Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /Avr /2008 18:41
Je pense qu'on est tous comme ça, il y a des expressions du langage courant (ou non) que nous n'aimons pas, qui nous hérissent le poil.

Je me souviens, déjà petite. Situation : un gâteau. Au chocolat. Bon (évidemment. A moins de le faire cramer, je vois pas trop comment un gateau au chocolat pourrait être mauvais).
Et les gamines qui le mangent :"oooh, c'est trop trop bon."
Trop bon ? Comment quelque chose peut-il être trop bon ? C'est un truc de calvinistes, ça (bon, les cathos ne sont pas forcemment mieux) avec leur "tout est autorisé pourvu que ça ne fasse pas plaisir". Là, oui, ça peut être trop bon. Mais ce n'était pas vraiment le contexte.
Que ce soit très très bon, oui. Mais trop (pour des gens normalement constitués, donc (roh, meuh non, faut pas le orendre mal, gens de la religion qui passez par ici) )?

Il y a mieux. Grâce aux dérives de dérives de langages. Car, devant un chaton, par exemple, les cris suraigus passent de "Oooh, il est très mignon" à "trop mignon", donc.
Puis à "Trop 'gnon".
Autrement dit à mes oreilles : "trognon".
On se retrouve donc devant un chaton "trognon". Et encore, moi, là, je visualise un trognon de pomme, ce qui, déjà, n'est pas du plus esthétique. mais un trognon de chaton ? Non, là, je préfère pas trop visualiser...(même si on doit pouvoir faire des choses amusantes avec photoshop sur ce thème)

Autre expression à la mode : "ah, ce ma-gni-fi-que sac inséreziciunemarqueconnue, je n'ai pas pu résister, même s'il coute un bras". Ou, variante "il coûte un rein". D'ailleurs, je crois que quand ça coûte un rein, ça veut dire que c'est encore plus cher.
Je veux dire, je sais bien, cette expression, elle est exagérée, ironique, genre, je suis consciente que ce sac était beaucoup trop cher, que c'en était indécent. Et que tu l'as acheté quand même, donc.
Moi, je veux bien, mais à force de la lire à longueur de notes, je trouve que l'ironie retombe un peu, et qu'à fotrce, tu te demandes combien de bras ils ont, les gens, pour pouvoir en perdre autant en une vie ? Désolée, même ton sac à XXXXXXXX euros, il vaut pas un bras. Pas le mien, du moins, merci. je répète que je sais, c'est nul de dire ça, les gens qui utilisent l'expression le savent et que j'ai aps d'humour. oui mais non.

EDIT : on me signale à l'oreillette que j'ai oublié une expression : le fameux "ça coute la peau du cul". Enfin, "des fesses", parce que nous ne sommes pas vulgaires, ici, enfin. Oui, bah, je ne l'ai pas mise parce que, bizarrement, celle-ci ne me choque pas. Peut-être parce que je l'entends depuis petite, et que, petite comme j'étais, je ne l'imageais pas (surtout étant donné que ma mère le prononçais, et que ma mère ne dirait pas quelque chose de sale, enfin voyons). Par la suite, j'ai probablement continué à l'utiliser sans me poser de questions.


Et pour finir, la mieux : "mmh, ce macaron rose-pain d'épice, c'est une véritable tuerie". Oui, il faut savoir que si les petites filles mangent des gâteaux au chocolat (et à la vanille, parce que le citron, c'est pour les garçon, en Aragon et en Castille, du moins), 20 ans plus tard, elles se nourissent de macarons. Ce que je peux comprendre, c'est pas dégueu du tout, les macarons. Une tuerie.
Là, je dois dire, c'est plus épidermique qu'autre chose, si je n'aime pas l'expression. peut-être parce que c'est bon, il y a assez de tueries comme ça dans le monde, pas la peine d'en ajouter chaque fois qu'on mange un macaron ? Ou alors, c'est parce que si elles en mangent un, elles sont obligées de faire un massacre avec ceux qui restent? (elles les jettent par terre et les piétinent par terre tellement cest mauvais et...Ah non, pardon, j'ai dû mal interpréter). Ou bien, c'est une subtile référence à la petite mort et à l'orgasme gustatif qu'elles ne manquent pas de ressentir à chaque bouchée du précieux biscuit ?

Non, moi, je reste très classique. je préfère le bon vieux "pinaise, c'est carrement vachement trop bon, ce gâteau !" (oui, même pour les gateaux ronds.Même s'il y a pas de lait dedans, ni de viande boeuf, d'ailleurs.). D'ailleurs, le macaron, c'est peut-être bon, mais rien ne vaut encore un bon gâteau au chocolat, comme celui de ce midi.
En même temps, je n'ai pas encore trente ans (mais j'en approche, c'est terrible)

Humeur : semaine longue et difficile qui vient de se passer. Elle est finie. Pourvu que ce ne soit pas vrai uniquement dans le calendrier. Au moins, il fait beau, j'ai même pu manger dehors ce midi, même que le soleil chauffait et tout, on se serait cru en Italie, dites.
bande-son : JJG, Famille
Par sel - Publié dans : Ici ou là, ça reste moi
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