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Entre bleu clair et bleu foncé

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4 décembre 2006 1 04 /12 /décembre /2006 09:25

Finalement, je le sais bien, c'est plutôt une bonne chose, que je parte.
Déjà, c'est pas comme si j'allais dans un pays sombre et inconnu, à mille miles de toutes terres habitées. Ni pour des siècles des siècles (amen). Partir six mois en Italie, un pays magnifique, on fait pire, comme sort, quand même.


Et après tout, comme beaucoup de gens qui ont voyagé, je sais bien qu'ici ou ailleurs, quelle importance? bien sûr, c'est techniquement plus facile pour moi en France, à cause de la culture, à cause de la langue et tout ça. mais sinon?
Là où on est bien, c'est là où on a sa place. Et c'est quoi, avoir sa place?
Ne serait-ce pas que justement, quand on la quitte, la place, il reste une trace, un petit vide, un peu comme quand on se lève d'un fauteuil confortable, au moins le temps de quelques jours, quelques semaines?
Et pourtant, cela est bien égoïste...En quelque sorte, ce dont je me plains là, c'est que je sais bien que je ne vais pas manquer (à part à mes parents, mais cela ne compte pas : mes parents m'aiment, mais ils m'aiment d'avance, ils m'aiment parce que je suis leur fille, j'aurai pu être n'importe comment, plus belle ou plus laide, réussir mieux ou moins bien, peste ou pas peste, ils m'auraient aimé quand même)
Or, qui suis-je pour vouloir manquer à qui que ce soit? déjà, j'ai des raisons de penser que l'on peut passer de pas trop mauvais moments moments en ma compagnie, voire de bons moments, ou alors, il y a quelque chose qui m'échappe. Alors pourquoi toujours vouloir autre chose?

Enfin si, je le sais pourquoi vouloir autre chose, même si ce n'est pas une raison très intelligente, ou plutôt, raisonnée ni raisonnable.
Pour avoir , justement, l'impression (au moins l'impression) d'avoir sa place. D'avoir existé autrement que techniquement, d'avoir existé pour quelqu'un. A m'entendre, on pourraît croire que je vais mourir demain, et que je m'inquiète déjà d'une sorte de bilan, vu que je parle au passé. Non, je ne vais pas mourir demain (enfin, disons que ce n'est pas dans mes projets). ou alors, juste un peu, comme dans l'expression bien connue et un peu galvaudée, mais que j'aime quand même (partir, c'est mourir un peu).

Remarquez, en voilà un, des avantages à être "loin" (notion toute relative, évidemment, je le sais : loin de quoi, d'abord?): pour vous couper du "monde", il suffit de fermer msn et téléphone pour quelque temps, personne ne s'en apercevra, parce que couper msn, ça peut aussi bien dire que tout va bien que tout va mal. Vous serez alors libres de vous enfoncer dans la déprime en paix. A vous les cauchemars et les angoisses, à vous la possibilité de vous petitsuicider mentalement autant de fois que vous le voudrez. Vous pourrez à loisir vous détester de vous mettre dans cet état sans que personne ne vienne vous faire la leçon ou la morale. Grand train de vie, quoi!

Ah Ah non, mince, c'est pas ça, le discours prévu. Le discours prévu, c'est "c'est cool, de partir, ça permet de s'ouvrir, de rencontrer des nouvelles personnes, de nouvelles habitudes, de se sortir, justement, des routines qui s'installenet toujours trop vite, surtout quand elles sont confortables", tout ça, quoi. Il suffit d'être un peu courageux, de sortir de soi, et hop, ça va tout seul, la vie est belle.

Donc voilà, de cette note, ne retenir que le dernier paragraphe. Je suis contente de partir. Youpi tralal boum.
D'ailleurs, je n'aurais certainement pas été plus heureuse en restant.  Comme je le disais au début : ici ou ailleurs, quelle importance?

humeur of the instant : triste. C'est de ma faute, je l'ai cherché, mais triste quand même.
Aucun rapport, mais si l'un de vous connaît des gens à Rome prêts à louer un coin de chambre, je suis preneuse.

Bande-son : loituma, en boucle

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commentaires

sweetthing 07/12/2006 23:14

Je m'oppose en faux, tu vas manquer à du monde, et tu as le droit de na partir qu'à une seule condition, que tu aies une connection au net.

sel 06/12/2006 09:11

Héroïne : euh..un post avec moi en exemple? Euh..;Si tu veux, ben non, je ne t'en voudrais pas, au contraire (enfin, ça dépend exemple de quoi, je suppose:p)
Tarmine : Bah, à moi aussi, ça me fait plaisir de partager tout cela avec vous! c'est même un des objets de ce grougnoufs (appelé autrefois "Sans objets", tiens, d'ailleurs, j'avais oublié)Pour ce qui est du changement de boulot, crois-moi, j'y ai pensé et j'y pense...(comme quoi, des fois, je pense, quand même)

tarmine 05/12/2006 23:25

et puis tu nous feras des beaux textes, et des photos, et des recettes à l'italiennes, et des géniales trouvailles
quoi, je ne pense qu'a moi?
ou sinon, tu changes de boulot, il y a surement un tas de boites qui te tendent les bras! (quoi, pas de bras, pas de chocolat? ) bon, je vais dodo, alors, bisous!

Héroïne 05/12/2006 21:02

juste te dir qu'incecament sous peu tu sera l'exemple dun poste chez moi ne men veux ps hein !!!!!! bise

sel 05/12/2006 19:42

(arf, ça a coupé le début de mon commentaire, mais bien sûr, la première réponse, c'est à Scrontch, hein!)