes, les verts, censés être rusés et retors (un peu comme des Serpentards, pour ceux qui connaissent), les rouges, qui étaient les courageux et un peu bisounours au besoin, et enfin, les bleus, timides et travailleurs (et endormis et peureux, vous en diront d'autres). Inutile de vous faire un dessin : j'étais chez les bleus (pour une fois, le hasard avait bien fait les choses)

ça fait six, et je vous passe le couplet que le bleu, c'est aussi la couleur des yeux de mon amoureux. Mais c'est vrai, pourtant.

Ah, et je passe le bousin à qui en voudra, mais en particulier à Maevina et LePlume (gniark gniark. Mais tu as le droit de faire ça en six entrées, hein. Six photos bleues, ne me dis pas que tu n'as pas ça en stock !)

humeur : c'est le we, et le ciel est bleu, justement. Un temps idéal pour aller s'enfermer dans un musée (pas ma faute si c'est le dimanche que l'entrée est gratuite, et non le samedi)

EDIT : Oh my..., j'ai oublié de vous donner THE référence bibliographique sur la question. C'est un petit livre (du moins, si vous le prenez en édition de poche, ce qui peut être dommage, parce que pour un livre comme ça, les illustrations sont vraiment importantes), très facile à lire et très intéressant : Bleu, histoire d'une couleur, de Michel Pastoureaux. Il a sorti récemment aussi une histoire du Noir qui est tout aussi passionante.
Par sel
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Jeudi 3 septembre 2009
Or donc, si j'ai bien compris, c'est aujourd'hui la rentrée.

La rentrée des classes, des écoles, des enfants et des ados. La fin des vacances. Des grandes vacances, les seules vraies, de celles qui durent deux mois, ou autrement dit, une éternité.

Marrant comme je retrouve assez peu de souvenirs précis de mes rentrées. Du moins, de celles de primaire et de lycée.Au milieu, il y a le collège, et bizarement, deux rentrées sur 4 m'ont marquées ces années là.
En 5e, arrivée dans un nouveau collège. Seule et perdue au milieu de tous, je me rendit compte que -ô miracle- le mot "poubelle" (ou autre du même accabit) ne devait pas être écrit sur mon front, puisque des gens, des vrais gens du nouveaux collège, venaient me parler et me dire bonjour. Wouaaah.

Mon autre souvenir date de l'année suivante. Ce jour-là, pour une des premières fois de ma vie, j'eus...une heure de retard. Une heure ! C'est énorme, pour un jour de rentrée ! Et puis alors, qu'elle panique, en m'approchant du collège, de ne voir personne (puisque tout le monde était déjà entré en classe). Quelle panique pour retrouver la classe à laquelle j'avais été attribuée ! Moi qui n'aimais pas me faire remarquer, c'était gagné...Enfin, j'en fut quitte pour être responsable du "cahier de textes " de la classe pour le début de l'année (je ne sais plus combien de temps, peut-être pas plus d'une semaine)
Mais quelle joie en découvrant que j'étais dans la classe de celle qui était devenue entre temps "ma meilleure copine" !
Et pourquoi une heure de retard ? Oh non, pas une panne de réveil ! Cela ne me ressemble pas, ni à ma mère, puisque c'était elle qui venait me réveiller à l'époque. D'ailleurs, à mon avis, je ne dormais pas, et probablement, j'avais été prête bien avant l'heure. Enfin, prête à l'heure réelle de la rentrée, mais bien avant l'heure que je croyais être celle de la rentrée. Bref.

Plus généralement, et tout aussi banalement, la rentrée, c'est bien sûr les feuilles mortes qui (commencent à ) se ramassent (-er) à la pelle, les marrons, les tâches d'encre (ben oui, même avec es stylos plume on peut faire des tâches d'encre, même si, bien entendu, c'est bien moins fréquent qu'avec un porte-plume), les cahiers et classeurs neufs, et tout le tralala.
La rentrée, c'est le stress, aussi. Les grandes vacances me semblaient parfois un peu longues, mais au moment de la rentrée, elles semblaient soudain très (trop) courtes.
Je ne parle pas ici des rentrées universitaires, et de celles de la prépa, qui sont un peu différentes, ne serait-ce que parce que j'étais plus grande, et mieux armée, pour els affronter. n'empêche, le stress était toujourslà. Pour la prépa, j'avais peur du fameux "bizoutage" (en fait, c'était rien, on a juste traversé la bibliothèque voisine en chantant en latin :p), de si les prépas étaient aussi bizarres qu'on le dit (c'était vrai, mais pas forcemment méchants:p), et, évidemment, de si "je tiendrais le coup" (ce fut le cas, 2 ans, même). Et pour une des années de fac, ben, c'était le départ pour rome, donc, ça ne compte pas. Pour les deux autres, dans les deux cas, je savais que j'allais retrouver des connaissances, donc ça allait à peu près.

La rentrée, j'en suis débarassée, et je n'en suis pas mécontente (sauf que ça veut dire plus jamais de grandes vacances, et ça, c'est moins cool. d'auant que maintenant, il est certain que je saurais bien mieux les occuper ! :D).

Plus qu'à me débarasser de l'automne et de sa mélancolie, et ce sera bon.
Quelque chose me dit que c'est pas gagné...

(en fait, c'est pas vrai, j'apprends à aimer l'automne, peu à peu. Mais pour le moral, rien ne vaut un bon vieux printemps, quand même)
Couleurs d'automne à la Chaux-de-Fonds (Suisse), octobre 2008
(oui, je sais, la rentrée dont je parle est en septembre, mais bon, après tout, la rentrée universitaire est en octobre, donc, ça marche)
Par sel
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