Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /2008 23:09

Zen, Sel, reste zen...Overblog vient de te perdre une note, mais c'est de ta faute, comme bien tu sais. Tu es censée tout rédiger sous traitement de texte avant de la poster. Bien fait pour toi et na.

Bref, je vais essayer de retrouver grosso modo ce que je disais.
Déjà, je vous mettais une traduction de chanson italienne, parce que ça faisait une petite éternité que je l'avais pas fait. J'ai un peu perdu l'habitude d'en écouter, ces derniers temps, alors qu'il y en a des biens. Celle-ci est chantée par Neffa et s'appelle Passione. On peut l'écouter ici (ne vous occupez pas des images, je trouve en tous cas que le clip n'ajoute strictement rien )

Et couplet habituel : j'ai fait ce que j'ai pu, et je n'ai essayé que de rendre le sens. D'ailleurs, vous le verrez, je n'ai traduit que le refrain en les premières strophes, parce que le reste est moins clair ou en tous cas me "parle" moins, alors zut et tac)

Dammi passione
anche se il mondo non ci vuole bene,
anche se siamo stretti da catene
e carne da crocifissione


Presto noi sogneremo
distesi al sole di mille primavere
senza il ricordo di questa prigione,
di un tempo lontano ormai.


Abbracciami e non lasciarmi qui
lontano da te
abbracciami e fammi illudere
che importa se questo è il momento in cui tutto comincia e finisce
giuriamo per sempre però
siamo in un soffio di vento che già se ne va


C’erano le parole
c’erano stelle che ho smesso di contare
perso nei giorni senza una ragione,
nei viaggi senza ritornare.


Ora tu non spiegare
tanto lo sento
dove vuoi il dolore

quando la notte griderà il mio nome
nessuno ricorderà


Abbracciami e non lasciarmi qui
lontano da te
abbracciami e fammi illudere
che importa se questo è il momento in cui tutto comincia e finisce
giuriamo per sempre però
siamo in un soffio di vento che già se ne va..
Siamo in un soffio di vento che già se ne va

 

[traduction début]

Donne moi la passion

Même si le monde ne nous aime pas beaucoup

Même si nous sommes enserrés de chaînes

Et chair à crucifier


Bientôt, nous rêverons

Etendus au soleil de mille printemps

Sans le souvenir de cette prison

D’un temps désormais lointain


Prends-moi dans tes bras, ne me laisse pas là

Loin de toi

Prends-moi dans tes bras et fais moi croire

Que c’est important si cet instant est celui ou tout commence et finit

On jure pour toujours, pourtant

Nous sommes dans un souffle de vent qui déjà s’enfuit.
[traduction fin]

Ce que j'aime dans cette chanson, et en particulier dans le refrain (troisième paragraphe ici), c'est une idée qu'exprime mieux que moi, je trouve Ardalia (dans cette note) :
"cette étreinte là, qui donne ce sentiment fallacieux et irremplaçable que l’on est protégé du monde, que l’on est aimé tout entier, comme un grand papoose déguisé en adulte, ce geste qui rend tout chocolat quand le vide est immense. Fallacieux et alors ?"

Voilà. J'aime le petit "paradoxe" entre l'étreinte rassurante et dans un sens presque nécessaire, qui permet de faire semblant, l'espace de quelques minutes, de redevenir, voire parfois, simplement de devenir, un enfant, et son coté éphémère et aussi illusoire, car elle est loin de protéger de tout. "Sentiment fallacieux et indispensable".
Mais au moins, elle peut vraiment protéger contre certaines angoisses, et c'est déjà ça.
Comme le dit la chanson au début, dans ce monde pas toujours glop, qui nous enchaine et nous enferme à un certain nombre de choses, bah, cela peut faire, meme l'espace d'un instant (voire plusieurs, soyons fous), du bien. Nous faire croire, voire nous faire penser que si, il y a du bel et bon en ce bas-monde.

Mais surtout, un abbraccio, c'est avant tout agréable. Juste et simplement agréable.
Et tant pis pour le reste.

Par sel - Publié dans : Rome et Italie
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